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C'est par un mercredi de grand beau-temps que les petits échirollois et les petites échirolloises sont venus célébrer le 25 mai dernier, comme chaque année à la même période, la "fête de l'école municipale des sports". Un moment fort, piloté par le service des sports de la ville d'Echirolles, qui entend associer un temps festif et convivial à la découverte d'une pratique sportive et de l'univers qui l'entoure. Cette année, la fête a mis à l'honneur le rugby et la Nouvelle-Zélande, avec en perspective la Coupe du monde qui se tiendra de l'autre côté de la planète à l'automne 2011. Au programme : tournoi de rugby et découverte de l'univers du ballon ovale à travers plusieurs activités, sportives et culturelles. Pour l'occasion, la Maison pour l'égalité femmes-hommes animait trois stands, avec pour ambition d'ouvrir les perspectives des plus jeunes quant à la pratique du sport, au delà des stéréotypes de genre, tout en les sensiblisant au respect et à l'égalité filles-garçons à travers quizz et jeux. Les enfants ont également pu découvrir le "plaquage" de façon ludique, grâce à la participation bénévole de deux joueuses de l'équipe féminine des "Coccinelles" (grâce à une très belle saison, les "Coxs" se verront peut-être ouvrir une place en Fédérale 1 pour la saison prochaine - http://www.gucrugby.fr/Feminines.html). Après un haka collectif, c'est la tête pleine de bons souvenirs, et avec sans doute de nouvelles vocations pour le rugby, que les enfants ont quitté cette manifestation, prenant d'ores et déjà rendez-vous pour de nouvelles aventures sportives l'année prochaine. |
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"La fabrique des garçons", c'est le livre passionant publié par Sophie Ayral, institutrice puis professeure d'Espagnol, qui conduit également des recherches universitaires sur la violence à l'école. Dans la continuité de sa thèse, elle a choisi de mettre en lumière un chiffre : dans 80% des cas, les sanctions au collège concernent les garçons. Sophie Ayral propose d'analyser cette apparente inégalité de traitement en interrogeant le système punitif à la lumière du genre. En adoptant ce point de vue original et en donnant la parole aux élèves et aux adultes, l'auteure dévoile la face cachée de la punition scolaire : au fil des pages, elle révèle la façon dont l'institution scolaire renforce, à son corps défendant, des identités de genre stéréotypées, et galvanise les comportements "virilistes" qu'elle voudrait sanctionner. Plutôt que de parvenir à réprimer des mots ou des actes violents, sexistes ou homophobes par exemple, la punition manque sa cible : elle devient un moyen, pour certains garçons, d'asseoir leur identité masculine en défiant l'autorité scolaire, renforçant à leurs yeux leur virilité. La sanction devient alors partie intégrante d'un système de confrontation permanent entre ces élèves et l'institution. Ce sont également les relations des élèves entre eux qui sont concernées : l'auteure précise que les jeunes filles auraient en effet tendance à préférer les "bad boys" souvent punis, ce qui rendrait la sanction encore plus "rentable" pour les garçons. Ce qu'ils mettent en péril en matière de réussite scolaire et professionnelle à long terme, ils le gagnent en reconnaissance sociale immédiate et en respect de la part de leurs camarades. Dès lors, certains jeunes adoptent volontairement une attitude répréhensible pour rechercher la punition, annulant ainsi l'effet dissuasif de la sanction. Cet ouvrage est aussi un plaidoyer pour une éducation vraiment égalitaire, qui ne renforce pas, mais au contraire combatte les processus de reproduction des stéréotypes de genre, et par extension, des inégalités entre les sexes. |
