La MétroVille d'Échirolles
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la Boîte à outils
Allez les filles... et les garçons !

C'est par un mercredi de grand beau-temps que les petits échirollois et les petites échirolloises sont venus célébrer le 25 mai dernier, comme chaque année à la même période, la "fête de l'école municipale des sports". Un moment fort, piloté par le service des sports de la ville d'Echirolles, qui entend associer un temps festif et convivial à la découverte d'une pratique sportive et de l'univers qui l'entoure. Cette année, la fête a mis à l'honneur le rugby et la Nouvelle-Zélande, avec en perspective la Coupe du monde qui se tiendra de l'autre côté de la planète à l'automne 2011.

Au programme : tournoi de rugby et découverte de l'univers du ballon ovale à travers plusieurs activités, sportives et culturelles. Pour l'occasion, la Maison pour l'égalité femmes-hommes animait trois stands, avec pour ambition d'ouvrir les perspectives des plus jeunes quant à la pratique du sport, au delà des stéréotypes de genre, tout en les sensiblisant au respect et à l'égalité filles-garçons à travers quizz et jeux. Les enfants ont également pu découvrir le "plaquage" de façon ludique, grâce à la participation bénévole de deux joueuses de l'équipe féminine des "Coccinelles" (grâce à une très belle saison, les "Coxs" se verront peut-être ouvrir une place en Fédérale 1 pour la saison prochaine - http://www.gucrugby.fr/Feminines.html).

Après un haka collectif, c'est la tête pleine de bons souvenirs, et avec sans doute de nouvelles vocations pour le rugby, que les enfants ont quitté cette manifestation, prenant d'ores et déjà rendez-vous pour de nouvelles aventures sportives l'année prochaine.



"La fabrique des garçons, sanctions et genre au collège"

"La fabrique des garçons", c'est le livre passionant publié par Sophie Ayral, institutrice puis professeure d'Espagnol, qui conduit également des recherches universitaires sur la violence à l'école. Dans la continuité de sa thèse, elle a choisi de mettre en lumière un chiffre : dans 80% des cas, les sanctions au collège concernent les garçons. Sophie Ayral propose d'analyser cette apparente inégalité de traitement en interrogeant le système punitif à la lumière du genre.

En adoptant ce point de vue original et en donnant la parole aux élèves et aux adultes, l'auteure dévoile la face cachée de la punition scolaire : au fil des pages, elle révèle la façon dont l'institution scolaire renforce, à son corps défendant, des identités de genre stéréotypées, et galvanise les comportements "virilistes" qu'elle voudrait sanctionner. Plutôt que de parvenir à réprimer des mots ou des actes violents, sexistes ou homophobes par exemple, la punition manque sa cible : elle devient un moyen, pour certains garçons, d'asseoir leur identité masculine en défiant l'autorité scolaire, renforçant à leurs yeux leur virilité. La sanction devient alors partie intégrante d'un système de confrontation permanent entre ces élèves et l'institution. 

Ce sont également les relations des élèves entre eux qui sont concernées : l'auteure précise que les jeunes filles auraient en effet tendance à préférer les "bad boys" souvent punis, ce qui rendrait la sanction encore plus "rentable" pour les garçons. Ce qu'ils mettent en péril en matière de réussite scolaire et professionnelle à long terme, ils le gagnent en reconnaissance sociale immédiate et en respect de la part de leurs camarades. Dès lors, certains jeunes adoptent volontairement une attitude répréhensible pour rechercher la punition, annulant ainsi l'effet dissuasif de la sanction.

Cet ouvrage est aussi un plaidoyer pour une éducation vraiment égalitaire, qui ne renforce pas, mais au contraire combatte les processus de reproduction des stéréotypes de genre, et par extension, des inégalités entre les sexes.



Carmen dans(e) la cité

Une vingtaine de jeunes grenoblois et grenobloises travaillent depuis un an autour d'un spectacle de danse intitulé "Carmencité-Carmencità". A l'origine de ce spectacle, un projet de création artistique, porté par la MJC Prémol.

L'été dernier, c'est la question des relations entre les jeunes du quartier, et en particulier celles des rapports sociaux entre les sexes, qui s'est imposée comme le fil rouge du projet naissant. La démarche de création a ensuite été alimentée par la recherche de textes et de musiques, la rencontre de professionnel-les de différents horizons, l'écriture de chansons, l'invention de chorégraphies, ainsi que l'interprétation musicale et vocale d'un nouveau répertoire. Mais c'est aussi et surtout une réflexion collective autour des identités féminines et masculines, autour de la place des filles et des garçons dans le quartier, leur façon d'interagir, de s'affronter et de s'aimer, qui s'est dessinée à mesure que le projet avancait... Le thème retenu finalement est celui du crime passionnel : le choix se porte en effet sur l'opéra "Carmen" comme support à l'expression du quotidien des jeunes et à la mise en jeu de cette problématique universelle que sont les rapports sociaux de genre.

C'est donc à partir du vécu des jeunes investi-es dans le projet, de leur rapports au genre et à l'autre, que le spectacle de danse prend forme. Si le choix de mettre en scène l'histoire tragique de Carmen convoque inéluctablement un répertoire assez dramatique et transmet de fait une vision relativement funeste de la situation, ce parti-pris permet néanmoins de mettre à jour certaines réalités de la violence et de l'incompréhension qui président parfois aux relations entre garçons et filles, dans les "quartiers" comme ailleurs... réalités encore trop souvent passées sous silence. Un exutoire, en somme, derrière lequel se cache une démarche exemplaire, menée collectivement par des filles et des garçons, avec la ferme intention de se libérer des contraintes de genre pour avancer sur le terrain de l'égalité des sexes et du vivre-ensemble. Le chemin à faire est encore grand, certes, mais c'est avec ce type d'initiatives et d'énergie que les choses avancent, les mentalités avec...

 

Samedi 3 juin à 20h30 et dimanche 4 juin à 17h
Théâtre Prémol, Grenoble

 

Voir aussi l'agenda de l'agglo
 



Beaucoup de bruit pour rien ?

Dans les remous de la déferlante médiatique suscitée par la maintenant fameuse « affaire DSK », de nouvelles voix se sont élevées pour dénoncer le « sexisme ordinaire » qui traverse encore aujourd'hui toutes les sphères de la société française, depuis la classe politique, en passant par le monde du travail et jusque dans les foyers. En effet, derrière la revendication du droit à la présomption de « véracité » pour la victime des faits présumés, qui fait écho au droit à la « présomption d'innocence » rappelé de façon chronique depuis l'éclosion de l'affaire, c'est un message de ras-le-bol que font entendre aujourd'hui des militant-es féministes, des journalistes, des hommes et des femmes politiques. Fer de lance de cette contestation, les jeunes associations Osez le féminisme, la Barbe et Paroles de femmes ont publié le 21 mai dernier un manifeste intitulé « Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent ! », assorti d'une pétition qui compte aujourd'hui près de 30 000 signataires (www.osezlefeminisme.fr/article/sexisme-ils-se-lachent-les-femmes-trinquent).

