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Appel à participation : "Égalité : carte blanche aux filles et garçons de l'agglo !"

La deuxième édition de la Quinzaine régionale de l'égalité femmes-hommes aura lieu du 8 au 20 octobre. Ce sera l'occasion de découvrir la richesse des initiatives et des engagements locaux en faveur de l'égalité dans tout Rhône-Alpes.
Le réseau d'agglomération sur l'égalité des sexes (avec la Métro et plusieurs Villes de l'agglomération) se saisit de cette Quinzaine pour organiser une soirée « Égalité : carte blanche aux jeunes de l'agglo », prévue le vendredi 12 octobre en soirée.
Dès maintenant, tous les jeunes qui le souhaitent peuvent s'impliquer et faire connaître leurs projets, leurs envies, leurs idées en faveur de l'égalité des sexes. Entre 16 et 25 ans, seul-es ou en groupe, accompagné-es ou non, les jeunes peuvent proposer des vidéos, de la poésie, du slam, des chansons, des saynètes de théâtre, des bandes dessinées, des expositions, ou toute autre projet de leur choix.
Place à la créativité, à l'originalité et à l'humour pour parler mixité, égalité ou respect entre les filles et les garçons. L'autonomie et l'implication des jeunes seront encouragées. A chacun-e de trouver comment alimenter le débat, amener de nouvelles idées pour faire avancer ensemble l'égalité entre les filles et les garçons.
Téléchargez l'appel à participation, à renvoyer jusqu'au 18 juin :



Les entreprises et les collectivités se penchent sur l'égalité professionnelle

Depuis le 1er janvier 2012, les entreprises de 50 salarié-es et plus doivent conclure un accord collectif ou élaborer un plan d'action sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Faute de quoi, elles s'exposent à des sanctions financières.
La loi pose le cadre. Mais elle ne dit pas comment développer la mixité des emplois et arriver concrètement à diminuer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes.
C'est aux entreprises et à leurs partenaires sociaux de définir comment répondre à cet enjeu. Cela suppose par exemple d'innover pour amener de la mixité dans les équipes à tous les niveaux, y compris sur les postes à responsabilité, ou encore d'adopter des mesures pour concilier les temps professionnels et personnels, etc.

Cette question de l'égalité professionnelle se pose également aux collectivités en tant qu'employeurs. La loi du 12 mars 2012 relative à l'emploi dans la Fonction publique comporte un volet pour l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Elle prévoit notamment un quota de 40% de nomination de femmes aux emplois d'encadrement supérieur d'ici à 2018.
Les collectivités peuvent ainsi se saisir de cette question d'actualité pour favoriser les échanges avec les entreprises et créer un dynamisme local autour de ces enjeux.
Comment s'approprier ces lois et en faire une force ? Comment trouver des ressources et des appuis locaux dans cette démarche ? C'est en réponse à ces questions qu’Échirolles a organisé un atelier sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes le 22 mars dernier.
Découvrez les podcasts réalisés en amont de cet atelier avec la Société dauphinoise pour l'habitat (SDH) et Altran Rhône-Alpes.

Cet atelier a réuni quelques grandes enseignes échirolloises telles que Carrefour, la SDH, le cinéma Pathé Échirolles ou encore APF Industrie. Elles ont pu échanger sur des exemples d'actions concrètes qu'elles mettent en œuvre pour féminiser certains métiers traditionnellement masculins (conducteurs de mini-bus ou gardiens d'immeubles par exemple), et pour recruter des hommes à des postes d'agent-es de caisse ou dans des métiers administratifs notamment.
L'accès des femmes à des postes à responsabilité fait l'objet d'expérimentations. Cela peut passer par l'instauration volontaire de quotas de femmes dans les postes d'encadrement (dans la limite des opportunités d'embauche qui ne sont pas les mêmes pour toutes les entreprises en fonction de la situation économique du secteur d'activité, du turn-over etc.). Afin de rééquilibrer la représentation des femmes dans ces postes, certaines entreprises ont mis en œuvre des stratégies qui leur permettent de cibler des « hauts potentiels », et leur proposent un parcours de formation dédié pour accélérer leur progression professionnelle.
Par ailleurs, d'autres questions se posent sur l'articulation des temps professionnels et personnels, pour les hommes comme pour les femmes, mais les pistes d'action ne sont pas toujours abouties.
Quant à l'égalité salariale, le fait de décider d'une enveloppe budgétaire pour résorber les écarts de salaires peut constituer une mesure efficace. Certains écarts de rémunération sont liés au fait que les femmes sont moins présentes dans les postes à responsabilité et sont orientées vers des filières moins bien rémunérées. Il reste toutefois une part des écarts inexplicable (entre 5% et 10%), sinon par des pratiques de discrimination. Il est parfois difficile de faire la part des choses entre ce qui relève de l'intériorisation de stéréotypes (à l'embauche par exemple ou lors des évaluations annuelles : « cette femme va plus difficilement atteindre ses objectifs si elle a un enfant ») et ce qui relève réellement des performances professionnelles de la personne. Plus les procédures de recrutement, d'évaluation et de progression de carrières sont formalisées, plus on s'éloigne des risques liés aux discriminations.
Globalement, les entreprises échirolloises interrogées sont demandeuses de plus d'échanges sur ces questions, y compris avec des organismes spécialisés sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
C'est aussi à l'échelle de l'agglomération que ces enjeux peuvent être abordés de façon pertinente, d'autant que quelques grosses entreprises locales travaillent sur l'égalité professionnelle depuis de nombreuses années.
En matière de ressources, huit fiches de bonnes pratiques ont été publiées en mars sur l'articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle, la classification, les conditions de travail, l'embauche, la promotion professionnelle, la qualification et la rémunération (ministère des solidarités et de la cohésion sociale et ministère du travail).

Le site de l'ORSE comporte également de nombreuses fiches pratiques mises à jour récemment sur tous les aspects de l'égalité professionnelle : à découvrir !



L'émancipation des femmes, au menu du "Café de la paix et de l'égalité"

Vous avez l'impression de boire la tasse dans l'océan d'idées reçues qui déferlent sur l'émancipation des femmes dans le monde ?
Sortez la tête de l'eau, venez partager un café ou un thé, et échanger autour d'extraits de films de Cécile Denjean Le voile et l'interdit sur les femmes au Yémen, et Baby blues, baby dolls sur les femmes au Japon.
Discussions, débats, éléments de contextes viendront ponctuer ce temps convivial. Parmi les questions abordées : l'actualité du féminisme islamique dans les révolutions arabes, le modèle familial traditionnel japonais persistant (qui amène encore aujourd'hui 70% des femmes à renoncer à leur carrière pour élever leurs enfants), les systèmes patriarcaux au Yémen et au Japon, mais aussi les parallèles que nous pouvons faire avec la situation et l'actualité en France.
Venez goûter au Café de la paix et de l'égalité : « De l'extrême du Yémen à l'extrême du Japon, en passant par la France »  le jeudi 24 mai à 18h, à la Maison des associations d'Echirolles (Place de la libération).
Café proposé par l'Ecole de la Paix et la Maison pour l'égalité femmes-hommes. Téléchargez l'affiche et le plan d'accès :



Parentalité : quelle place pour les pères ?