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Une vingtaine de jeunes grenoblois et grenobloises travaillent depuis un an autour d'un spectacle de danse intitulé "Carmencité-Carmencità". A l'origine de ce spectacle, un projet de création artistique, porté par la MJC Prémol. L'été dernier, c'est la question des relations entre les jeunes du quartier, et en particulier celles des rapports sociaux entre les sexes, qui s'est imposée comme le fil rouge du projet naissant. La démarche de création a ensuite été alimentée par la recherche de textes et de musiques, la rencontre de professionnel-les de différents horizons, l'écriture de chansons, l'invention de chorégraphies, ainsi que l'interprétation musicale et vocale d'un nouveau répertoire. Mais c'est aussi et surtout une réflexion collective autour des identités féminines et masculines, autour de la place des filles et des garçons dans le quartier, leur façon d'interagir, de s'affronter et de s'aimer, qui s'est dessinée à mesure que le projet avancait... Le thème retenu finalement est celui du crime passionnel : le choix se porte en effet sur l'opéra "Carmen" comme support à l'expression du quotidien des jeunes et à la mise en jeu de cette problématique universelle que sont les rapports sociaux de genre. C'est donc à partir du vécu des jeunes investi-es dans le projet, de leur rapports au genre et à l'autre, que le spectacle de danse prend forme. Si le choix de mettre en scène l'histoire tragique de Carmen convoque inéluctablement un répertoire assez dramatique et transmet de fait une vision relativement funeste de la situation, ce parti-pris permet néanmoins de mettre à jour certaines réalités de la violence et de l'incompréhension qui président parfois aux relations entre garçons et filles, dans les "quartiers" comme ailleurs... réalités encore trop souvent passées sous silence. Un exutoire, en somme, derrière lequel se cache une démarche exemplaire, menée collectivement par des filles et des garçons, avec la ferme intention de se libérer des contraintes de genre pour avancer sur le terrain de l'égalité des sexes et du vivre-ensemble. Le chemin à faire est encore grand, certes, mais c'est avec ce type d'initiatives et d'énergie que les choses avancent, les mentalités avec...
Samedi 3 juin à 20h30 et dimanche 4 juin à 17h
Voir aussi l'agenda de l'agglo |
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Dans les remous de la déferlante médiatique suscitée par la maintenant fameuse « affaire DSK », de nouvelles voix se sont élevées pour dénoncer le « sexisme ordinaire » qui traverse encore aujourd'hui toutes les sphères de la société française, depuis la classe politique, en passant par le monde du travail et jusque dans les foyers. En effet, derrière la revendication du droit à la présomption de « véracité » pour la victime des faits présumés, qui fait écho au droit à la « présomption d'innocence » rappelé de façon chronique depuis l'éclosion de l'affaire, c'est un message de ras-le-bol que font entendre aujourd'hui des militant-es féministes, des journalistes, des hommes et des femmes politiques. Fer de lance de cette contestation, les jeunes associations Osez le féminisme, la Barbe et Paroles de femmes ont publié le 21 mai dernier un manifeste intitulé « Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent ! », assorti d'une pétition qui compte aujourd'hui près de 30 000 signataires (www.osezlefeminisme.fr/article/sexisme-ils-se-lachent-les-femmes-trinquent). Le message est le suivant : au-delà de la culpabilité ou non de l'ex-président du FMI, rien ne justifie les propos sexistes et les tentatives de minimisation de la gravité des violences sexuelles qui ont pu être entendus ces dernières semaines, à la radio, à la télévision, mais aussi au travail, au café, sur internet... Dans ce contexte, il apparaît en effet salutaire de rappeler quelques chiffres : on estime à plus de 75 000 le nombre de femmes victimes de viols en France chaque année. Seuls 6% des agressions sexuelles feraient l'objet d'une plainte auprès des services de police. Dans 80% des cas, l'agresseur est connu de sa victime. Un ras-le-bol qui laisse place à une forme d'espoir néanmoins : ces derniers jours ont vu émerger un discours de dénonciation du sexisme presque unanime dans les médias, relayé y compris par ceux qui avaient été mis au pilori pour leur propos, parmi lesquels l'ex-directeur de Marianne Jean-François Kahn. Si certains y verront probablement une manifestation supplémentaire de la « pensée unique » et du politiquement correct, d'autres avancent déjà que la question de l'égalité des sexes et de la lutte contre le sexisme figureront en bonne position parmi les enjeux de la présidentielle de 2012. Beaucoup de bruit donc, mais peut-être pas pour rien cette fois-ci. |