Le message est le suivant : au-delà de la culpabilité ou non de l'ex-président du FMI, rien ne justifie les propos sexistes et les tentatives de minimisation de la gravité des violences sexuelles qui ont pu être entendus ces dernières semaines, à la radio, à la télévision, mais aussi au travail, au café, sur internet... Dans ce contexte, il apparaît en effet salutaire de rappeler quelques chiffres : on estime à plus de 75 000 le nombre de femmes victimes de viols en France chaque année. Seuls 6% des agressions sexuelles feraient l'objet d'une plainte auprès des services de police. Dans 80% des cas, l'agresseur est connu de sa victime.

Un ras-le-bol qui laisse place à une forme d'espoir néanmoins : ces derniers jours ont vu émerger un discours de dénonciation du sexisme presque unanime dans les médias, relayé y compris par ceux qui avaient été mis au pilori pour leur propos, parmi lesquels l'ex-directeur de Marianne Jean-François Kahn. Si certains y verront probablement une manifestation supplémentaire de la « pensée unique » et du politiquement correct, d'autres avancent déjà que la question de l'égalité des sexes et de la lutte contre le sexisme figureront en bonne position parmi les enjeux de la présidentielle de 2012. Beaucoup de bruit donc, mais peut-être pas pour rien cette fois-ci.



L'égalité, c'est maintenant !

 

Les 2 et 3 juillet derniers, quelques 600 participants et participantes se sont réunis à Evry pour les « Rencontres féministes », organisées à l'initiative de la jeune association « Osez le féminisme ».

Cet événement, sans précédent depuis dix ans, portait une double ambition : jeter un regard neuf sur la question de l'égalité, mais aussi « dépoussiérer » quelque peu le mouvement féministe, souvent un peu 'ringardisé' (tout autant que méconnu). Ces rencontres ont su relever le défi de réunir des hommes et des femmes de tous âges, ainsi que de nombreuses associations féministes.

Pari tenu ! Les débats qui ont animé ces deux journées de rencontres ont permis de converger vers un texte commun : « L'égalité, maintenant » ! Ce manifeste pointe l'urgence de faire avancer les droits, mais aussi les mentalités. En effet, mobilisation et vigilance restent indispensables face aux fermetures de centres IVG par exemple, mais aussi devant la persistance d'un « sexisme ordinaire » qui se manifeste jusqu'aux plus hautes sphères de la société. Autant de raisons pour les associations participantes de dépasser leurs dissensions et de se rassembler.

Si les points de divergence sont toujours présents au sein du mouvement féministe (sur des sujets comme la prostitution, la pornographie, ou encore les différentes modalités d'action), ces deux journées ont avant tout été placées sous le signe de la transmission entre les générations, et de la mutualisation des énergies. Avec une volonté commune : faire en sorte que les enjeux de l'égalité entre les femmes et les hommes trouvent toute leur place dans la campagne présidentielle et les débats qui s'amorcent. A suivre...



Le football féminin sort de l'ombre

Pour la première fois, le Stade des Alpes va accueillir une rencontre de foot féminin, à l’initiative de la Métro et en partenariat avec le Conseil général. Une première qui tombe à pic alors que la discipline n’avait jamais été autant exposée médiatiquement, grâce à la belle performance de l’équipe de France en Coupe du monde et du trophée remporté par les Lyonnaises en UEFA Women's Champions League 2011.

Pour le club de Claix, un match comme celui-là représente donc une aubaine. “C’est sûr, les filles sont très emballées”, explique dans un sourire l’entraîneur du Claix Football Féminines, Nicolas Bach. “Jouer l’OL au Stade des Alpes, c’est pour nous une occasion énorme !”

Championnes d’Europe, les Lyonnaises trustent aussi la première place du championnat français de D1 depuis cinq ans. Autant dire que les “Violettes” de Claix, 5e de D2 en 2011, auront fort à faire.

Pour autant, celles-ci ne sont pas disposées à se laisser manger toutes crues. “C’est un vrai match de début de saison ! Notre championnat commence la semaine suivante et on fait une grosse préparation. Nous prenons cette rencontre très au sérieux.”

Autre point positif, la lumière portée à cette occasion sur le foot féminin dans l’agglomération. La discipline commence tout doucement à y pointer son nez avec des sections existantes ou en cours de création à l’US Gières, l’UO Portugal (Saint-Martin-d’Hères), Les 2 Rochers (Saint-Égrève), Meylan Le Rachais ou l’US Versoud.

Des clubs parmi lesquels le Claix Football (80 féminines sur 240 licencié-es) compte bien prendre bonne place, avec un véritable projet tourné autour d’une section féminine complète.
“Notre objectif, explique Nicolas Bach, est de réussir à monter des équipes exclusivement féminines chez les 7 à 12 ans, qui jouent le plus souvent en équipe mixte, une situation insuffisamment motivante pour les joueuses.”



Affiche Rhône-Alpes Première Quinzaine régionale de l'égalité femmes-hommes : au féminin et au masculin, les acteurs de l'agglomération grenobloise se mobilisent !

L'égalité a-t-elle un sexe ?
C’est la question que pose la Région Rhône-Alpes tout au long de cette première Quinzaine pour l’égalité entre les femmes et les hommes, du 7 au 21 octobre 2011. Initiée par Cécile Cukierman, Conseillère spéciale à l’égalité femmes-hommes, cette Quinzaine est l'occasion de bousculer idées reçues et stéréotypes, qui pèsent sur les femmes comme sur les hommes.
Les initiatives vont se multiplier dans la région et dans l'agglomération : conférences, expositions, publications, théâtre, formations, débats, humour… la Quinzaine sera jalonnée de moments forts pour témoigner du chemin à accomplir autant que des succès déjà rencontrés.
Pour les collectivités territoriales, les associations, les institutions qui s'engagent en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, l'heure est venue de faire bouillonner les idées et les actions ! Profitez de cette riche programmation d'octobre pour venir partager les enjeux, apporter des éclairages et des idées nouvelles, pour que l'on puisse inventer ensemble l'égalité pour demain.
Retrouvez l'ensemble du programme de l'agglomération grenobloise dans l'agenda des Rdv de l'égalité, et sur le site du Conseil régional Rhône-Alpes.
Bonne Quinzaine à tous et à toutes !