Pourquoi entend-on parler aujourd’hui de « nouveaux pères » ?
Le modèle traditionnel du « bon père », seul en charge de l'autorité familiale, est fortement remis en cause. L'autorité parentale est de plus en plus partagée, notamment depuis la disparition de la notion de "chef de famille" au regard de la loi (en 1970).  Les rôles des hommes dans les familles évoluent, et de nouvelles formes de paternité émergent.

Cependant, les représentations sociales ont la vie dure : les femmes sont encore souvent vues comme ayant le rôle principal dans la parentalité, notamment dans sa dimension affective, réduisant le père à un rôle d'autorité.

La place des pères a largement évolué selon les époques, ce que nous confirme un rapide coup d'oeil historique. Le modèle romain du pater familias ayant tous les droits sur son enfant, y compris de le vendre ou de le tuer, a laissé place au père « moral », influencé par le christianisme. La filiation biologique a alors fait son entrée dans le droit. Puis au Moyen-Age, on s'est acheminé vers le modèle du "père-roi dans son foyer", cumulant les fonctions de géniteur, nourricier, éducateur et garant des traditions. L'analogie du père et de ses enfants avec Dieu et l’Église, le roi et ses sujets ou encore le pasteur et ses moutons s'est cristallisée, en faveur d'une société hiérarchisée fondée sur l'autorité paternelle.
Puis la notion de devoir du père envers ses enfants est apparue, avec une possibilité de remise en question du père s'il manquait à ses fonctions. Le 18ème siècle a marqué l'apogée de la paternité, jusqu'à la Révolution où le « père de la nation », Louis XVI, a été décapité. Après la Révolution, et ce, malgré la tentative de Napoléon de rendre l'autorité au père, les enfants sont devenus les enfants de la République avant d'appartenir à leurs parents. Le paternalisme d’État a pris le pas sur le patriarcat familial, au moins en partie.
Le modèle du père traditionnel s'est ensuite démantelé au cours du vingtième siècle, notamment pendant les guerres mondiales, lorsque les hommes ont été mobilisés par millions et que les femmes se sont organisées sans eux. (source : Histoire des Pères et de la paternité de Jean Delumeau & Daniel Roche).
Les évolutions récentes posent donc la question des places que peuvent prendre les « nouveaux » pères du 21ème siècle. Quels modèles de parentalité peuvent-ils inventer ?

Localement, des réflexions et expérimentations se développent du côté des professionnel-les de la petite enfance. Un groupe de travail sur le genre s'est notamment saisi de la question de la place des pères dans les équipements petite enfance des quartiers de la Villeneuve – Village Olympique de Grenoble. Des sessions de formation-action se tiennent régulièrement, afin de réfléchir aux leviers pour donner plus de place aux hommes dans les activités familiales organisées par ces structures.
Ces professionnel-es font face à un constat : on peut voir les pères s'occuper de leurs enfants, y compris hors de la maison (dans la rue, etc.). Pourtant, ils ne fréquentent pas ou très peu les équipements publics liés à la petite enfance. Comment en comprendre les causes ? Cela suppose de passer au crible les pratiques et le fonctionnement des structures, par le biais de temps d'échange et de discussion, de jeux de rôles, de mises en situations... Les professionnel-les peuvent ainsi identifier des actions et expérimenter des mesures simples mais efficaces, comme le fait de proposer d'autres horaires ou jours de semaine pour les sorties parents-enfants. Une autre piste d'action expérimentée consiste à organiser des sorties spécifiques "pères-enfants" (avec une accroche telle qu'un match de foot par exemple), dans le but de créer des moments familiaux où les pères s'impliquent pleinement.
Pour autant, proposer des activités spécifiques pour les pères ne fait pas toujours consensus au sein de ce groupe de professionnel-les. Certains préférent privilégier la mixité, d'autres craignent que les moyens d'accroche imaginés pour attirer les pères soient trop stéréotypés (foot, etc.).
La réflexion se poursuit et s'ouvre aux idées et initiatives nouvelles, telles que celle d'un père qui a proposé de mettre en place un atelier de réparation de vélos dans le quartier, afin de pouvoir organiser ensuite des sorties de vélo en famille.

Dans le monde du travail, on connaît les contraintes qui pèsent sur les femmes (plafond de verre, difficulté à gérer la double journée de travail, etc.). Les hommes quant à eux tendent à subir aussi de fortes pressions au travail lorsqu'ils essaient de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale. C'est l'une des raisons qui les amène à moins dégager de temps pour s'occuper de leurs enfants. Cela s'explique en partie par la culture du présentéisme, et par la persistance des représentations stéréotypées dans la société et dans le monde du travail concernant le partage des tâches entre femmes et hommes.

Un guide sur la promotion de la parentalité auprès des salariés masculins est disponible sur le site de l'ORSE. Il met en avant des leviers possibles pour les pouvoirs publics et les acteurs économiques et sociaux, afin de permettre aux hommes d'investir pleinement leurs rôles de père sans pour autant en payer le prix fort dans leur vie professionnelle. Promouvoir la parentalité des hommes est une force pour aller vers une société plus harmonieuse, respectant les hommes comme les femmes.



Poisson d'Avril Poisson d'Avril ?

On aurait pu croire à une mauvaise farce, c'est pourtant bien la vérité... Le quotidien Libération a révélé fin mars une affaire de sexisme 'ordinaire' en milieu professionnel. 

C'est l'histoire d'une inspectrice régionale d'académie, qui informe les enseignants masculins de la disponibilité d'un poste en classe préparatoire à Limoges. Et c'est l'histoire de leurs collègues femmes qui se sont vues refuser ce droit à l'information pour 'raisons familiales'. En effet, c'est pétrie de bonnes intentions que l'inspectrice a jugé préférable de n'avertir que les hommes de la vacance de ce poste, estimant que ce dernier était "incompatible avec le "métier de mère de famille". Deux solutions donc pour pouvoir y prétendre : être père de famille (un "métier" apparemment moins impliquant) ou... ne pas avoir d'enfant. Et là encore, le bât blesse. Dans son courrier de réponse à la réclamation adressée par une professeure d'histoire-géo de la région, l'inspectrice d'académie explique n'avoir diffusé cette information qu'auprès des 'hommes et des "femmes" sans enfants', plaçant délibéremment le mot femme entre guillemets... La maternité serait-elle donc ce qui fonde résolument le fait d'être une femme (une vraie) ? C'est, pour le moins, un critère légitime de discrimination en tous les cas.

Si l'académie condame 'fermement' cet acte, et si l'inspectrice elle-même admet avoir adopté une vision 'passéiste', elle la juge néanmoins 'réaliste'. Que comprendre de cette affirmation ? Est-ce que l'idée qu'une femme (et mère) puisse assumer un poste exigeant (et prestigieux) dans l'enseignement relèverait d'une vision 'futuriste' ? Ou bien, plutôt, que les préjugés ont la vie dure, et qu'ils président encore trop souvent à des décisions qui devraient en être exemptes ? Bienvenue dans le XXIème siècle... 

