| Actus | |
|
La deuxième édition de la Quinzaine régionale de l'égalité femmes-hommes aura lieu du 8 au 20 octobre. Ce sera l'occasion de découvrir la richesse des initiatives et des engagements locaux en faveur de l'égalité dans tout Rhône-Alpes. |
|
Depuis le 1er janvier 2012, les entreprises de 50 salarié-es et plus doivent conclure un accord collectif ou élaborer un plan d'action sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Faute de quoi, elles s'exposent à des sanctions financières. Cette question de l'égalité professionnelle se pose également aux collectivités en tant qu'employeurs. La loi du 12 mars 2012 relative à l'emploi dans la Fonction publique comporte un volet pour l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Elle prévoit notamment un quota de 40% de nomination de femmes aux emplois d'encadrement supérieur d'ici à 2018. Cet atelier a réuni quelques grandes enseignes échirolloises telles que Carrefour, la SDH, le cinéma Pathé Échirolles ou encore APF Industrie. Elles ont pu échanger sur des exemples d'actions concrètes qu'elles mettent en œuvre pour féminiser certains métiers traditionnellement masculins (conducteurs de mini-bus ou gardiens d'immeubles par exemple), et pour recruter des hommes à des postes d'agent-es de caisse ou dans des métiers administratifs notamment. Le site de l'ORSE comporte également de nombreuses fiches pratiques mises à jour récemment sur tous les aspects de l'égalité professionnelle : à découvrir ! |
|
Vous avez l'impression de boire la tasse dans l'océan d'idées reçues qui déferlent sur l'émancipation des femmes dans le monde ? |
|
Pourquoi entend-on parler aujourd’hui de « nouveaux pères » ? Cependant, les représentations sociales ont la vie dure : les femmes sont encore souvent vues comme ayant le rôle principal dans la parentalité, notamment dans sa dimension affective, réduisant le père à un rôle d'autorité. La place des pères a largement évolué selon les époques, ce que nous confirme un rapide coup d'oeil historique. Le modèle romain du pater familias ayant tous les droits sur son enfant, y compris de le vendre ou de le tuer, a laissé place au père « moral », influencé par le christianisme. La filiation biologique a alors fait son entrée dans le droit. Puis au Moyen-Age, on s'est acheminé vers le modèle du "père-roi dans son foyer", cumulant les fonctions de géniteur, nourricier, éducateur et garant des traditions. L'analogie du père et de ses enfants avec Dieu et l’Église, le roi et ses sujets ou encore le pasteur et ses moutons s'est cristallisée, en faveur d'une société hiérarchisée fondée sur l'autorité paternelle. Localement, des réflexions et expérimentations se développent du côté des professionnel-les de la petite enfance. Un groupe de travail sur le genre s'est notamment saisi de la question de la place des pères dans les équipements petite enfance des quartiers de la Villeneuve – Village Olympique de Grenoble. Des sessions de formation-action se tiennent régulièrement, afin de réfléchir aux leviers pour donner plus de place aux hommes dans les activités familiales organisées par ces structures. Dans le monde du travail, on connaît les contraintes qui pèsent sur les femmes (plafond de verre, difficulté à gérer la double journée de travail, etc.). Les hommes quant à eux tendent à subir aussi de fortes pressions au travail lorsqu'ils essaient de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale. C'est l'une des raisons qui les amène à moins dégager de temps pour s'occuper de leurs enfants. Cela s'explique en partie par la culture du présentéisme, et par la persistance des représentations stéréotypées dans la société et dans le monde du travail concernant le partage des tâches entre femmes et hommes. Un guide sur la promotion de la parentalité auprès des salariés masculins est disponible sur le site de l'ORSE. Il met en avant des leviers possibles pour les pouvoirs publics et les acteurs économiques et sociaux, afin de permettre aux hommes d'investir pleinement leurs rôles de père sans pour autant en payer le prix fort dans leur vie professionnelle. Promouvoir la parentalité des hommes est une force pour aller vers une société plus harmonieuse, respectant les hommes comme les femmes. |
|