Stéréotypes : stop ! Jeudi 20 octobre à la Bobine - Femmes, hommes : paroles et mots s'invitent, l'égalité s'invente

Dans le cadre de la Quinzaine pour l'égalité femmes-hommes en Rhône Alpes, la Métro, la ville d'Échirolles et la Maison pour l'égalité femmes hommes vous invitent à brasser les mots et les idées, à débattre... & à slamer !

  • 18h-19h30 : Conférence-débat

Femmes et hommes : quels enjeux pour l'égalité, quelles nouvelles formes d'action possibles ?
Faire avancer l'égalité : oui, mais comment ? Acteurs publics et associations peuvent-ils inventer de nouvelles formes d'action ?
. Jocelyne Bougeard, adjointe au maire de Rennes, Présidente de la commission égalité de l'AFCCRE (Association française du conseil des communes et régions d'Europe)
. Chloë Legouez , collectif «La Barbe»
. Laurine Bricard, Osez le féminisme
. et avec Alberte Dessarts, Conseillère déléguée Métro chargée de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et de l'accessibilité, et Sylvette Rochas, 1ère adjointe au maire d'Échirolles chargée de la cohésion sociale, du développement culturel et de l'égalité femmes-hommes.

  • 19h30 : Les communes s'engagent !

Signatures de la Charte européenne de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale par Gières, Poisat et Herbeys. Avec Sarah Boukalaa, Conseillère déléguée à la jeunesse, région Rhône-Alpes, et Jocelyne Bougeard, adjointe au maire de Rennes, Présidente de la commission égalité de l'AFCCRE.

  • 20h : Buffet solidaire déambulatoire autour de l'exposition « Égalité : Regard sur l'agglomération grenobloise »
  • 20h30 : Soirée slam

Scène ouverte aux arts de la parole, pour toutes et tous,
présentée et animée par Barbie Tue Rick, Boutchou, et Mots Paumés.
Vous avez 5 minutes pour dire, lire, improviser un poème, un texte, une histoire, une chanson, un conte, un sketch... sur le thème : ''Égalité entre les femmes et les hommes''.
N'oubliez pas vos textes !
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Entrée libre et gratuite
Jeudi 20 octobre à partir de 18h à la BOBINE
42 boulevard Clémenceau - Grenoble



Affiche 5 novembre 2011 Contre les violences au pays des « droits de l'Homme », où sont les droits des Femmes ?

Appel à la manifestation nationale du 5 novembre à Paris contre les violences faites aux femmes :

 

"La domination masculine imprègne l’ensemble des rapports sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les hommes : au travail, dans la représentation politique, à la maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Partout les femmes doivent se battre pour l’égalité.
Les affaires récentes impliquant des hommes politiques ont mis en évidence un déni profond des violences faites aux femmes. Les insultes sexistes, les propos méprisants ont fusé et occupé écrans et colonnes de journaux. A l’heure actuelle, la confusion est grande entre libertinage et violence sexuelle, entre drague et harcèlement sexuel, entre relation sexuelle et viol.
Ces affaires sont médiatisées uniquement en raison de la célébrité des hommes concernés.
Les violences envers les femmes sont quotidiennes et universelles sur l’ensemble de la planète. Elles sont l’expression des rapports de domination exercés par les hommes sur les femmes dans le système patriarcal.
Les violences, toutes les femmes connaissent : elles peuvent aller crescendo, de l’insulte au meurtre, en passant par le viol, du sexisme ordinaire au crime…

  • c’est la main aux fesses dans le métro et les sifflets méprisants dans la rue
  • c’est la fille obligée de s’habiller en jogging pour avoir la paix
  • c’est la femme menacée d’un mariage forcé
  • c’est la femme qui rentre à 2 heures du matin et regarde sans cesse derrière elle pour voir si personne ne la suit
  • ce sont les coups, injures, insultes, menaces, humiliations, viols par le conjoint
  • c’est la copine, au travail, harcelée constamment par son chef qui veut la faire « passer à la casserole »
  • c’est la lesbienne qui est violée pour lui apprendre ce qu’est « un homme, un vrai »
  • c’est la voisine qu’on entend crier et pour laquelle on hésite encore à appeler les flics
  • c’est la femme qui n’a jamais pu dire que son père l’a violée dans sa jeunesse et que cela a fichu sa vie en l’air
  • c’est la femme immigrée qui ne peut rien dire contre les violences de son mari quand son titre de séjour dépend de lui
  • c’est la femme violée dans un conflit armé qui réclame l’asile en France
  • c’est la mère de 3 enfants qui vit seule et est contrainte de se prostituer pour boucler les fins de mois
  • c’est la fille violée par plusieurs garçons, que ce soit dans une cave, un salon ou lors d’un bizutage
  • c’est la femme qui meurt sous les coups d’un conjoint ou d’un ex conjoint…

Nous féministes individuelles, associations féministes, syndicats et partis politiques, tenons à réaffirmer que la lutte contre les violences faites aux femmes est une lutte première pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et que nous continuerons à la mener envers et contre tout. Nous réaffirmons que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du domaine public car elles tombent sous le coup de la loi.
 

LES REVENDICATIONS
Pour lutter contre les violences, pour signifier l’interdit, il faut des lois à la fois ambitieuses et pleinement mises en oeuvre. Il faut donc avoir la ferme volonté politique de voter des lois efficaces et de les appliquer en se fixant comme tout premier objectif d’informer, de sensibiliser, de convaincre. Ce n’est pas le cas de la énième loi contre les violences votée, grâce à nos mobilisations, en juillet 2010.
Malgré des avancées, elle est en effet incomplète parce que de nombreuses revendications ont été laissées de côté lors des débats législatifs. En outre, les premières remontées sur son application semblent pour le moins « contrastées »… CA SUFFIT !
Parce que les violences ne doivent pas être une fatalité pour les femmes, nous exigeons, comme en Espagne, une loi cadre contre les violences faites aux femmes.
Tout de suite nous exigeons :