Lire l'article sur le blog Libé : http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2011/03/cherche-prof-en-prepa-femme-et-mere-s-abstenir.html

 



Présenation du manuel d'histoire mixte Pas d'histoire sans elles !

Mnémosyne, association pour le développement de l'histoire des femmes et du genre, publie aux éditions Belin un "manuel d'histoire mixte". Le principe : revaloriser la présence des femmes dans l'historiographie, et ainsi contrebalancer le déséquilibre créé par une histoire officielle qui ne s'écrit bien souvent qu'au masculin... En redonnant sa juste place au féminin dans l'histoire, et en particulier dans les manuels scolaires qui servent de support à son enseignement, l'enjeu est également de transmettre une autre grille de lecture du monde aux jeunes générations, une lecture mixte. Ce manuel d'histoire mixte, pour lequel ont collaboré 33 historiens et historiennes, se veut donc un outil pédagogique à l'usage de tous les professeur-es d'histoire, depuis le primaire jusqu'au lycée, pour intégrer la dimension de genre dans leurs programmes.

"Que transmettons-nous aujourd’hui à nos enfants ? Certes, une histoire riche et complexe. Mais son récit – au masculin ou au neutre pluriel – reste partiel et partial, en décalage avec la mixité de nos sociétés démocratiques et l’état de la recherche scientifique.
En respectant les programmes scolaires actuels et les passages obligés de la culture historique des citoyennes et citoyens de demain, cet ouvrage propose un autre récit qui sort les femmes de l’ombre. Ni geste héroïque au féminin, ni histoire victimaire, il présente le nuancier infini des relations entre hommes et femmes, rend compte de leurs actions respectives et s’interroge sur le sens que chaque société attribue au masculin et au féminin.
Chapitres de substitution et chapitres de complément forment la trame d’un manuel d’histoire mixte et offrent un ensemble de dossiers documentaires adaptés à une exploitation pédagogique.
Réalisé à l’initiative de l’association Mnémosyne, l’ouvrage est destiné aux professeurs de l’enseignement secondaire et élémentaire, aux étudiants, aux parents d’élèves, et à tous les lecteurs et lectrices conscients que les femmes, comme les hommes, font l’histoire
."



Journée internationale de lutte contre l'homophobie

Le 17 mai célèbrera la journée mondiale contre l'homophobie. Force est de constater qu'il reste encore beaucoup à faire en matière de lutte pour l'égalité des genres et des sexualités. En effet, l'homosexualité est encore considérée comme une pratique déviante et illégale dans plus de 70 pays dans le monde, voire passible de la peine de mort dans une dizaine d'Etats. En France, l'homosexualité n'est dépénalisée que depuis 1981, et il a fallu attendre 1990 pour qu'elle soit retirée de la liste des maladies mentales éditée par l'Organisation Mondiale de la santé. Par ailleurs, l'homophobie reste, tout comme le sexisme (dont elle n'est au fond qu'une manifestation supplémentaire) très "ordinaire", souvent passée sous silence ou relativement tolérée dans la société française actuelle. Dans ses manifestations les plus abouties, l'homophobie se traduit par des discriminations ayant pour origine l'orientation sexuelle, réelle ou supposée, d'une personne, ou encore les violences à caractère homophobe, qui tuent chaque année plusieurs dizaines de français-es.



Edito de Sylvette Rochas

1er Mai : Fête du travail ? Mais aussi journée de mobilisation pour la défense des droits des travailleuses et des travailleurs. C'est donc le moment où jamais pour dénoncer haut et fort les discriminations à l'emploi en direction des femmes.
Au-delà des emplois précaires dédiés majoritairement aux femmes -et aux femmes seules avec enfants- une étude récente confirme les écarts de salaires entre les femmes et les hommes = 27 % ! Ecart encore plus important chez les cadres : 32 % !
Alors que les jeunes filles sont plus brillantes dans leurs études que les garçons, ce sont elles qui, adultes, sont les plus précarisées dans l'emploi.
Nous oeuvrons pour que les pouvoirs publics s'emparent vraiment de cette question et développent de vrais moyens (car au-delà des rôles dédiés culturellement aux pères et mères, quand le salaire féminin est plus bas, c'est un argument supplémentaire pour renvoyer la femme dans son foyer et maintenir le "chef de famille" au travail ! )
 

Alors si vous êtes témoin ou victime de discrimination de genre au travail, ne le taisez plus, faites le savoir car c'est illégal !

 

Sylvette ROCHAS,

Adjointe au Maire d'Echirolles Culture & Egalité femmes-hommes

Conseillère générale de l'Isère

 



Visuel forum Forum objectif emploi d'Échirolles : Plus d'égalité dans l'emploi, c'est possible ?

Le forum Objectif emploi, qui s'est tenu le 21 avril dernier à Échirolles, a accueilli des personnes venues de toute l'agglomération, à la recherche d'informations, de contacts et de pistes pour construire leur avenir professionnel.

Cette année, c'est l'accès à l'emploi pour les femmes qui a été retenu comme thème-phare du Forum. Une table-ronde a permis aux intervenantes et au participant-es de comprendre pourquoi l'égalité n'est pas encore une réalité dans le domaine de l'emploi : difficultés pour trouver des modes de garde pour les enfants à des coûts accessibles (c'est un vrai frein qui empêche encore de trop nombreuses femmes de s'engager dans l'emploi), problèmes pour retrouver un emploi après un congé parental long, discriminations à l'embauche, temps partiel subi, écarts de salaires, plafond de verre... Au fil des témoignages, la liste s'allonge.

Pourtant, au-delà de ces obstacles, des solutions existent... Et d'autres sont encore sans doute à inventer !
Parmi ces solutions, l'accompagnement proposé par des associations comme le CIDFF apporte un vrai plus : le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles propose des suivis gratuits et personnalisés à Grenoble, ainsi qu'un nouveau dispositif, Quinqu'elles, pour les femmes de plus de 45 ans qui souhaitent reprendre une activité professionnelle. Du côté de Pôle Emploi, il existe des aides financières pour accéder à l'emploi, pour aider à financer la garde d'enfants notamment.
Les initiatives sont nombreuses, parmi lesquelles celle de la Mission locale Sud-Isère qui s'est engagée depuis plusieurs années dans une démarche volontariste pour favoriser l'ouverture des choix professionnels des jeunes filles comme des jeunes garçons, au-delà des stéréotypes de genre : une façon concrète d'agir pour une plus grande mixité dans tous les métiers.

La maison pour l'égalité femmes-hommes relève aussi que les employeurs ont leur carte à jouer dans cette marche pour l'égalité : développement de crèches d'entreprises, vigilance sur l'égalité professionnelle, label égalité... Quelques organismes et entreprises locales s'engagent dans cette voie, qui reste à poursuivre pour que de plus en plus d'initiatives voient le jour.