On aurait pu croire à une mauvaise farce, c'est pourtant bien la vérité... Le quotidien Libération a révélé fin mars une affaire de sexisme 'ordinaire' en milieu professionnel. C'est l'histoire d'une inspectrice régionale d'académie, qui informe les enseignants masculins de la disponibilité d'un poste en classe préparatoire à Limoges. Et c'est l'histoire de leurs collègues femmes qui se sont vues refuser ce droit à l'information pour 'raisons familiales'. En effet, c'est pétrie de bonnes intentions que l'inspectrice a jugé préférable de n'avertir que les hommes de la vacance de ce poste, estimant que ce dernier était "incompatible avec le "métier de mère de famille". Deux solutions donc pour pouvoir y prétendre : être père de famille (un "métier" apparemment moins impliquant) ou... ne pas avoir d'enfant. Et là encore, le bât blesse. Dans son courrier de réponse à la réclamation adressée par une professeure d'histoire-géo de la région, l'inspectrice d'académie explique n'avoir diffusé cette information qu'auprès des 'hommes et des "femmes" sans enfants', plaçant délibéremment le mot femme entre guillemets... La maternité serait-elle donc ce qui fonde résolument le fait d'être une femme (une vraie) ? C'est, pour le moins, un critère légitime de discrimination en tous les cas. Si l'académie condame 'fermement' cet acte, et si l'inspectrice elle-même admet avoir adopté une vision 'passéiste', elle la juge néanmoins 'réaliste'. Que comprendre de cette affirmation ? Est-ce que l'idée qu'une femme (et mère) puisse assumer un poste exigeant (et prestigieux) dans l'enseignement relèverait d'une vision 'futuriste' ? Ou bien, plutôt, que les préjugés ont la vie dure, et qu'ils président encore trop souvent à des décisions qui devraient en être exemptes ? Bienvenue dans le XXIème siècle... Lire l'article sur le blog Libé : http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2011/03/cherche-prof-en-prepa-femme-et-mere-s-abstenir.html
|
|
Mnémosyne, association pour le développement de l'histoire des femmes et du genre, publie aux éditions Belin un "manuel d'histoire mixte". Le principe : revaloriser la présence des femmes dans l'historiographie, et ainsi contrebalancer le déséquilibre créé par une histoire officielle qui ne s'écrit bien souvent qu'au masculin... En redonnant sa juste place au féminin dans l'histoire, et en particulier dans les manuels scolaires qui servent de support à son enseignement, l'enjeu est également de transmettre une autre grille de lecture du monde aux jeunes générations, une lecture mixte. Ce manuel d'histoire mixte, pour lequel ont collaboré 33 historiens et historiennes, se veut donc un outil pédagogique à l'usage de tous les professeur-es d'histoire, depuis le primaire jusqu'au lycée, pour intégrer la dimension de genre dans leurs programmes. "Que transmettons-nous aujourd’hui à nos enfants ? Certes, une histoire riche et complexe. Mais son récit – au masculin ou au neutre pluriel – reste partiel et partial, en décalage avec la mixité de nos sociétés démocratiques et l’état de la recherche scientifique. |
|
Le 17 mai célèbrera la journée mondiale contre l'homophobie. Force est de constater qu'il reste encore beaucoup à faire en matière de lutte pour l'égalité des genres et des sexualités. En effet, l'homosexualité est encore considérée comme une pratique déviante et illégale dans plus de 70 pays dans le monde, voire passible de la peine de mort dans une dizaine d'Etats. En France, l'homosexualité n'est dépénalisée que depuis 1981, et il a fallu attendre 1990 pour qu'elle soit retirée de la liste des maladies mentales éditée par l'Organisation Mondiale de la santé. Par ailleurs, l'homophobie reste, tout comme le sexisme (dont elle n'est au fond qu'une manifestation supplémentaire) très "ordinaire", souvent passée sous silence ou relativement tolérée dans la société française actuelle. Dans ses manifestations les plus abouties, l'homophobie se traduit par des discriminations ayant pour origine l'orientation sexuelle, réelle ou supposée, d'une personne, ou encore les violences à caractère homophobe, qui tuent chaque année plusieurs dizaines de français-es. |
|
Edito de Sylvette Rochas 1er Mai : Fête du travail ? Mais aussi journée de mobilisation pour la défense des droits des travailleuses et des travailleurs. C'est donc le moment où jamais pour dénoncer haut et fort les discriminations à l'emploi en direction des femmes. Alors si vous êtes témoin ou victime de discrimination de genre au travail, ne le taisez plus, faites le savoir car c'est illégal !