  • des campagnes d’information et de sensibilisation pérennes auprès de tous les publics et la mise en place d’une véritable éducation non sexiste à tous les niveaux de l’éducation nationale
  • une formation spécifique et obligatoire en matière de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes pour tou-te-s les professionnel-le-s concerné-e-s
  • la possibilité que toutes les femmes en danger de violences soient protégées, de par la loi, et non seulement celles victimes de violences conjugales ou menacées de mariage forcé.
  • le changement dans le code pénal et le code du travail de la définition du harcèlement sexuel. Le harcèlement sexuel c’est, comme le dit l’Union Européenne, un « comportement non désiré à connotation sexuelle »
  • la délivrance ou le renouvellement dans les plus brefs délais du titre de séjour pour les femmes étrangères victimes de violences conjugales.
  • le statut de réfugié pour toute femme demandant l’asile parce victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes
  • l’abrogation du délit de racolage et la mise en œuvre d’une politique de pénalisation du client de la prostitution.
  • une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes en danger.
  • la mise en place d’un Observatoire national des violences qui étudie, impulse, évalue les politiques menées
  • Nous exigeons aussi que des moyens soient dégagés pour permettre un contrôle de l’application des lois sur les violences faites aux femmes. Nous exigeons qu’une commission de contrôle multipartite soit mise en place où siègeraient les pouvoirs publics, des parlementaires et des associations de défense des droits des femmes.
  • Enfin nous exigeons que les associations féministes conservent les missions de service public auprès des victimes qui leur sont conférées, ce qui implique non seulement le maintien des moyens financiers qui leur étaient accordés mais aussi leur augmentation. Il est hors de question que l’État se désengage ! Si des missions de service public sont transférées aux collectivités territoriales, le budget doit suivre ! "

Signataires : Collectif national pour les Droits des Femmes, Actit-Union des Femmes Socialistes, Agir contre le chômage, les Alternatifs, Alternative Libertaire, ANEF, Apel-Egalité, Association des communistes unitaires, Association Contre le Bizutage, Association Groupe Cadre de Vie, Association pour les Droits des Femmes du 20è, Association v.ideaux/teledebout.org, Atalante vidéo, Attac, CADAC, Centre LGBT Paris Ile de France, CGT, Les Chiennes de garde, Collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité, Collectif féministe contre le Viol, Collectif Féministe « Ruptures » et Réseau Féministe « Ruptures », Collectif féminin masculin de Vitry, Collectif mixité CGT des Bouches du Rhône, Collectif région parisienne pour les Droits des Femmes, Comité de vigilance et de suivi pour l’application de la loi du 9 juillet 2010, Coordination lesbienne de France, DECIL : Démocratie et Citoyenneté Locale (Mantes la Jolie), Du Côté Des Femmes ( Cergy), FASTI, Elu-e-s contre les Violences faites aux Femmes, Europe Ecologie Les Verts, « Femmes libres » Radio Libertaire, Fédération nationale Solidarité femmes, Femmes solidaires, FIT, une femme, un toit, FSU, Garçes (groupe d’action et de réflexion contre l’environnement sexiste, Sciences po Paris), Gauche unitaire, Initiative des Femmes Kurdes en France, Initiative Féministe Européenne France,Intersyndicale CFDT-CGT SDFE, Lesbiennes of Color, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marche mondiale des Femmes, MJCF, Mouvement Jeunes Femmes, NPA, Osez le féminisme, Paroles de femmes, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti socialiste, Planning Familial, RAJFIRE, SOS sexisme, Stop Précarité, UNEF, Union syndicale Solidaires.

 

Pour signer l'appel : signatures5novembre@gmail.com



Mme Melle M Enquête : les Françaises et le féminisme

Une intéressante enquête vient d'être publiée, sur le regard que portent les Françaises sur le féminisme et sur les campagnes d’ «Osez le féminisme !» . 
Réalisée par Harris Interactive pour Grazia (auprès d'un échantillon représentatif de 744 femmes de 18 ans et plus), elle nous permet de découvrir le regard des femmes sur la place du féminisme aujourd’hui dans la société française : un peu plus de la moitié des Françaises (55%) se définissent elles-mêmes comme féministes, et huit femmes sur dix estiment que l’existence de mouvements et associations féministes est utile aujourd’hui.
Et l'avis des hommes sur la question ? Aux associations de les mobiliser aussi sur les enjeux de l'égalité des sexes !
Les résultats de l'enquête sont à découvrir en ligne : http://www.harrisinteractive.fr/news/2011/07102011.asp
Bonne lecture !



25 novembre 1981 - 25 novembre 2011... drôle d'anniversaire !

 

L’année 2011 entre en résonance avec plusieurs événements :

  • 1791 : 220 ans qu’Olympe de Gouges rédigeait sa désormais célèbre Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
  • 1981 : 30 ans que la France voyait la mise en place de son premier Ministère des Droits des Femmes
  • 1991 : 20 ans qu’une femme occupait pour la  première (et unique !) fois le poste de 1ère Ministre…
  • Et c’est depuis 30 ans, le 25 novembre 1981, suite à l’assassinat le 25 novembre 1960 des 3 soeurs Mirabal en République dominicaine, que les défenseur-e-s des droits des femmes commémorent une journée contre les violences sexistes.

Si l'on questionnait une personne prise au hasard sur ce que représente le 25 novembre, cela ne lui évoquerait sans doute pas grande chose, sauf peut-être la Sainte Catherine si elle a gardé en mémoire de vieilles traditions... C'est pourtant la date retenue par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999 pour condamner les violences faites aux femmes, considérant que ce problème avait atteint les proportions d’une pandémie : 

Au moins une femme sur trois, dans le monde, a déjà

  • été battue,
  • contrainte à avoir des rapports sexuels,
  • ou a été victime d'autres mauvais traitements - généralement de la part d'un proche.

Les violences conjugales ne relèvent pas de l’intime ou de la sphère privée où elles bénéficieraient du secret, se jouant entre deux individus dans un rapport de domination: elles concernent toute la société par le coût social et économique dont l’ampleur est encore trop méconnue.
Aujourd’hui « l’arsenal juridique »* permet aux femmes de dénoncer des conjoints, fils, pères ou frères qui useraient de ce rapport violent pour contraindre, humilier, dominer des compagnes, filles, mères, épouses, sœurs...
 

Alors qu’elles n’hésitent plus, qu’elles parlent, qu’elles portent plainte, qu’elles appellent le 3919 ! De nombreuses associations et professionnel-le-s peuvent les écouter et les aider.


Sylvette ROCHAS,
1ère Adjointe au Maire d'Échirolles
Cohésion sociale, Culture et Égalité Femmes-Hommes
Conseillère générale de l’Isère

 

* « L’arsenal juridique » existe mais est encore insuffisant : voir ci-après l’appel d’associations de défense des droits des femmes à une manifestation à Paris, le 5 novembre prochain.