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Les 2 et 3 juillet derniers, quelques 600 participants et participantes se sont réunis à Evry pour les « Rencontres féministes », organisées à l'initiative de la jeune association « Osez le féminisme ». Cet événement, sans précédent depuis dix ans, portait une double ambition : jeter un regard neuf sur la question de l'égalité, mais aussi « dépoussiérer » quelque peu le mouvement féministe, souvent un peu 'ringardisé' (tout autant que méconnu). Ces rencontres ont su relever le défi de réunir des hommes et des femmes de tous âges, ainsi que de nombreuses associations féministes. Pari tenu ! Les débats qui ont animé ces deux journées de rencontres ont permis de converger vers un texte commun : « L'égalité, maintenant » ! Ce manifeste pointe l'urgence de faire avancer les droits, mais aussi les mentalités. En effet, mobilisation et vigilance restent indispensables face aux fermetures de centres IVG par exemple, mais aussi devant la persistance d'un « sexisme ordinaire » qui se manifeste jusqu'aux plus hautes sphères de la société. Autant de raisons pour les associations participantes de dépasser leurs dissensions et de se rassembler. Si les points de divergence sont toujours présents au sein du mouvement féministe (sur des sujets comme la prostitution, la pornographie, ou encore les différentes modalités d'action), ces deux journées ont avant tout été placées sous le signe de la transmission entre les générations, et de la mutualisation des énergies. Avec une volonté commune : faire en sorte que les enjeux de l'égalité entre les femmes et les hommes trouvent toute leur place dans la campagne présidentielle et les débats qui s'amorcent. A suivre... |
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Pour la première fois, le Stade des Alpes va accueillir une rencontre de foot féminin, à l’initiative de la Métro et en partenariat avec le Conseil général. Une première qui tombe à pic alors que la discipline n’avait jamais été autant exposée médiatiquement, grâce à la belle performance de l’équipe de France en Coupe du monde et du trophée remporté par les Lyonnaises en UEFA Women's Champions League 2011. Pour le club de Claix, un match comme celui-là représente donc une aubaine. “C’est sûr, les filles sont très emballées”, explique dans un sourire l’entraîneur du Claix Football Féminines, Nicolas Bach. “Jouer l’OL au Stade des Alpes, c’est pour nous une occasion énorme !” Championnes d’Europe, les Lyonnaises trustent aussi la première place du championnat français de D1 depuis cinq ans. Autant dire que les “Violettes” de Claix, 5e de D2 en 2011, auront fort à faire. Pour autant, celles-ci ne sont pas disposées à se laisser manger toutes crues. “C’est un vrai match de début de saison ! Notre championnat commence la semaine suivante et on fait une grosse préparation. Nous prenons cette rencontre très au sérieux.” Autre point positif, la lumière portée à cette occasion sur le foot féminin dans l’agglomération. La discipline commence tout doucement à y pointer son nez avec des sections existantes ou en cours de création à l’US Gières, l’UO Portugal (Saint-Martin-d’Hères), Les 2 Rochers (Saint-Égrève), Meylan Le Rachais ou l’US Versoud. Des clubs parmi lesquels le Claix Football (80 féminines sur 240 licencié-es) compte bien prendre bonne place, avec un véritable projet tourné autour d’une section féminine complète. |
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L'égalité a-t-elle un sexe ? |
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Dans le cadre de la Quinzaine pour l'égalité femmes-hommes en Rhône Alpes, la Métro, la ville d'Échirolles et la Maison pour l'égalité femmes hommes vous invitent à brasser les mots et les idées, à débattre... & à slamer !
Femmes et hommes : quels enjeux pour l'égalité, quelles nouvelles formes d'action possibles ?
Signatures de la Charte européenne de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale par Gières, Poisat et Herbeys. Avec Sarah Boukalaa, Conseillère déléguée à la jeunesse, région Rhône-Alpes, et Jocelyne Bougeard, adjointe au maire de Rennes, Présidente de la commission égalité de l'AFCCRE.
Scène ouverte aux arts de la parole, pour toutes et tous, |
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Appel à la manifestation nationale du 5 novembre à Paris contre les violences faites aux femmes :
"La domination masculine imprègne l’ensemble des rapports sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les hommes : au travail, dans la représentation politique, à la maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Partout les femmes doivent se battre pour l’égalité.