Enfin, la solution viendra aussi d'autres évolutions, qui ne se jouent pas seulement dans le monde du travail, mais aussi au coeur même de la sphère privée, au sein des familles : aujourd'hui en France, les femmes assument en moyenne 80% des tâches ménagères. Avec une répartition plus équilibrée de ces responsabilités dans les foyers, il deviendra plus facile pour les femmes d'investir la sphère professionnelle (mais aussi associative, politique...) aux côtés des hommes.
Un véritable changement en profondeur, indispensable pour que l'égalité puisse se conjuguer aussi dans le domaine de l'emploi !



Allez les filles... et les garçons !

C'est par un mercredi de grand beau-temps que les petits échirollois et les petites échirolloises sont venus célébrer le 25 mai dernier, comme chaque année à la même période, la "fête de l'école municipale des sports". Un moment fort, piloté par le service des sports de la ville d'Echirolles, qui entend associer un temps festif et convivial à la découverte d'une pratique sportive et de l'univers qui l'entoure. Cette année, la fête a mis à l'honneur le rugby et la Nouvelle-Zélande, avec en perspective la Coupe du monde qui se tiendra de l'autre côté de la planète à l'automne 2011.

Au programme : tournoi de rugby et découverte de l'univers du ballon ovale à travers plusieurs activités, sportives et culturelles. Pour l'occasion, la Maison pour l'égalité femmes-hommes animait trois stands, avec pour ambition d'ouvrir les perspectives des plus jeunes quant à la pratique du sport, au delà des stéréotypes de genre, tout en les sensiblisant au respect et à l'égalité filles-garçons à travers quizz et jeux. Les enfants ont également pu découvrir le "plaquage" de façon ludique, grâce à la participation bénévole de deux joueuses de l'équipe féminine des "Coccinelles" (grâce à une très belle saison, les "Coxs" se verront peut-être ouvrir une place en Fédérale 1 pour la saison prochaine - http://www.gucrugby.fr/Feminines.html).

Après un haka collectif, c'est la tête pleine de bons souvenirs, et avec sans doute de nouvelles vocations pour le rugby, que les enfants ont quitté cette manifestation, prenant d'ores et déjà rendez-vous pour de nouvelles aventures sportives l'année prochaine.



"La fabrique des garçons, sanctions et genre au collège"

"La fabrique des garçons", c'est le livre passionant publié par Sophie Ayral, institutrice puis professeure d'Espagnol, qui conduit également des recherches universitaires sur la violence à l'école. Dans la continuité de sa thèse, elle a choisi de mettre en lumière un chiffre : dans 80% des cas, les sanctions au collège concernent les garçons. Sophie Ayral propose d'analyser cette apparente inégalité de traitement en interrogeant le système punitif à la lumière du genre.

En adoptant ce point de vue original et en donnant la parole aux élèves et aux adultes, l'auteure dévoile la face cachée de la punition scolaire : au fil des pages, elle révèle la façon dont l'institution scolaire renforce, à son corps défendant, des identités de genre stéréotypées, et galvanise les comportements "virilistes" qu'elle voudrait sanctionner. Plutôt que de parvenir à réprimer des mots ou des actes violents, sexistes ou homophobes par exemple, la punition manque sa cible : elle devient un moyen, pour certains garçons, d'asseoir leur identité masculine en défiant l'autorité scolaire, renforçant à leurs yeux leur virilité. La sanction devient alors partie intégrante d'un système de confrontation permanent entre ces élèves et l'institution. 

Ce sont également les relations des élèves entre eux qui sont concernées : l'auteure précise que les jeunes filles auraient en effet tendance à préférer les "bad boys" souvent punis, ce qui rendrait la sanction encore plus "rentable" pour les garçons. Ce qu'ils mettent en péril en matière de réussite scolaire et professionnelle à long terme, ils le gagnent en reconnaissance sociale immédiate et en respect de la part de leurs camarades. Dès lors, certains jeunes adoptent volontairement une attitude répréhensible pour rechercher la punition, annulant ainsi l'effet dissuasif de la sanction.

Cet ouvrage est aussi un plaidoyer pour une éducation vraiment égalitaire, qui ne renforce pas, mais au contraire combatte les processus de reproduction des stéréotypes de genre, et par extension, des inégalités entre les sexes.



Carmen dans(e) la cité

Une vingtaine de jeunes grenoblois et grenobloises travaillent depuis un an autour d'un spectacle de danse intitulé "Carmencité-Carmencità". A l'origine de ce spectacle, un projet de création artistique, porté par la MJC Prémol.

L'été dernier, c'est la question des relations entre les jeunes du quartier, et en particulier celles des rapports sociaux entre les sexes, qui s'est imposée comme le fil rouge du projet naissant. La démarche de création a ensuite été alimentée par la recherche de textes et de musiques, la rencontre de professionnel-les de différents horizons, l'écriture de chansons, l'invention de chorégraphies, ainsi que l'interprétation musicale et vocale d'un nouveau répertoire. Mais c'est aussi et surtout une réflexion collective autour des identités féminines et masculines, autour de la place des filles et des garçons dans le quartier, leur façon d'interagir, de s'affronter et de s'aimer, qui s'est dessinée à mesure que le projet avancait... Le thème retenu finalement est celui du crime passionnel : le choix se porte en effet sur l'opéra "Carmen" comme support à l'expression du quotidien des jeunes et à la mise en jeu de cette problématique universelle que sont les rapports sociaux de genre.

C'est donc à partir du vécu des jeunes investi-es dans le projet, de leur rapports au genre et à l'autre, que le spectacle de danse prend forme. Si le choix de mettre en scène l'histoire tragique de Carmen convoque inéluctablement un répertoire assez dramatique et transmet de fait une vision relativement funeste de la situation, ce parti-pris permet néanmoins de mettre à jour certaines réalités de la violence et de l'incompréhension qui président parfois aux relations entre garçons et filles, dans les "quartiers" comme ailleurs... réalités encore trop souvent passées sous silence. Un exutoire, en somme, derrière lequel se cache une démarche exemplaire, menée collectivement par des filles et des garçons, avec la ferme intention de se libérer des contraintes de genre pour avancer sur le terrain de l'égalité des sexes et du vivre-ensemble. Le chemin à faire est encore grand, certes, mais c'est avec ce type d'initiatives et d'énergie que les choses avancent, les mentalités avec...

 

Samedi 3 juin à 20h30 et dimanche 4 juin à 17h
Théâtre Prémol, Grenoble

 

Voir aussi l'agenda de l'agglo
 



Beaucoup de bruit pour rien ?

Dans les remous de la déferlante médiatique suscitée par la maintenant fameuse « affaire DSK », de nouvelles voix se sont élevées pour dénoncer le « sexisme ordinaire » qui traverse encore aujourd'hui toutes les sphères de la société française, depuis la classe politique, en passant par le monde du travail et jusque dans les foyers. En effet, derrière la revendication du droit à la présomption de « véracité » pour la victime des faits présumés, qui fait écho au droit à la « présomption d'innocence » rappelé de façon chronique depuis l'éclosion de l'affaire, c'est un message de ras-le-bol que font entendre aujourd'hui des militant-es féministes, des journalistes, des hommes et des femmes politiques. Fer de lance de cette contestation, les jeunes associations Osez le féminisme, la Barbe et Paroles de femmes ont publié le 21 mai dernier un manifeste intitulé « Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent ! », assorti d'une pétition qui compte aujourd'hui près de 30 000 signataires (www.osezlefeminisme.fr/article/sexisme-ils-se-lachent-les-femmes-trinquent).