SSI 2011 Semaine de la Solidarité internationale à Eybens, Gières, Herbeys, Poisat et Venon : les femmes et le développement

Le Collectif Solidarité internationale du canton d’Eybens s'engage de nouveau dans la campagne de la Semaine de la solidarité internationale du 14 au 20 novembre 2011. Le thème choisi cette année, “Fille, femme, mère”, nous donne l'occasion de revenir sur quelques uns des 8 Objectifs du millénaire pour le développement, définis en 2000 par les Nations Unies : 

 

Objectif 2 : Éducation. Donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle d’études primaires. Éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaires et secondaires.

 

Objectif 3 : Égalité des sexes et autonomisation des femmes. Deux tiers des illettrés sont des femmes. Le taux d’emploi des femmes est inférieur d'un tiers à celui des hommes. Pourtant, lorsque des femmes sont impliquées dans des initiatives (projet de développement
agricole par exemple), le taux de réussite est nettement supérieur à celui constaté lorsqu’elles en sont exclues. Si elles sont victimes de violences, d’intolérances et de persécutions, elles luttent chaque jour pour leur survie, la démocratie, la justice et plus généralement le respect de leurs droits fondamentaux.

 

Objectif 5 : Améliorer la santé maternelle. Si des progrès sont notés, le taux de mortalité reste important : 1 femme sur 48 meurt en moyenne pendant l’accouchement. Le 20 septembre 2011, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a rappelé l’importance du programme “Chaque femme, chaque enfant”, et l’organisation a pris de nouveaux engagements pour sauver les femmes et les enfants.

 

Le Collectif s’est saisi de cette problématique afin de partager, de débattre de cette réalité à travers un programme varié proposé pendant cette semaine : théâtre, musique, expositions, débats. Partez à la découverte !



Buzzons contre le sexisme Concours jeunes : « Buzzons contre le sexisme » !

Nombreux et nombreuses sont les jeunes qui ont des idées, des choses à dire et à montrer, et une grande envie que le monde bouge vers plus d'égalité entre les filles et les garçons, les hommes et les femmes. La webTV « Télé debout » ouvre un concours national pour valoriser leurs initiatives, et pour faire le buzz contre le sexisme.
Entre 10 et 22 ans, seuls ou en équipes, accompagnés ou non, les jeunes peuvent réaliser une vidéo drôle, sérieuse, révoltée, déjantée... Avec une caméra ou un simple téléphone portable, ils auront 2 à 20 minutes pour s'exprimer en image.
Humour, parodie, renversement de situations pour mettre en évidence les inégalité, utopies d'un monde idéal ou l’égalité entre les sexes existerait, fictions, documentaires sur des actions en faveur de l'égalité, séquences d’animations en utilisant pâte à modeler ou dessins… Tous les genres sont possibles !
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 31 décembre 2011,  les films devront ensuite être envoyés avant le 15 mars 2012. Les gagnant-e-s dans chaque catégorie d'âge remporteront des prix (matériel vidéo, DVD, livres...).
Dans l'agglomération grenobloise, les films seront présentés dans le cadre d'une Carte Blanche aux jeunes pour l'égalité. Une manière d'amener de nouvelles idées, de l'énergie, des images et des questions, pour faire avancer l'égalité.
Pour s'inscrire : http://teledebout.org/concours/qui-quoi-comment/



Nouvelles news L'info a-t-elle un sexe ?

Presse écrite, télévision, radio : les médias ne sont pas toujours à la pointe de la parité dans les choix de sujets, de portraits ou d'interviews. C'est ce que confirme le nouveau rapport de la Commission sur l'image des femmes dans les médias, qui vient tout juste d'être remis à la ministre Mme Bachelot. Le constat est sans appel : tous médias confondus, ce sont toujours 20 % d’expertes pour 80 % d’experts qui sont choisis. Depuis un an, les représentants des médias se sont lancés dans une démarche « d'autorégulation », pour que la moitié de l'humanité ne soit plus invisible, et pour veiller aux stéréotypes sexistes qui peuvent être véhiculés sur les hommes comme sur les femmes. Cela suffira-t-il pour autant pour concrétiser la parité ?...
Le rapport est disponible en ligne : http://www.solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/RM2011-181P_femmes_ds_medias_RAPPORT_definitif.pdf et en prêt gratuit à la Maison pour l'égalité femmes-hommes.

La publication de ce rapport nous donne l'occasion de mettre en lumière quelques initiatives, qui montrent qu'il est possible de passer à l'action pour la parité dans les médias. Sur internet, on peut notamment faire un tour du côté des « Nouvelles news » : ce très bon magazine d'information choisit de traiter l'actualité en respectant la parité. Il donne autant de visibilité aux femmes qu'aux hommes dans le contenu de l'information, et tente de gommer les stéréotypes sexués. A découvrir en ligne : www.lesnouvellesnews.fr

Sur les ondes, l'émission "Les femmes, toute une histoire" propose également un regard nouveau sur l'actualité. Présentée par Stéphanie Duncan, l'émission est diffusée le dimanche de 16h à 17h depuis le mois de septembre sur France Inter. Chaque semaine, elle décrypte l'histoire des femmes et de la marche vers l'égalité, en France et dans le monde, et permet de mieux comprendre les enjeux du présent et les débats d'actualité. Une autre façon de mettre en lumière le rôle des femmes et des hommes dans les révolutions arabes par exemple, et de donner la parole à de nombreux spécialistes, parmi lesquels Françoise Héritier, Elisabeth Badinter ou encore Geneviève Fraisse. Les émissions archivées peuvent être écoutées en ligne sur le site de France Inter : www.franceinter.fr/emission-les-femmes-toute-une-histoire

Rappelons enfin la diffusion régulière de l'émission « DégenréE », sur la radio grenobloise Kaléidoscope. Pendant 1h30, l'émission questionne la construction des identités de genre, à travers des thèmes tels que l'éducation, les religions, l'immigration, la prison ou encore le rapport au corps, en mettant en lumière le point de vue de femmes. Diffusion sur Kaléidoscope dans l'agglomération grenobloise sur 97 FM, le deuxième et quatrième mercredi du mois de 18h30 à 20h, et le premier et troisième lundi à 18h.



Saison 1 de l'égalité dans le spectacle vivant : l'Amphithéâtre du Pont de Claix s'engage !