Nous féministes individuelles, associations féministes, syndicats et partis politiques, tenons à réaffirmer que la lutte contre les violences faites aux femmes est une lutte première pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et que nous continuerons à la mener envers et contre tout. Nous réaffirmons que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du domaine public car elles tombent sous le coup de la loi. LES REVENDICATIONS
Signataires : Collectif national pour les Droits des Femmes, Actit-Union des Femmes Socialistes, Agir contre le chômage, les Alternatifs, Alternative Libertaire, ANEF, Apel-Egalité, Association des communistes unitaires, Association Contre le Bizutage, Association Groupe Cadre de Vie, Association pour les Droits des Femmes du 20è, Association v.ideaux/teledebout.org, Atalante vidéo, Attac, CADAC, Centre LGBT Paris Ile de France, CGT, Les Chiennes de garde, Collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité, Collectif féministe contre le Viol, Collectif Féministe « Ruptures » et Réseau Féministe « Ruptures », Collectif féminin masculin de Vitry, Collectif mixité CGT des Bouches du Rhône, Collectif région parisienne pour les Droits des Femmes, Comité de vigilance et de suivi pour l’application de la loi du 9 juillet 2010, Coordination lesbienne de France, DECIL : Démocratie et Citoyenneté Locale (Mantes la Jolie), Du Côté Des Femmes ( Cergy), FASTI, Elu-e-s contre les Violences faites aux Femmes, Europe Ecologie Les Verts, « Femmes libres » Radio Libertaire, Fédération nationale Solidarité femmes, Femmes solidaires, FIT, une femme, un toit, FSU, Garçes (groupe d’action et de réflexion contre l’environnement sexiste, Sciences po Paris), Gauche unitaire, Initiative des Femmes Kurdes en France, Initiative Féministe Européenne France,Intersyndicale CFDT-CGT SDFE, Lesbiennes of Color, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marche mondiale des Femmes, MJCF, Mouvement Jeunes Femmes, NPA, Osez le féminisme, Paroles de femmes, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti socialiste, Planning Familial, RAJFIRE, SOS sexisme, Stop Précarité, UNEF, Union syndicale Solidaires.
Pour signer l'appel : signatures5novembre@gmail.com |
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Une intéressante enquête vient d'être publiée, sur le regard que portent les Françaises sur le féminisme et sur les campagnes d’ «Osez le féminisme !» . |
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25 novembre 1981 - 25 novembre 2011... drôle d'anniversaire !
L’année 2011 entre en résonance avec plusieurs événements :
Si l'on questionnait une personne prise au hasard sur ce que représente le 25 novembre, cela ne lui évoquerait sans doute pas grande chose, sauf peut-être la Sainte Catherine si elle a gardé en mémoire de vieilles traditions... C'est pourtant la date retenue par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999 pour condamner les violences faites aux femmes, considérant que ce problème avait atteint les proportions d’une pandémie : Au moins une femme sur trois, dans le monde, a déjà
Les violences conjugales ne relèvent pas de l’intime ou de la sphère privée où elles bénéficieraient du secret, se jouant entre deux individus dans un rapport de domination: elles concernent toute la société par le coût social et économique dont l’ampleur est encore trop méconnue. Alors qu’elles n’hésitent plus, qu’elles parlent, qu’elles portent plainte, qu’elles appellent le 3919 ! De nombreuses associations et professionnel-le-s peuvent les écouter et les aider.
* « L’arsenal juridique » existe mais est encore insuffisant : voir ci-après l’appel d’associations de défense des droits des femmes à une manifestation à Paris, le 5 novembre prochain. |
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Le Collectif Solidarité internationale du canton d’Eybens s'engage de nouveau dans la campagne de la Semaine de la solidarité internationale du 14 au 20 novembre 2011. Le thème choisi cette année, “Fille, femme, mère”, nous donne l'occasion de revenir sur quelques uns des 8 Objectifs du millénaire pour le développement, définis en 2000 par les Nations Unies :
Objectif 2 : Éducation. Donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle d’études primaires. Éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaires et secondaires.
Objectif 3 : Égalité des sexes et autonomisation des femmes. Deux tiers des illettrés sont des femmes. Le taux d’emploi des femmes est inférieur d'un tiers à celui des hommes. Pourtant, lorsque des femmes sont impliquées dans des initiatives (projet de développement
Objectif 5 : Améliorer la santé maternelle. Si des progrès sont notés, le taux de mortalité reste important : 1 femme sur 48 meurt en moyenne pendant l’accouchement. Le 20 septembre 2011, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a rappelé l’importance du programme “Chaque femme, chaque enfant”, et l’organisation a pris de nouveaux engagements pour sauver les femmes et les enfants.