Le message est le suivant : au-delà de la culpabilité ou non de l'ex-président du FMI, rien ne justifie les propos sexistes et les tentatives de minimisation de la gravité des violences sexuelles qui ont pu être entendus ces dernières semaines, à la radio, à la télévision, mais aussi au travail, au café, sur internet... Dans ce contexte, il apparaît en effet salutaire de rappeler quelques chiffres : on estime à plus de 75 000 le nombre de femmes victimes de viols en France chaque année. Seuls 6% des agressions sexuelles feraient l'objet d'une plainte auprès des services de police. Dans 80% des cas, l'agresseur est connu de sa victime.

Un ras-le-bol qui laisse place à une forme d'espoir néanmoins : ces derniers jours ont vu émerger un discours de dénonciation du sexisme presque unanime dans les médias, relayé y compris par ceux qui avaient été mis au pilori pour leur propos, parmi lesquels l'ex-directeur de Marianne Jean-François Kahn. Si certains y verront probablement une manifestation supplémentaire de la « pensée unique » et du politiquement correct, d'autres avancent déjà que la question de l'égalité des sexes et de la lutte contre le sexisme figureront en bonne position parmi les enjeux de la présidentielle de 2012. Beaucoup de bruit donc, mais peut-être pas pour rien cette fois-ci.



L'égalité, c'est maintenant !

 

Les 2 et 3 juillet derniers, quelques 600 participants et participantes se sont réunis à Evry pour les « Rencontres féministes », organisées à l'initiative de la jeune association « Osez le féminisme ».

Cet événement, sans précédent depuis dix ans, portait une double ambition : jeter un regard neuf sur la question de l'égalité, mais aussi « dépoussiérer » quelque peu le mouvement féministe, souvent un peu 'ringardisé' (tout autant que méconnu). Ces rencontres ont su relever le défi de réunir des hommes et des femmes de tous âges, ainsi que de nombreuses associations féministes.

Pari tenu ! Les débats qui ont animé ces deux journées de rencontres ont permis de converger vers un texte commun : « L'égalité, maintenant » ! Ce manifeste pointe l'urgence de faire avancer les droits, mais aussi les mentalités. En effet, mobilisation et vigilance restent indispensables face aux fermetures de centres IVG par exemple, mais aussi devant la persistance d'un « sexisme ordinaire » qui se manifeste jusqu'aux plus hautes sphères de la société. Autant de raisons pour les associations participantes de dépasser leurs dissensions et de se rassembler.

Si les points de divergence sont toujours présents au sein du mouvement féministe (sur des sujets comme la prostitution, la pornographie, ou encore les différentes modalités d'action), ces deux journées ont avant tout été placées sous le signe de la transmission entre les générations, et de la mutualisation des énergies. Avec une volonté commune : faire en sorte que les enjeux de l'égalité entre les femmes et les hommes trouvent toute leur place dans la campagne présidentielle et les débats qui s'amorcent. A suivre...



Le football féminin sort de l'ombre

Pour la première fois, le Stade des Alpes va accueillir une rencontre de foot féminin, à l’initiative de la Métro et en partenariat avec le Conseil général. Une première qui tombe à pic alors que la discipline n’avait jamais été autant exposée médiatiquement, grâce à la belle performance de l’équipe de France en Coupe du monde et du trophée remporté par les Lyonnaises en UEFA Women's Champions League 2011.

Pour le club de Claix, un match comme celui-là représente donc une aubaine. “C’est sûr, les filles sont très emballées”, explique dans un sourire l’entraîneur du Claix Football Féminines, Nicolas Bach. “Jouer l’OL au Stade des Alpes, c’est pour nous une occasion énorme !”

Championnes d’Europe, les Lyonnaises trustent aussi la première place du championnat français de D1 depuis cinq ans. Autant dire que les “Violettes” de Claix, 5e de D2 en 2011, auront fort à faire.

Pour autant, celles-ci ne sont pas disposées à se laisser manger toutes crues. “C’est un vrai match de début de saison ! Notre championnat commence la semaine suivante et on fait une grosse préparation. Nous prenons cette rencontre très au sérieux.”

Autre point positif, la lumière portée à cette occasion sur le foot féminin dans l’agglomération. La discipline commence tout doucement à y pointer son nez avec des sections existantes ou en cours de création à l’US Gières, l’UO Portugal (Saint-Martin-d’Hères), Les 2 Rochers (Saint-Égrève), Meylan Le Rachais ou l’US Versoud.

Des clubs parmi lesquels le Claix Football (80 féminines sur 240 licencié-es) compte bien prendre bonne place, avec un véritable projet tourné autour d’une section féminine complète.
“Notre objectif, explique Nicolas Bach, est de réussir à monter des équipes exclusivement féminines chez les 7 à 12 ans, qui jouent le plus souvent en équipe mixte, une situation insuffisamment motivante pour les joueuses.”



Affiche Rhône-Alpes Première Quinzaine régionale de l'égalité femmes-hommes : au féminin et au masculin, les acteurs de l'agglomération grenobloise se mobilisent !

L'égalité a-t-elle un sexe ?
C’est la question que pose la Région Rhône-Alpes tout au long de cette première Quinzaine pour l’égalité entre les femmes et les hommes, du 7 au 21 octobre 2011. Initiée par Cécile Cukierman, Conseillère spéciale à l’égalité femmes-hommes, cette Quinzaine est l'occasion de bousculer idées reçues et stéréotypes, qui pèsent sur les femmes comme sur les hommes.
Les initiatives vont se multiplier dans la région et dans l'agglomération : conférences, expositions, publications, théâtre, formations, débats, humour… la Quinzaine sera jalonnée de moments forts pour témoigner du chemin à accomplir autant que des succès déjà rencontrés.
Pour les collectivités territoriales, les associations, les institutions qui s'engagent en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, l'heure est venue de faire bouillonner les idées et les actions ! Profitez de cette riche programmation d'octobre pour venir partager les enjeux, apporter des éclairages et des idées nouvelles, pour que l'on puisse inventer ensemble l'égalité pour demain.
Retrouvez l'ensemble du programme de l'agglomération grenobloise dans l'agenda des Rdv de l'égalité, et sur le site du Conseil régional Rhône-Alpes.
Bonne Quinzaine à tous et à toutes !



Stéréotypes : stop ! Jeudi 20 octobre à la Bobine - Femmes, hommes : paroles et mots s'invitent, l'égalité s'invente

Dans le cadre de la Quinzaine pour l'égalité femmes-hommes en Rhône Alpes, la Métro, la ville d'Échirolles et la Maison pour l'égalité femmes hommes vous invitent à brasser les mots et les idées, à débattre... & à slamer !