Curieusement, le domaine de la culture et plus spécifiquement celui du spectacle vivant sont loin d'être à l'avant-garde sur les questions d'égalité entre les femmes et les hommes. Quelques chiffres suffisent à souligner cette réalité : 84% des théâtres cofinancés par l'État sont dirigés par des hommes, 85% des textes que nous entendons sur les scènes françaises sont écrits par des hommes, 78% des spectacles que nous voyons sont créés par des hommes. Ces chiffres sont issus du très intéressant rapport De l'interdit à l'empêchement de Reine Prat, commandé par le ministère de la Culture et de la Communication et publié en 2006 puis actualisé en 2009 (disponible en ligne et en prêt gratuit à la Maison pour l'égalité femmes-hommes). Ces constats ont suscité d'abord de l'étonnement et des réactions fortes de la part des professionnel-les de la culture, puis des initiatives ont vu le jour, notamment dans les agglomérations lyonnaise et grenobloise.
C'est ainsi que l'Amphithéâtre du Pont de Claix s'est saisi de cette question. Emmanuelle Bibard dirige l'Amphithéâtre depuis septembre 2010 : c'est une scène Rhône-Alpes qui propose du théâtre, de la danse, de la musique, du cirque pour tout public, jeune ou moins jeune, avec une dimension éducative particulièrement développée. La programmation s'attache à faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, avec des spectacles qui apportent leur pierre à l'édifice de l'égalité en général, qu'il s'agisse de l'égalité entre les arts ou de l'égalité entre les hommes et les femmes.
Lire la suite de l'article.



Filles et garçons : Cassons les clichés !

Quoi de neuf du côté de la lutte contre les stéréotypes sur les garçons et les filles ? Sur un mode ludique et malin, découvrez en ligne un guide pédagogique, un livret pour les élèves et un autre pour les parents. Des jeux, des histoires et des illustrations colorées mettent en scène Madame Ourse et Monsieur Ours : ces outils très bien conçus permettent aux plus jeunes d'identifier et de questionner les clichés les plus courants sur les hommes et les femmes, les filles et les garçons. Les ours proposent aux enfants de s'interroger : bricoler, cuisiner, grimper aux arbres, danser, est-ce réservé à un seul sexe ?
Créés par la Ligue de l'enseignement de Paris, ces outils sont téléchargeables en ligne et sont disponibles en prêt gratuit à la Maison pour l'égalité.



L'édito de Sylvette Rochas

En formulant nos souhaits pour le passage dans l’année 2012, il est intéressant de maintenir un œil dans le rétroviseur pour, sur la base des constats, élaborer nos perspectives.
 

Au plan politique, 2011 a connu deux élections :

Pour les cantonales : Au niveau national, 13,8 % seulement de femmes siègent dans les assemblées départementales. En Isère, après la démission de 3 conseillers généraux, ce sont 3 nouvelles élues (leurs remplaçantes) qui ont rejoint notre équipe portant à 10 le nombre de conseillères sur les 58 élu-e-s (soit 17,24 % ).

Pour les sénatoriales : En 2011, 76 femmes ont été élues au Sénat et représentent 21,8% de la Haute Assemblée. Pour la première fois depuis longtemps, cette part est en diminution : elles étaient 21,9 % en 2008 (et elles ne sont que 18,5 % à l’Assemblée nationale).

 

Les chiffres clés 2010 de l’égalité entre les femmes et les hommes, publiés en 2011 par le Ministère, appellent encore de nombreuses remarques : les écarts ne se comblent pas, les femmes restent les plus précaires, les plus vulnérables, en première ligne pour intervenir dans les emplois d’aide à la personne, pour subir les temps partiels imposés, les horaires atypiques ou décalés … le plafond de verre n’est pas une métaphore mais une triste réalité ! Les réformes successives, que ce soit la réforme des retraites ou celle des collectivités, percutent plus violemment les femmes que les hommes et renforcent les inégalités … Le refus d’inscrire aux programmes scolaires l’approche par genre (faisant un amalgame affligeant entre genre, transgenre, sexualités…) démontre la méconnaissance et le peu de volonté d’avancer sur le sujet.


Le rôle des politiques publiques est pourtant essentiel pour avancer dans ces réflexions, pour ouvrir les consciences et œuvrer, là aussi à un vivre ensemble harmonieux et équilibré, affranchi de toute domination. C’est tout le sens de notre travail à Échirolles où la Maison pour l’Égalité Femmes-Hommes oriente son action de manière intégrée et transversale.


En 2011 le réseau d’agglomération a poursuivi son travail de réflexion, de partage de pratiques et a coordonné des actions notamment dans le cadre de la quinzaine pour l’égalité de la Région initiée par la nouvelle conseillère régionale spéciale à l’égalité, Cécile Cuckierman.


Alors convaincue que c’est par l’action publique que nous pourrons actionner les leviers pour plus d’égalité,

Je vous invite, à l’orée de cette nouvelle année porteuse de multiples espoirs, à écouter les candidat-e-s, à entendre leurs propositions en matière d’égalité, qu’elles soient de genre ou sociales, et à leur faire écho au moyen de vos bulletins de vote pour une société plus juste !
 

Belle et heureuse année à chacun-e.

 

Sylvette ROCHAS
1ère Adjointe au Maire d’Échirolles
Cohésion sociale, Culture et Égalité Femmes-Hommes, Conseillère générale d’Échirolles Est - Bresson



L'égalité femmes-hommes dans les politiques publiques locales : un regard sur l'agglomération

Deux nouvelles ressources sont à votre disposition !
L'exposition : « Égalité, regards sur l'agglomération grenobloise » créée avec la Métro propose une douzaine de panneaux sur les enjeux et les expériences locales en faveur de l'égalité. Visuels et informatifs, ils sont aussi un support pédagogique pour les acteurs de l'agglomération investis sur des projets en faveur de l'égalité des sexes. L'exposition est en prêt gratuit à la Maison pour l'égalité femmes-hommes. Elle sera notamment exposée à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, à partir du 5 mars dans le hall de l'Hôtel de Ville d'Echirolles, puis le 8 mars à la Butte. Vous pouvez d'ores et déjà la visionner en ligne et la réserver en nous contactant.

Le livret  « L'égalité femmes-hommes dans les politiques publiques locales » est un recueil d'expériences conduites dans l'agglomération grenobloise. Il propose un panorama dans le domaine des politiques sociales, économiques, d'emploi, de jeunesse, etc, et approfondit les thèmes abordés dans l'exposition. Vous pouvez le télécharger et/ou le feuilleter, ou en commander un exemplaire papier gratuit à la Maison pour l'égalité femmes-hommes.



L'orientation scolaire renforce-t-elle les stéréotypes de genre ?

C'est la question qui a été récemment débattue à l'occasion de la demi-journée d'étude sur « Orientation scolaire et discrimination : quand les différences de sexe masquent les inégalités » organisée à l'Institut français de l'éducation de Lyon le 20 janvier dernier.