Sylvette ROCHAS, Adjointe au Maire d'Echirolles Culture & Egalité femmes-hommes Conseillère générale de l'Isère
|
|
Le forum Objectif emploi, qui s'est tenu le 21 avril dernier à Échirolles, a accueilli des personnes venues de toute l'agglomération, à la recherche d'informations, de contacts et de pistes pour construire leur avenir professionnel. Cette année, c'est l'accès à l'emploi pour les femmes qui a été retenu comme thème-phare du Forum. Une table-ronde a permis aux intervenantes et au participant-es de comprendre pourquoi l'égalité n'est pas encore une réalité dans le domaine de l'emploi : difficultés pour trouver des modes de garde pour les enfants à des coûts accessibles (c'est un vrai frein qui empêche encore de trop nombreuses femmes de s'engager dans l'emploi), problèmes pour retrouver un emploi après un congé parental long, discriminations à l'embauche, temps partiel subi, écarts de salaires, plafond de verre... Au fil des témoignages, la liste s'allonge. Pourtant, au-delà de ces obstacles, des solutions existent... Et d'autres sont encore sans doute à inventer ! La maison pour l'égalité femmes-hommes relève aussi que les employeurs ont leur carte à jouer dans cette marche pour l'égalité : développement de crèches d'entreprises, vigilance sur l'égalité professionnelle, label égalité... Quelques organismes et entreprises locales s'engagent dans cette voie, qui reste à poursuivre pour que de plus en plus d'initiatives voient le jour. Enfin, la solution viendra aussi d'autres évolutions, qui ne se jouent pas seulement dans le monde du travail, mais aussi au coeur même de la sphère privée, au sein des familles : aujourd'hui en France, les femmes assument en moyenne 80% des tâches ménagères. Avec une répartition plus équilibrée de ces responsabilités dans les foyers, il deviendra plus facile pour les femmes d'investir la sphère professionnelle (mais aussi associative, politique...) aux côtés des hommes. |
|
C'est par un mercredi de grand beau-temps que les petits échirollois et les petites échirolloises sont venus célébrer le 25 mai dernier, comme chaque année à la même période, la "fête de l'école municipale des sports". Un moment fort, piloté par le service des sports de la ville d'Echirolles, qui entend associer un temps festif et convivial à la découverte d'une pratique sportive et de l'univers qui l'entoure. Cette année, la fête a mis à l'honneur le rugby et la Nouvelle-Zélande, avec en perspective la Coupe du monde qui se tiendra de l'autre côté de la planète à l'automne 2011. Au programme : tournoi de rugby et découverte de l'univers du ballon ovale à travers plusieurs activités, sportives et culturelles. Pour l'occasion, la Maison pour l'égalité femmes-hommes animait trois stands, avec pour ambition d'ouvrir les perspectives des plus jeunes quant à la pratique du sport, au delà des stéréotypes de genre, tout en les sensiblisant au respect et à l'égalité filles-garçons à travers quizz et jeux. Les enfants ont également pu découvrir le "plaquage" de façon ludique, grâce à la participation bénévole de deux joueuses de l'équipe féminine des "Coccinelles" (grâce à une très belle saison, les "Coxs" se verront peut-être ouvrir une place en Fédérale 1 pour la saison prochaine - http://www.gucrugby.fr/Feminines.html). Après un haka collectif, c'est la tête pleine de bons souvenirs, et avec sans doute de nouvelles vocations pour le rugby, que les enfants ont quitté cette manifestation, prenant d'ores et déjà rendez-vous pour de nouvelles aventures sportives l'année prochaine. |
|
"La fabrique des garçons", c'est le livre passionant publié par Sophie Ayral, institutrice puis professeure d'Espagnol, qui conduit également des recherches universitaires sur la violence à l'école. Dans la continuité de sa thèse, elle a choisi de mettre en lumière un chiffre : dans 80% des cas, les sanctions au collège concernent les garçons. Sophie Ayral propose d'analyser cette apparente inégalité de traitement en interrogeant le système punitif à la lumière du genre. En adoptant ce point de vue original et en donnant la parole aux élèves et aux adultes, l'auteure dévoile la face cachée de la punition scolaire : au fil des pages, elle révèle la façon dont l'institution scolaire renforce, à son corps défendant, des identités de genre stéréotypées, et galvanise les comportements "virilistes" qu'elle voudrait sanctionner. Plutôt que de parvenir à réprimer des mots ou des actes violents, sexistes ou homophobes par exemple, la punition manque sa cible : elle devient un moyen, pour certains garçons, d'asseoir leur identité masculine en défiant l'autorité