  • 18h-19h30 : Conférence-débat

Femmes et hommes : quels enjeux pour l'égalité, quelles nouvelles formes d'action possibles ?
Faire avancer l'égalité : oui, mais comment ? Acteurs publics et associations peuvent-ils inventer de nouvelles formes d'action ?
. Jocelyne Bougeard, adjointe au maire de Rennes, Présidente de la commission égalité de l'AFCCRE (Association française du conseil des communes et régions d'Europe)
. Chloë Legouez , collectif «La Barbe»
. Laurine Bricard, Osez le féminisme
. et avec Alberte Dessarts, Conseillère déléguée Métro chargée de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et de l'accessibilité, et Sylvette Rochas, 1ère adjointe au maire d'Échirolles chargée de la cohésion sociale, du développement culturel et de l'égalité femmes-hommes.

  • 19h30 : Les communes s'engagent !

Signatures de la Charte européenne de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale par Gières, Poisat et Herbeys. Avec Sarah Boukalaa, Conseillère déléguée à la jeunesse, région Rhône-Alpes, et Jocelyne Bougeard, adjointe au maire de Rennes, Présidente de la commission égalité de l'AFCCRE.

  • 20h : Buffet solidaire déambulatoire autour de l'exposition « Égalité : Regard sur l'agglomération grenobloise »
  • 20h30 : Soirée slam

Scène ouverte aux arts de la parole, pour toutes et tous,
présentée et animée par Barbie Tue Rick, Boutchou, et Mots Paumés.
Vous avez 5 minutes pour dire, lire, improviser un poème, un texte, une histoire, une chanson, un conte, un sketch... sur le thème : ''Égalité entre les femmes et les hommes''.
N'oubliez pas vos textes !
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Entrée libre et gratuite
Jeudi 20 octobre à partir de 18h à la BOBINE
42 boulevard Clémenceau - Grenoble



Affiche 5 novembre 2011 Contre les violences au pays des « droits de l'Homme », où sont les droits des Femmes ?

Appel à la manifestation nationale du 5 novembre à Paris contre les violences faites aux femmes :

 

"La domination masculine imprègne l’ensemble des rapports sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les hommes : au travail, dans la représentation politique, à la maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Partout les femmes doivent se battre pour l’égalité.
Les affaires récentes impliquant des hommes politiques ont mis en évidence un déni profond des violences faites aux femmes. Les insultes sexistes, les propos méprisants ont fusé et occupé écrans et colonnes de journaux. A l’heure actuelle, la confusion est grande entre libertinage et violence sexuelle, entre drague et harcèlement sexuel, entre relation sexuelle et viol.
Ces affaires sont médiatisées uniquement en raison de la célébrité des hommes concernés.
Les violences envers les femmes sont quotidiennes et universelles sur l’ensemble de la planète. Elles sont l’expression des rapports de domination exercés par les hommes sur les femmes dans le système patriarcal.
Les violences, toutes les femmes connaissent : elles peuvent aller crescendo, de l’insulte au meurtre, en passant par le viol, du sexisme ordinaire au crime…

  • c’est la main aux fesses dans le métro et les sifflets méprisants dans la rue
  • c’est la fille obligée de s’habiller en jogging pour avoir la paix
  • c’est la femme menacée d’un mariage forcé
  • c’est la femme qui rentre à 2 heures du matin et regarde sans cesse derrière elle pour voir si personne ne la suit
  • ce sont les coups, injures, insultes, menaces, humiliations, viols par le conjoint
  • c’est la copine, au travail, harcelée constamment par son chef qui veut la faire « passer à la casserole »
  • c’est la lesbienne qui est violée pour lui apprendre ce qu’est « un homme, un vrai »
  • c’est la voisine qu’on entend crier et pour laquelle on hésite encore à appeler les flics
  • c’est la femme qui n’a jamais pu dire que son père l’a violée dans sa jeunesse et que cela a fichu sa vie en l’air
  • c’est la femme immigrée qui ne peut rien dire contre les violences de son mari quand son titre de séjour dépend de lui
  • c’est la femme violée dans un conflit armé qui réclame l’asile en France
  • c’est la mère de 3 enfants qui vit seule et est contrainte de se prostituer pour boucler les fins de mois
  • c’est la fille violée par plusieurs garçons, que ce soit dans une cave, un salon ou lors d’un bizutage
  • c’est la femme qui meurt sous les coups d’un conjoint ou d’un ex conjoint…

Nous féministes individuelles, associations féministes, syndicats et partis politiques, tenons à réaffirmer que la lutte contre les violences faites aux femmes est une lutte première pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et que nous continuerons à la mener envers et contre tout. Nous réaffirmons que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du domaine public car elles tombent sous le coup de la loi.
 

LES REVENDICATIONS
Pour lutter contre les violences, pour signifier l’interdit, il faut des lois à la fois ambitieuses et pleinement mises en oeuvre. Il faut donc avoir la ferme volonté politique de voter des lois efficaces et de les appliquer en se fixant comme tout premier objectif d’informer, de sensibiliser, de convaincre. Ce n’est pas le cas de la énième loi contre les violences votée, grâce à nos mobilisations, en juillet 2010.
Malgré des avancées, elle est en effet incomplète parce que de nombreuses revendications ont été laissées de côté lors des débats législatifs. En outre, les premières remontées sur son application semblent pour le moins « contrastées »… CA SUFFIT !
Parce que les violences ne doivent pas être une fatalité pour les femmes, nous exigeons, comme en Espagne, une loi cadre contre les violences faites aux femmes.
Tout de suite nous exigeons :

  • des campagnes d’information et de sensibilisation pérennes auprès de tous les publics et la mise en place d’une véritable éducation non sexiste à tous les niveaux de l’éducation nationale
  • une formation spécifique et obligatoire en matière de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes pour tou-te-s les professionnel-le-s concerné-e-s
  • la possibilité que toutes les femmes en danger de violences soient protégées, de par la loi, et non seulement celles victimes de violences conjugales ou menacées de mariage forcé.
  • le changement dans le code pénal et le code du travail de la définition du harcèlement sexuel. Le harcèlement sexuel c’est, comme le dit l’Union Européenne, un « comportement non désiré à connotation sexuelle »
  • la délivrance ou le renouvellement dans les plus brefs délais du titre de séjour pour les femmes étrangères victimes de violences conjugales.
  • le statut de réfugié pour toute femme demandant l’asile parce victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes
  • l’abrogation du délit de racolage et la mise en œuvre d’une politique de pénalisation du client de la prostitution.
  • une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes en danger.
  • la mise en place d’un Observatoire national des violences qui étudie, impulse, évalue les politiques menées
  • Nous exigeons aussi que des moyens soient dégagés pour permettre un contrôle de l’application des lois sur les violences faites aux femmes. Nous exigeons qu’une commission de contrôle multipartite soit mise en place où siègeraient les pouvoirs publics, des parlementaires et des associations de défense des droits des femmes.
  • Enfin nous exigeons que les associations féministes conservent les missions de service public auprès des victimes qui leur sont conférées, ce qui implique non seulement le maintien des moyens financiers qui leur étaient accordés mais aussi leur augmentation. Il est hors de question que l’État se désengage ! Si des missions de service public sont transférées aux collectivités territoriales, le budget doit suivre ! "