Les choix d'orientation scolaire ne sont pas toujours les mêmes pour les filles et les garçons. En effet, seules 12% des filles de CAP/BEP choisissent les métiers de la production contre 88% pour les métiers de service. Et pour les garçons, ces proportions s'inversent. Du côté de l'enseignement général, les filles sont fortement majoritaires dans les filières littéraires et les garçons sont un peu plus nombreux dans les filières scientifiques - bien que la tendance soit à l'équilibre. Or, les conséquences sur l'insertion professionnelle sont directes : il y a plus d'offres d'emploi dans les secteurs traditionnellement investis par les hommes, et les salaires y sont également plus élevés.

Comment expliquer ces choix différenciés ? Longtemps, ce sont les prédispositions dites « naturelles » liées au sexe qui ont servi à expliquer les choix et les aptitudes des filles et des garçons dans les différentes matières. La scolarité des enfants a été d'emblée sexuée.
Après avoir été longtemps exclues de l'éducation secondaire, les filles ont eu accès à des collèges pour les filles en 1880, d'où étaient absentes les matières « nobles » comme le grec, le latin, et la philosophie, ce qui ne les préparait ni au baccalauréat, ni à l'entrée à l'université. L'objectif était de former avant tout des mères de famille, comme l'affirmait Camille Sée : « La République instruit les jeunes filles qui seront les mères des hommes ». En 1919, un baccalauréat féminin était instauré, puis unifié en 1924 avec celui des garçons. Mais malgré cette unification, les programmes des filles comprenaient toujours des options obligatoires telles que les « travaux à l'aiguille » ou encore l'économie domestique et ménagère, qui n'étaient pas dispensées aux garçons. Cette conception du rôle social biologiquement programmé a longtemps dicté les politiques éducatives des filles. Il faudra attendre 1975 pour que soit obligatoire la mixité de l'enseignement dans tous les établissements publics. Et ce n'est qu'en 1984 que la première convention sur la diversification de l'orientation des filles a été signée par les ministères des droits des femmes et de l'éducation nationale.

Et aujourd'hui, pourquoi si peu d'avancées ?

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DVD "Regards croisés - Planning familial de l'Isère - 50 ans de lutte"

Ce DVD apporte un regard croisé sur le Planning familial, entre les militant-es d'hier et les citoyen-nes d'aujourd'hui. Il évoque la création mouvementée du Planning familial à Grenoble en 1961, son fonctionnement et son évolution, et apporte une réfléxion sur la place du Planning familial de nos jours. Vous pouvez visionner le DVD ou l'acheter en contactant le Planning : secretariat@leplanningfamilial38.org ou 04 76 87 89 24.



 Agenda de l'agglo 
• Projection - discussion "D'égal à égales"
 Mercredi 1er juin 20h 

Antigone, 22 rue des Violettes, Grenoble

Tram C, arrêts Vallier-Catane ou Dr Calmette

Projection du film " d'égal à égales, parcours de femmes migrantes et syndicalistes". En présence du réalisateur Christophe Cordier. Avec le collectif Alternative Libertaire Grenoble.

Projection suivie d’un débat sur le thème : Le syndicalisme est-il encore un outil d’émancipation collective ?

+ d'infos :
voir le site
• Exposition "Paroles de femmes"
 Du 24 mai au 27 juin Du lundi au vendredi 9h-19h 

MJC Abbaye - 1 place de la Commune, Grenoble

Tableaux de Coline le Brun, peintures accompagnées de textes.

Présence de l'artiste les mardis de 17h30 à 19h.

+ d'infos :
tél. 04 76 51 12 51
• Danse : Carmencité-Carmencità
 Samedi 3 juin à 20h30 et Dimanche 4 juin à 17h  

MJC - Théâtre Prémol

7 rue Henri Duhamel - Grenoble - tram A arrêt Arlequin

Des jeunes danseurs et danseuses, musicien-nes, chanteuses et chanteurs nous proposent une version moderne du drame classique "Carmen", et posent à travers ce spectacle la question des relations entre les sexes chez les jeunes et dans les "cités" (cf. article correspondant).

Dans le cadre de l'axe de création culturelle de la MJC Prémol.

Entrée libre

• Formation juridique : Mariage, divorce et conséquences
 Lundi 6 et mardi 7 juin  

Grenoble

L'ADATE propose deux journées de formation sur le thème "Mariage, divorce et incidences sur le droit au séjour et sur la nationalité française". Cette formation a pour objectif d'aider les professionnel-les à se familiariser avec ces notions de droit international privé et à comprendre leur impact sur la situation juridique des ressortissants et ressortissantes étrangers.

Cette formation sera co-animée en partenariat par les juristes de l'ADATE et de la FIJI Rhône-Alpes (Femmes Informations Juridiques Internationales).

50€ / journée

25€ / journée pour les bénévoles associatifs et les étudiants

+ d'infos :
tél. 04.76.44.92.72/46.52
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• Dîner-débat "Etre une femme ? C'est du sport !"
 Mercredi 8 juin 19h30 

Hôtel Mercure, 11, rue général Mangin, Grenoble

Bernard THEVENET, Président, et tous les membres du Club Panathlon Grenoble-Alpes organisent un dîner-débat autour du thème« Etre Femme ? C’est du sport ! ».

En ouverture, projection d’images inédites sur les premiers « Jeux Olympiques Féminins ».
Clip de 3 minutes du film « Alice Milliat, la conquête du sport féminin » d’André DREVON.

Cette soirée sera animée par la présence de championnes, éducatrices ou dirigeantes :
Anne FLORIET (Biathlon paralympique), Cécile LOCATELLI (Football), Claire GRANGER (Maison des JO d'Albertville), Colette AMBROISE-THOMAS (CESRE Rhône-Alpes), Jackie BONNIEUX-DEVALUEZ (Rugby), Magali PERRET (Cyclisme), Sarah NICHILO (Judo) et Marie Claire NEPI (Adjointe au Maire de Grenoble).

Renseignements auprès du Panathlon Grenoble Alpes, Maison départementale des Sports - 7, rue de l’industrie, 38320 Eybens

Participation : 30 euros

+ d'infos :
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• Conférence : "De la "fabrique des filles" aux engagements des femmes dans le monde associatif, syndical, scientifique et culturel"
 Jeudi 9 juin 18h30 

Maison des associations d'Echirolles

L'Observatoire isérois de la parité organise, avec le soutien de la Maison pour l'égalité, une conférence-débat, en présence de Françoise Thébaud, historienne, co-auteure du livre "La fabrique des filles. L'éducation des filles de Jules Ferry à la pilule" (2010), Marie-Blandine Niveau, association PARACOR (Parité, Action, Organisation), et Claire Schlenker, APMST (Association pour la parité dans les métiers scientifiques et techniques).