Le Collectif s’est saisi de cette problématique afin de partager, de débattre de cette réalité à travers un programme varié proposé pendant cette semaine : théâtre, musique, expositions, débats. Partez à la découverte ! |
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Nombreux et nombreuses sont les jeunes qui ont des idées, des choses à dire et à montrer, et une grande envie que le monde bouge vers plus d'égalité entre les filles et les garçons, les hommes et les femmes. La webTV « Télé debout » ouvre un concours national pour valoriser leurs initiatives, et pour faire le buzz contre le sexisme. |
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Presse écrite, télévision, radio : les médias ne sont pas toujours à la pointe de la parité dans les choix de sujets, de portraits ou d'interviews. C'est ce que confirme le nouveau rapport de la Commission sur l'image des femmes dans les médias, qui vient tout juste d'être remis à la ministre Mme Bachelot. Le constat est sans appel : tous médias confondus, ce sont toujours 20 % d’expertes pour 80 % d’experts qui sont choisis. Depuis un an, les représentants des médias se sont lancés dans une démarche « d'autorégulation », pour que la moitié de l'humanité ne soit plus invisible, et pour veiller aux stéréotypes sexistes qui peuvent être véhiculés sur les hommes comme sur les femmes. Cela suffira-t-il pour autant pour concrétiser la parité ?... La publication de ce rapport nous donne l'occasion de mettre en lumière quelques initiatives, qui montrent qu'il est possible de passer à l'action pour la parité dans les médias. Sur internet, on peut notamment faire un tour du côté des « Nouvelles news » : ce très bon magazine d'information choisit de traiter l'actualité en respectant la parité. Il donne autant de visibilité aux femmes qu'aux hommes dans le contenu de l'information, et tente de gommer les stéréotypes sexués. A découvrir en ligne : www.lesnouvellesnews.fr Sur les ondes, l'émission "Les femmes, toute une histoire" propose également un regard nouveau sur l'actualité. Présentée par Stéphanie Duncan, l'émission est diffusée le dimanche de 16h à 17h depuis le mois de septembre sur France Inter. Chaque semaine, elle décrypte l'histoire des femmes et de la marche vers l'égalité, en France et dans le monde, et permet de mieux comprendre les enjeux du présent et les débats d'actualité. Une autre façon de mettre en lumière le rôle des femmes et des hommes dans les révolutions arabes par exemple, et de donner la parole à de nombreux spécialistes, parmi lesquels Françoise Héritier, Elisabeth Badinter ou encore Geneviève Fraisse. Les émissions archivées peuvent être écoutées en ligne sur le site de France Inter : www.franceinter.fr/emission-les-femmes-toute-une-histoire Rappelons enfin la diffusion régulière de l'émission « DégenréE », sur la radio grenobloise Kaléidoscope. Pendant 1h30, l'émission questionne la construction des identités de genre, à travers des thèmes tels que l'éducation, les religions, l'immigration, la prison ou encore le rapport au corps, en mettant en lumière le point de vue de femmes. Diffusion sur Kaléidoscope dans l'agglomération grenobloise sur 97 FM, le deuxième et quatrième mercredi du mois de 18h30 à 20h, et le premier et troisième lundi à 18h. |
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Curieusement, le domaine de la culture et plus spécifiquement celui du spectacle vivant sont loin d'être à l'avant-garde sur les questions d'égalité entre les femmes et les hommes. Quelques chiffres suffisent à souligner cette réalité : 84% des théâtres cofinancés par l'État sont dirigés par des hommes, 85% des textes que nous entendons sur les scènes françaises sont écrits par des hommes, 78% des spectacles que nous voyons sont créés par des hommes. Ces chiffres sont issus du très intéressant rapport De l'interdit à l'empêchement de Reine Prat, commandé par le ministère de la Culture et de la Communication et publié en 2006 puis actualisé en 2009 (disponible en ligne et en prêt gratuit à la Maison pour l'égalité femmes-hommes). Ces constats ont suscité d'abord de l'étonnement et des réactions fortes de la part des professionnel-les de la culture, puis des initiatives ont vu le jour, notamment dans les agglomérations lyonnaise et grenobloise. |