Signataires : Collectif national pour les Droits des Femmes, Actit-Union des Femmes Socialistes, Agir contre le chômage, les Alternatifs, Alternative Libertaire, ANEF, Apel-Egalité, Association des communistes unitaires, Association Contre le Bizutage, Association Groupe Cadre de Vie, Association pour les Droits des Femmes du 20è, Association v.ideaux/teledebout.org, Atalante vidéo, Attac, CADAC, Centre LGBT Paris Ile de France, CGT, Les Chiennes de garde, Collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité, Collectif féministe contre le Viol, Collectif Féministe « Ruptures » et Réseau Féministe « Ruptures », Collectif féminin masculin de Vitry, Collectif mixité CGT des Bouches du Rhône, Collectif région parisienne pour les Droits des Femmes, Comité de vigilance et de suivi pour l’application de la loi du 9 juillet 2010, Coordination lesbienne de France, DECIL : Démocratie et Citoyenneté Locale (Mantes la Jolie), Du Côté Des Femmes ( Cergy), FASTI, Elu-e-s contre les Violences faites aux Femmes, Europe Ecologie Les Verts, « Femmes libres » Radio Libertaire, Fédération nationale Solidarité femmes, Femmes solidaires, FIT, une femme, un toit, FSU, Garçes (groupe d’action et de réflexion contre l’environnement sexiste, Sciences po Paris), Gauche unitaire, Initiative des Femmes Kurdes en France, Initiative Féministe Européenne France,Intersyndicale CFDT-CGT SDFE, Lesbiennes of Color, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marche mondiale des Femmes, MJCF, Mouvement Jeunes Femmes, NPA, Osez le féminisme, Paroles de femmes, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti socialiste, Planning Familial, RAJFIRE, SOS sexisme, Stop Précarité, UNEF, Union syndicale Solidaires.

 

Pour signer l'appel : signatures5novembre@gmail.com



Mme Melle M Enquête : les Françaises et le féminisme

Une intéressante enquête vient d'être publiée, sur le regard que portent les Françaises sur le féminisme et sur les campagnes d’ «Osez le féminisme !» . 
Réalisée par Harris Interactive pour Grazia (auprès d'un échantillon représentatif de 744 femmes de 18 ans et plus), elle nous permet de découvrir le regard des femmes sur la place du féminisme aujourd’hui dans la société française : un peu plus de la moitié des Françaises (55%) se définissent elles-mêmes comme féministes, et huit femmes sur dix estiment que l’existence de mouvements et associations féministes est utile aujourd’hui.
Et l'avis des hommes sur la question ? Aux associations de les mobiliser aussi sur les enjeux de l'égalité des sexes !
Les résultats de l'enquête sont à découvrir en ligne : http://www.harrisinteractive.fr/news/2011/07102011.asp
Bonne lecture !



25 novembre 1981 - 25 novembre 2011... drôle d'anniversaire !

 

L’année 2011 entre en résonance avec plusieurs événements :

  • 1791 : 220 ans qu’Olympe de Gouges rédigeait sa désormais célèbre Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
  • 1981 : 30 ans que la France voyait la mise en place de son premier Ministère des Droits des Femmes
  • 1991 : 20 ans qu’une femme occupait pour la  première (et unique !) fois le poste de 1ère Ministre…
  • Et c’est depuis 30 ans, le 25 novembre 1981, suite à l’assassinat le 25 novembre 1960 des 3 soeurs Mirabal en République dominicaine, que les défenseur-e-s des droits des femmes commémorent une journée contre les violences sexistes.

Si l'on questionnait une personne prise au hasard sur ce que représente le 25 novembre, cela ne lui évoquerait sans doute pas grande chose, sauf peut-être la Sainte Catherine si elle a gardé en mémoire de vieilles traditions... C'est pourtant la date retenue par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999 pour condamner les violences faites aux femmes, considérant que ce problème avait atteint les proportions d’une pandémie : 

Au moins une femme sur trois, dans le monde, a déjà

  • été battue,
  • contrainte à avoir des rapports sexuels,
  • ou a été victime d'autres mauvais traitements - généralement de la part d'un proche.

Les violences conjugales ne relèvent pas de l’intime ou de la sphère privée où elles bénéficieraient du secret, se jouant entre deux individus dans un rapport de domination: elles concernent toute la société par le coût social et économique dont l’ampleur est encore trop méconnue.
Aujourd’hui « l’arsenal juridique »* permet aux femmes de dénoncer des conjoints, fils, pères ou frères qui useraient de ce rapport violent pour contraindre, humilier, dominer des compagnes, filles, mères, épouses, sœurs...
 

Alors qu’elles n’hésitent plus, qu’elles parlent, qu’elles portent plainte, qu’elles appellent le 3919 ! De nombreuses associations et professionnel-le-s peuvent les écouter et les aider.


Sylvette ROCHAS,
1ère Adjointe au Maire d'Échirolles
Cohésion sociale, Culture et Égalité Femmes-Hommes
Conseillère générale de l’Isère

 

* « L’arsenal juridique » existe mais est encore insuffisant : voir ci-après l’appel d’associations de défense des droits des femmes à une manifestation à Paris, le 5 novembre prochain.



 Agenda de l'agglo 
• Cinéma "We want sex equality"
  18h, 20h, 22h 

Cinéma La Nef, Grenoble

Tirée d'une histoire vraie, cette comédie nous fait vivre le combat pour l'égalité salariale mené par un groupe de femmes des années 1970 en Angleterre, à l'avant-garde de cette lutte.

+ d'infos :
voir le site
• Théâtre "La femme comme champ de bataille"
 Les 31 mars et 1er avril 20h30 

Théâtre Prémol, 7 Rue Henri Duhamel - Grenoble

Par la compagnie "Les Brigands de la plume". Le face à face de deux femmes après le conflit bosniaque : la femme médecin américaine ayant vu l'horreur des charniers et la femme violée.

+ d'infos :
tél. 04 76 84 93 34
• Exposition "C'est quand demain ? "
 Jusqu'au 2 avril  

MJC Nelson Mandela, 39 avenue du Vercors - Fontaine

Photos de femmes SDF, par Marie-Pierre Dieterlé
Entrée libre

+ d'infos :
tél. 04 76 53 53 28
• Théâtre "Père ? Moi ? "
 Vendredi 1er avril 17h30 

Hémicycle du Conseil général, 7 rue Fantin Latour, Grenoble

Un spectacle présenté par les Petits Batons production, sur une idée de Laurent Lesavre, et réalisé par Jean Cyril Vadi. Réservé aux adultes de + de 15 ans. Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles (60). Réservation conseillée.