Ce temps d'échange sera l'occasion de mettre en perspective l'éducation genrée dispensée aux jeunes filles et ses conséquences dans l'implication des femmes adultes dans les différentes sphères de la vie sociale, politique et citoyenne. La rencontre se poursuivra autour d'un buffet pour un moment de convivialité.

Accès : Place de la Libération. Tram A, arrêt « Auguste Delaune » et direction Ecole Paul Langevin et Frange Verte, ou bus 13, arrêt « Le Village ». Plan : http://www.ville-echirolles.fr/une_popups/maison_associations/ech_mda_plaquette.pdf

Entrée libre

+ d'infos :
tél. 04 38 70 01 03
• Projection-débat "Quartier de femmes"
 Mardi 14 juin 18h 

MJC Abbaye Jouhaux, Grenoble

L'association "Images Solidaires", en collaboration avec le collectif d'habitants Abbaye Jouhaux, propose la projection du film participatif "Quartier de femmes", réalisé en 2010 avec des femmes de tous les âges issues des quartiers Abbaye, Malherbe, Jouhaux et Teisseire de Grenoble.

Lors de cette soirée, plusieurs associations de femmes de différents horizons seront invitées afin de participer à un échange autour du film, d'un apéritif interculturel et d'une exposition de l’Atelier artiSens sur le thème « la femme dans tous ses états ». Le jeu du même nom « autour de questions de femmes » (mais pas seulement…) sera proposé par le collectif des habitants de Jouhaux.
L’objectif de cette soirée est de croiser les regards sur les problématiques liées au genre, à l'égalité et à la féminité, et de créer un dynamique autour de cette question, d’échanger, de se détendre et de lancer de nouveaux projets et de nouveaux partenariats…

Entrée libre

• Inauguration de l'antenne régionale de l'association "Les Marianne de la diversité"
 Jeudi 16 Juin 18h 

Maison des associations d'Echirolles

L'association "Les Marianne de la diverstité" inaugure son antenne Rhône-Alpes, en présence de la présidente nationale de l'association Fadila Mehal. Ce sera l'occasion de découvrir l'exposition "Les femmes et la diversité au coeur de la République", récemment créée par les Marianne de la Diversité.

Ce temps de rencontre, soutenu par la Maison pour l'égalité, sera suivi d'un buffet.

Accès : Place de la Libération. Tram A, arrêt « Auguste Delaune » puis direction Ecole Paul Langevin et Frange Verte, ou bus 13, arrêt « Le Village ». Plan : http://www.ville-echirolles.fr/une_popups/maison_associations/ech_mda_plaquette.pdf

Entrée libre

• AG du CIDFF de l'Isère
 Vendredi 17 juin 15h 

Mairie de Villard-de-Lans

Assemblée générale du Centre d'information sur les Droits des femmes et des familles de l'Isère

+ d'infos :
tél. 04 76 54 14 35
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• Assises de l'égalité à Fontaine
 Samedi 25 juin 9h - 19h 

La Source

La ville de Fontaine accueillera des Assises de l'Egalité à la Source le samedi 25 juin. Organisées par la fédération de l'Isère du parti communiste, en collaboration avec le parlement européen, ces Assises sont ouvertes aux citoyen-es, aux associations, aux organisations politiques et syndicales. Elles ont pour ambition de mettre à plat les enjeux de l'égalité entre les sexes aujourd'hui, en réunissant des représentants politiques locaux et nationaux, des acteurs de la société civile et des citoyens. Au programme : ateliers, débats, rencontres, pour échanger autour de plusieurs questions : Quelle égalité au travail ? Comment défaire les stéréotypes ? Comment en finir avec les violences de genre, etc.

Un concert viendra clore la journée.

Accès : 38 avenue Lénine. Tram A : Arrêt Fontaine -  Hôtel de Ville - La Source

+ d'infos :
tél. 04 76 87 70 61
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 Et ailleurs... 
• Formation : Entreprendre au féminin
 Mercredi 8 juin  

Maison Rhodanienne de l'Environnement

32, rue Sainte-Hélène, Lyon

Formation destinée aux femmes porteuses de projets de création d'activité économique sur le bassin d'emploi de Belley, de Cibbeins et de Alpes Sud Isère

En présence de Mme Daures, Déléguée Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité Rhône-Alpes, et Mme Cukierman, Vice-Présidente de la Région Rhône-Alpes à l’égalité entre les femmes et les hommes.

+ d'infos :
tél. 06 22 31 04 68
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• Colloque "Les identités de genre en politique"
 Jeudi 23 juin 9h30 - 17h30 

Dijon, Amphithéâtre Eicher du Pôle AAFE - Université de Bourgogne - 2 boulevard Gabriel

L'adoption de la loi sur la parité il y a plus de dix ans a modifié en profondeur le paysage politique français, marquant l'arrivée de nombreuses femmes en politique via les scrutins de liste. Pour autant, l'égalité est encore loin d'être atteinte dans toutes les instances élues (à titre d'exemple, les femmes sont à peine plus de 20% à l'Assemblée nationale et au Sénat).

Ce colloque propose des interventions de chercheurs et chercheuses ainsi que destemps de discussions autour des identités de genre et de l'exercice des mandats politiques. Entrée libre.

+ d'infos :
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• «Dites-le avec des femmes» Rencontres autour de la place des femmes dans l'information
 Jeudi 9 Juin 15h - 20h30 

Conseil général d'Ile de France, Paris

En 2010, en France, près de 76% des personnes citées dans la presse d’information générale étaient des hommes : c’est l’un des résultats du Projet mondial de monitorage des médias (GMMP). Réalisées dans 76 pays du monde depuis 1995, d’autres études formalisées par la WACC (World association for christian communication) confirment ces résultats à l’échelle mondiale, sans beaucoup de variations ni culturelles ni temporelles. Victimes, épouses ou filles de, anonymes beaucoup plus souvent que les hommes, les femmes assument dans l’information des rôles stéréotypés qui ne semblent pas correspondre à la place qu’elles occupent aujourd’hui dans la société.

 15h - 17h : La place des femmes dans l’information

 17h30 - 19h : Journalistes, l’info que vous produisez a-t-elle un genre ?

19h - 20h30 : Dirigeantes, femmes politiques : quelles images de vous dans les médias ?

 

 

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La Maison pour l'égalité femmes hommes est un lieu ressource au service des acteurs de l'agglomération grenobloise sur la thématique du genre. Ce site présente ses missions et ressources, notamment le moteur de recherche des acteurs et des outils disponibles sur l'agglomération.
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