scolaire, renforçant à leurs yeux leur virilité. La sanction devient alors partie intégrante d'un système de confrontation permanent entre ces élèves et l'institution. Ce sont également les relations des élèves entre eux qui sont concernées : l'auteure précise que les jeunes filles auraient en effet tendance à préférer les "bad boys" souvent punis, ce qui rendrait la sanction encore plus "rentable" pour les garçons. Ce qu'ils mettent en péril en matière de réussite scolaire et professionnelle à long terme, ils le gagnent en reconnaissance sociale immédiate et en respect de la part de leurs camarades. Dès lors, certains jeunes adoptent volontairement une attitude répréhensible pour rechercher la punition, annulant ainsi l'effet dissuasif de la sanction. Cet ouvrage est aussi un plaidoyer pour une éducation vraiment égalitaire, qui ne renforce pas, mais au contraire combatte les processus de reproduction des stéréotypes de genre, et par extension, des inégalités entre les sexes. |
|
Une vingtaine de jeunes grenoblois et grenobloises travaillent depuis un an autour d'un spectacle de danse intitulé "Carmencité-Carmencità". A l'origine de ce spectacle, un projet de création artistique, porté par la MJC Prémol. L'été dernier, c'est la question des relations entre les jeunes du quartier, et en particulier celles des rapports sociaux entre les sexes, qui s'est imposée comme le fil rouge du projet naissant. La démarche de création a ensuite été alimentée par la recherche de textes et de musiques, la rencontre de professionnel-les de différents horizons, l'écriture de chansons, l'invention de chorégraphies, ainsi que l'interprétation musicale et vocale d'un nouveau répertoire. Mais c'est aussi et surtout une réflexion collective autour des identités féminines et masculines, autour de la place des filles et des garçons dans le quartier, leur façon d'interagir, de s'affronter et de s'aimer, qui s'est dessinée à mesure que le projet avancait... Le thème retenu finalement est celui du crime passionnel : le choix se porte en effet sur l'opéra "Carmen" comme support à l'expression du quotidien des jeunes et à la mise en jeu de cette problématique universelle que sont les rapports sociaux de genre. C'est donc à partir du vécu des jeunes investi-es dans le projet, de leur rapports au genre et à l'autre, que le spectacle de danse prend forme. Si le choix de mettre en scène l'histoire tragique de Carmen convoque inéluctablement un répertoire assez dramatique et transmet de fait une vision relativement funeste de la situation, ce parti-pris permet néanmoins de mettre à jour certaines réalités de la violence et de l'incompréhension qui président parfois aux relations entre garçons et filles, dans les "quartiers" comme ailleurs... réalités encore trop souvent passées sous silence. Un exutoire, en somme, derrière lequel se cache une démarche exemplaire, menée collectivement par des filles et des garçons, avec la ferme intention de se libérer des contraintes de genre pour avancer sur le terrain de l'égalité des sexes et du vivre-ensemble. Le chemin à faire est encore grand, certes, mais c'est avec ce type d'initiatives et d'énergie que les choses avancent, les mentalités avec...
Samedi 3 juin à 20h30 et dimanche 4 juin à 17h
Voir aussi l'agenda de l'agglo |
|
Dans les remous de la déferlante médiatique suscitée par la maintenant fameuse « affaire DSK », de nouvelles voix se sont élevées pour dénoncer le « sexisme ordinaire » qui traverse encore aujourd'hui toutes les sphères de la société française, depuis la classe politique, en passant par le monde du travail et jusque dans les foyers. En effet, derrière la revendication du droit à la présomption de « véracité » pour la victime des faits présumés, qui fait écho au droit à la « présomption d'innocence » rappelé de façon chronique depuis l'éclosion de l'affaire, c'est un message de ras-le-bol que font entendre aujourd'hui des militant-es féministes, des journalistes, des hommes et des femmes politiques. Fer de lance de cette contestation, les jeunes associations Osez le féminisme, la Barbe et Paroles de femmes ont publié le 21 mai dernier un manifeste intitulé « Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent ! », assorti d'une pétition qui compte aujourd'hui près de 30 000 signataires (www.osezlefeminisme.fr/article/sexisme-ils-se-lachent-les-femmes-trinquent). Le message est le suivant : au-delà de la culpabilité ou non de l'ex-président du FMI, rien ne justifie les propos sexistes et les tentatives de minimisation de la gravité des violences sexuelles qui ont pu être entendus ces dernières semaines, à la radio, à la