+ d'infos :
tél. 06 88 45 22 95
• Forum "Etre femme et parler santé"
 Samedi 2 avril 10h -16h 

Maison de quartier Fernand-Texier, Saint Martin d'Hères

Débat organisé par le service santé

+ d'infos :
tél. 04 76 60 72 00
• Musique - Festival "Les femmes s'en mêlent"
 Jusqu'au 3 avril En soirée 

Le Ciel, rue Condillac, Grenoble

La Bobine, parc Paul Mistral, Grenoble

"Le festival Les Femmes S'en Mêlent célèbre la scène féminine indépendante depuis maintenant 12 ans. A sa naissance en 1997, il ne s'agissait alors que d'un unique concert parisien. Aujourd'hui et depuis plusieurs années, Les Femmes S'en Mêlent s'étend sur plusieurs soirées et sur plusieurs villes de France, de Belgique, de Suisse, d'Allemagne, d'Espagne et d'Angleterre."

# Vendredi 1er avril, 20h30 - Mohna + Our Broken Garden au Ciel - 12/9€
# Samedi 2 avril 20h30 - Notic Nastic + Tripple Nippples + LCMDF à la Bobine - 10€
# Dimanche 3 avril, 17h30 - Glasser + Anika au Ciel 12/9€

+ d'infos :
tél. 04 38 37 40 20
voir le site
• Rencontre-débat "Genre et développement"
 Lundi 4 avril 17h-18h30 

Hémicycle de l'hôtel du département, 7 rue Fantin Latour, Grenoble

A l'occasion de la fête de l'indépendance au Sénégal, le Conseil général de l'Isère organise une rencontre sur le thème de la place des femmes dans les projets de coopération et de développement local dans les pays du Sud. Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la Quinzaine contre le racisme organisée par l'Association des Sénagalais de l'Isère et du programme "Afrique-Isère, une saison pour l'Afrique". A l'issue, le groupe Four Fire présentera une prestation artistique.

+ d'infos :
tél. 04 76 00 37 06
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• Remise de prix "Mariannes de la parité"
 Jeudi 7 Avril  

Conseil général de l'Isère

L’AFEI associée au réseau national 'Elles Aussi' organise en Isère le trophée « Marianne de la parité ».

Le Jury de Sélection s’est réuni jeudi 3 février 2011 au Conseil Général de l’Isère.

Les collectivités vertueuses en matière de parité seront récompensées au Conseil Général de l’Isère le jeudi 7 avril 2011.

• Cinéma "Bagdad Café"
 Jeudi 7 avril 20h 

Minitubes, 13 avenue Châtelet, Grenoble

Projection organisée par le collectif des écureilles cinéphiles, dans le cadre d'un cycle de projection féministe. Résumé du film : "Après une scène de ménage, Jasmin atterrit au Bagdad Café, motel minable entre Disneyland et Las Vegas. La patronne, Brenda, Noire tapageuse et insatisfaite, règne sur tout un petit monde de routiers et de personnages énigmatiques. Peu à peu, Jasmin se fait apprécier de tous et remet même le café à flot grâce à "Magic", une boite de magie avec laquelle elle monte des tours assistée de Brenda. Entre les deux femmes va naître une solide amitié."

+ d'infos :
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• Autour d'un verre : "Luttes des femmes africaines"
 Vendredi 8 avril 20h 

Antigone, 22 rue des violettes, Grenoble

Avec Penda, sénégalaise de Dakar et Awa, sénégalaise de Grenoble.

+ d'infos :
tél. 04 76 99 93 23
• Théâtre "Ombres et lumières"
 Samedi 9 avril 20h30 

MJC Nelson Mandela, Fontaine

Pièce de théâtre écrite par C.Vasquez : 1939, en Espagne. Les prisons franquistes sont remplies de femmes prisonnières politique ou simplement femmes prises dans l'histoire. A l'extérieur, la vie reprend difficilement... Deuxième partie musicale avec le Quatuor Catalonia

Prix libre

+ d'infos :
tél. 06 71 61 36 46
• Théâtre "Cité acteur : Agir ou ne pas agir..."
 Samedi 16 avril 17h 

Salle 150 du patio, 97 galerie de l'Arlequin, Grenoble

Théâtre forum organisé par la compagnie l'ENAC et une troupe citoyenne autour du thème : "Les discriminations".

Entrée libre

+ d'infos :
tél. 04 38 21 05 16
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 Et ailleurs... 
• Petit déjeuner autour de l'égalité professionnelle
 Lundi 7 avril 8h30 

Paris, Maison de l'Europe

Petit-déjeuner rencontre autour du thème "Egalité professionnelle hommes femmes : inventer de nouveaux leviers. L'exemple du congé naissance/paternité". Avec les interventions de Franca Salis Madinier, Secrétaire nationale de la CFDT Cadres et d'Eloïse Martinet Verde-Delisle, Directrice des relations sociales chez IBM. "L'évolution passe par le changement des représentations dans le travail. Disponibilité et mobilité restent les premières qualités recherchées par les recruteurs, les managers et les DRH (...) Si le monde du travail permet les absences liées aux enfants chez les femmes, la prise en charge des questions de vie privée par un homme est vécue comme un véritable désengagement de la sphère professionnelle par la majorité des employeurs, comme des collègues et collaborateurs."

+ d'infos :
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• Salon de la littérature Jeunesse "Filles et garçons naissent égaux, certains plus que d'autres"
 Du 13/04 au 17/04/11  

Villeurbanne, Métro A - arrêt Flachet

La 12ème édition de la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne se déroulera sur le thème « Filles / Garçons : Filles et garçons naissent égaux, certains plus que d’autres". Au programme : des rencontres, des ateliers pour les plus jeunes autour des relations garçons-filles, comme "Chaque héros a sa jumelle, chaque héroïne a son jumeau" ou encore "Si j'étais lui, si j'étais elle", des expositions, des spectacles, des rencontres...

Pour cette édition, l'invitée d'honneur sera Carole Chaix, une artiste complète qui publie des albums, conçoit et réalise des expositions, remplit des carnets de dessins et de recherches au fil de son quotidien. Elle est illustratrice, dessinatrice, plasticienne, sculptrice… Maison du Livre, de l'Image et du Son François Mitterrand (MLIS) 

Accès libre 

+ d'infos :
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• Rencontre - Salon de la littérature jeunesse
 Jeudi 14 avril 18h 

Villeurbanne, Métro A arrêt Flachet.

Rencontre autour du thème "Les genres dans la littérature jeunesse". Lecture d'un extrait de "La différences des sexes" de Françoise Héritier, présentation d'un ouvrage à paraitre de Thierry Lenain sur l'éducation à la sexualité, et intervention de Christine Détrez, Sociologue et maitre de conférence à L'ENS sur le thème 'Il était une fois le corps,Garçons et filles dans les encyclopédies pour enfants ».
Accès libre

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• 6ème édition du festival "Femmes pluri'elles"
 Du 15 mars au 15 avril  

Voiron

Le festival Femmes pluriElles, porté par la ville de Voiron et par le Grand Angle, met cette année encore le zoom sur la longue marche des femmes en quête d'égalité. Au programme : expos, concerts, théâtres, etc. Vous trouverez le programme complet sur le site de la ville de Voiron

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