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Quoi de neuf du côté de la lutte contre les stéréotypes sur les garçons et les filles ? Sur un mode ludique et malin, découvrez en ligne un guide pédagogique, un livret pour les élèves et un autre pour les parents. Des jeux, des histoires et des illustrations colorées mettent en scène Madame Ourse et Monsieur Ours : ces outils très bien conçus permettent aux plus jeunes d'identifier et de questionner les clichés les plus courants sur les hommes et les femmes, les filles et les garçons. Les ours proposent aux enfants de s'interroger : bricoler, cuisiner, grimper aux arbres, danser, est-ce réservé à un seul sexe ? |
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L'édito de Sylvette Rochas En formulant nos souhaits pour le passage dans l’année 2012, il est intéressant de maintenir un œil dans le rétroviseur pour, sur la base des constats, élaborer nos perspectives. Au plan politique, 2011 a connu deux élections : Pour les cantonales : Au niveau national, 13,8 % seulement de femmes siègent dans les assemblées départementales. En Isère, après la démission de 3 conseillers généraux, ce sont 3 nouvelles élues (leurs remplaçantes) qui ont rejoint notre équipe portant à 10 le nombre de conseillères sur les 58 élu-e-s (soit 17,24 % ). Pour les sénatoriales : En 2011, 76 femmes ont été élues au Sénat et représentent 21,8% de la Haute Assemblée. Pour la première fois depuis longtemps, cette part est en diminution : elles étaient 21,9 % en 2008 (et elles ne sont que 18,5 % à l’Assemblée nationale).
Les chiffres clés 2010 de l’égalité entre les femmes et les hommes, publiés en 2011 par le Ministère, appellent encore de nombreuses remarques : les écarts ne se comblent pas, les femmes restent les plus précaires, les plus vulnérables, en première ligne pour intervenir dans les emplois d’aide à la personne, pour subir les temps partiels imposés, les horaires atypiques ou décalés … le plafond de verre n’est pas une métaphore mais une triste réalité ! Les réformes successives, que ce soit la réforme des retraites ou celle des collectivités, percutent plus violemment les femmes que les hommes et renforcent les inégalités … Le refus d’inscrire aux programmes scolaires l’approche par genre (faisant un amalgame affligeant entre genre, transgenre, sexualités…) démontre la méconnaissance et le peu de volonté d’avancer sur le sujet.
Je vous invite, à l’orée de cette nouvelle année porteuse de multiples espoirs, à écouter les candidat-e-s, à entendre leurs propositions en matière d’égalité, qu’elles soient de genre ou sociales, et à leur faire écho au moyen de vos bulletins de vote pour une société plus juste ! Belle et heureuse année à chacun-e.
Sylvette ROCHAS |
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Deux nouvelles ressources sont à votre disposition ! Le livret « L'égalité femmes-hommes dans les politiques publiques locales » est un recueil d'expériences conduites dans l'agglomération grenobloise. Il propose un panorama dans le domaine des politiques sociales, économiques, d'emploi, de jeunesse, etc, et approfondit les thèmes abordés dans l'exposition. Vous pouvez le télécharger et/ou le feuilleter, ou en commander un exemplaire papier gratuit à la Maison pour l'égalité femmes-hommes. |
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C'est la question qui a été récemment débattue à l'occasion de la demi-journée d'étude sur « Orientation scolaire et discrimination : quand les différences de sexe masquent les inégalités » organisée à l'Institut français de l'éducation de Lyon le 20 janvier dernier. |
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Ce DVD apporte un regard croisé sur le Planning familial, entre les militant-es d'hier et les citoyen-nes d'aujourd'hui. Il évoque la création mouvementée du Planning familial à Grenoble en 1961, son fonctionnement et son évolution, et apporte une réfléxion sur la place du Planning familial de nos jours. Vous pouvez visionner le DVD ou l'acheter en contactant le Planning : secretariat@leplanningfamilial38.org ou 04 76 87 89 24. |
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