télévision, mais aussi au travail, au café, sur internet... Dans ce contexte, il apparaît en effet salutaire de rappeler quelques chiffres : on estime à plus de 75 000 le nombre de femmes victimes de viols en France chaque année. Seuls 6% des agressions sexuelles feraient l'objet d'une plainte auprès des services de police. Dans 80% des cas, l'agresseur est connu de sa victime. Un ras-le-bol qui laisse place à une forme d'espoir néanmoins : ces derniers jours ont vu émerger un discours de dénonciation du sexisme presque unanime dans les médias, relayé y compris par ceux qui avaient été mis au pilori pour leur propos, parmi lesquels l'ex-directeur de Marianne Jean-François Kahn. Si certains y verront probablement une manifestation supplémentaire de la « pensée unique » et du politiquement correct, d'autres avancent déjà que la question de l'égalité des sexes et de la lutte contre le sexisme figureront en bonne position parmi les enjeux de la présidentielle de 2012. Beaucoup de bruit donc, mais peut-être pas pour rien cette fois-ci. |
|
Les 2 et 3 juillet derniers, quelques 600 participants et participantes se sont réunis à Evry pour les « Rencontres féministes », organisées à l'initiative de la jeune association « Osez le féminisme ». Cet événement, sans précédent depuis dix ans, portait une double ambition : jeter un regard neuf sur la question de l'égalité, mais aussi « dépoussiérer » quelque peu le mouvement féministe, souvent un peu 'ringardisé' (tout autant que méconnu). Ces rencontres ont su relever le défi de réunir des hommes et des femmes de tous âges, ainsi que de nombreuses associations féministes. Pari tenu ! Les débats qui ont animé ces deux journées de rencontres ont permis de converger vers un texte commun : « L'égalité, maintenant » ! Ce manifeste pointe l'urgence de faire avancer les droits, mais aussi les mentalités. En effet, mobilisation et vigilance restent indispensables face aux fermetures de centres IVG par exemple, mais aussi devant la persistance d'un « sexisme ordinaire » qui se manifeste jusqu'aux plus hautes sphères de la société. Autant de raisons pour les associations participantes de dépasser leurs dissensions et de se rassembler. Si les points de divergence sont toujours présents au sein du mouvement féministe (sur des sujets comme la prostitution, la pornographie, ou encore les différentes modalités d'action), ces deux journées ont avant tout été placées sous le signe de la transmission entre les générations, et de la mutualisation des énergies. Avec une volonté commune : faire en sorte que les enjeux de l'égalité entre les femmes et les hommes trouvent toute leur place dans la campagne présidentielle et les débats qui s'amorcent. A suivre... |
|
Pour la première fois, le Stade des Alpes va accueillir une rencontre de foot féminin, à l’initiative de la Métro et en partenariat avec le Conseil général. Une première qui tombe à pic alors que la discipline n’avait jamais été autant exposée médiatiquement, grâce à la belle performance de l’équipe de France en Coupe du monde et du trophée remporté par les Lyonnaises en UEFA Women's Champions League 2011. Pour le club de Claix, un match comme celui-là représente donc une aubaine. “C’est sûr, les filles sont très emballées”, explique dans un sourire l’entraîneur du Claix Football Féminines, Nicolas Bach. “Jouer l’OL au Stade des Alpes, c’est pour nous une occasion énorme !” Championnes d’Europe, les Lyonnaises trustent aussi la première place du championnat français de D1 depuis cinq ans. Autant dire que les “Violettes” de Claix, 5e de D2 en 2011, auront fort à faire. Pour autant, celles-ci ne sont pas disposées à se laisser manger toutes crues. “C’est un vrai match de début de saison ! Notre championnat commence la semaine suivante et on fait une grosse préparation. Nous prenons cette rencontre très au sérieux.” Autre point positif, la lumière portée à cette occasion sur le foot féminin dans l’agglomération. La discipline commence tout doucement à y pointer son nez avec des sections existantes ou en cours de création à l’US Gières, l’UO Portugal (Saint-Martin-d’Hères), Les 2 Rochers (Saint-Égrève), Meylan Le Rachais ou l’US Versoud. Des clubs parmi lesquels le Claix Football (80 féminines sur 240 licencié-es) compte bien prendre bonne place, avec un véritable projet tourné autour d’une section féminine complète. |
|
L'égalité a-t-elle un sexe ? |
|
Dans le cadre de la Quinzaine pour l'égalité femmes-hommes en Rhône Alpes, la Métro, la ville d'Échirolles et la Maison pour l'égalité femmes hommes vous invitent à brasser les mots et les idées, à débattre... & à slamer !
Femmes et hommes : quels enjeux pour l'égalité, quelles nouvelles formes d'action possibles ?
Signatures de la Charte européenne de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale par Gières, Poisat et Herbeys. Avec Sarah Boukalaa, Conseillère déléguée à la jeunesse, région Rhône-Alpes, et Jocelyne Bougeard, adjointe au maire de Rennes, Présidente de la commission égalité de l'AFCCRE.
Scène ouverte aux arts de la parole, pour toutes et tous, |
|
Appel à la manifestation nationale du 5 novembre à Paris contre les violences faites aux femmes :
"La domination masculine imprègne l’ensemble des rapports sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les hommes : au travail, dans la représentation politique, à la maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Partout les femmes doivent se battre pour l’égalité.
Nous féministes individuelles, associations féministes, syndicats et partis politiques, tenons à réaffirmer que la lutte contre les violences faites aux femmes est une lutte première pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et que nous continuerons à la mener envers et contre tout. Nous réaffirmons que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du domaine public car elles tombent sous le coup de la loi. LES REVENDICATIONS
Signataires : Collectif national pour les Droits des Femmes, Actit-Union des Femmes Socialistes, Agir contre le chômage, les Alternatifs, Alternative Libertaire, ANEF, Apel-Egalité, Association des communistes unitaires, Association Contre le Bizutage, Association Groupe Cadre de Vie, Association pour les Droits des Femmes du 20è, Association v.ideaux/teledebout.org, Atalante vidéo, Attac, CADAC, Centre LGBT Paris Ile de France, CGT, Les Chiennes de garde, Collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité, Collectif féministe contre le Viol, Collectif Féministe « Ruptures » et Réseau Féministe « Ruptures », Collectif féminin masculin de Vitry, Collectif mixité CGT des Bouches du Rhône, Collectif région parisienne pour les Droits des Femmes, Comité de vigilance et de suivi pour l’application de la loi du 9 juillet 2010, Coordination lesbienne de France, DECIL : Démocratie et Citoyenneté Locale (Mantes la Jolie), Du Côté Des Femmes ( Cergy), FASTI, Elu-e-s contre les Violences faites aux Femmes, Europe Ecologie Les Verts, « Femmes libres » Radio Libertaire, Fédération nationale Solidarité femmes, Femmes solidaires, FIT, une femme, un toit, FSU, Garçes (groupe d’action et de réflexion contre l’environnement sexiste, Sciences po Paris), Gauche unitaire, Initiative des Femmes Kurdes en France, Initiative Féministe Européenne France,Intersyndicale CFDT-CGT SDFE, Lesbiennes of Color, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marche mondiale des Femmes, MJCF, Mouvement Jeunes Femmes, NPA, Osez le féminisme, Paroles de femmes, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti socialiste, Planning Familial, RAJFIRE, SOS sexisme, Stop Précarité, UNEF, Union syndicale Solidaires.
Pour signer l'appel : signatures5novembre@gmail.com |
|
Une intéressante enquête vient d'être publiée, sur le regard que portent les Françaises sur le féminisme et sur les campagnes d’ «Osez le féminisme !» . |
|
25 novembre 1981 - 25 novembre 2011... drôle d'anniversaire !
L’année 2011 entre en résonance avec plusieurs événements :
Si l'on questionnait une personne prise au hasard sur ce que représente le 25 novembre, cela ne lui évoquerait sans doute pas grande chose, sauf peut-être la Sainte Catherine si elle a gardé en mémoire de vieilles traditions... C'est pourtant la date retenue par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999 pour condamner les violences faites aux femmes, considérant que ce problème avait atteint les proportions d’une pandémie : Au moins une femme sur trois, dans le monde, a déjà
Les violences conjugales ne relèvent pas de l’intime ou de la sphère privée où elles bénéficieraient du secret, se jouant entre deux individus dans un rapport de domination: elles concernent toute la société par le coût social et économique dont l’ampleur est encore trop méconnue. Alors qu’elles n’hésitent plus, qu’elles parlent, qu’elles portent plainte, qu’elles appellent le 3919 ! De nombreuses associations et professionnel-le-s peuvent les écouter et les aider.
* « L’arsenal juridique » existe mais est encore insuffisant : voir ci-après l’appel d’associations de défense des droits des femmes à une manifestation à Paris, le 5 novembre prochain. |
| Agenda de l'agglo | |
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Et ailleurs... | |
|
|
|||||||||||||||||||||