La MétroVille d'Échirolles
la Boîte à outils
 Les RdV de l'égalité font peau neuve 

Nouvelle année, nouvelle formule ! Les RdV mensuels publiés par la Maison pour l'égalité vous proposent désormais les évènements à venir sur l'égalité et le genre (dans l'agglo et ailleurs en France), mais aussi les actus publiées sur le site  internet chaque mois! Vous y trouverez des éléments d'actualité, des idées de lectures, des présentations d'outils disponibles à la Maison pour l'égalité... Et une fois par trimestre, un édito donnera le ton politique.

 

N'hésitez pas à nous communiquer vos actus du mois prochain : contact@egalite-femmes-hommes.fr

 

www.maison-egalite-femmes-hommes.fr

 

 L'Edito : L'égalité professionnelle menacée par la réforme des retraites 

Le projet de réforme des retraites va aggraver les inégalités entre les Femmes et les Hommes

 

Aujourd’hui en France, la retraite moyenne est d’environ 1 110 € :

  • 811 € pour une femme
  • et 1 410 € pour un homme !

Cette énorme différence reflète les écarts entre les femmes et les hommes au cours de la vie active. En 2010, les femmes, qui représentent 80 % des personnes précaires, sont toujours victimes d’une inégalité de traitement sur le marché du travail :

  • différences de salaires (rémunérations féminines de 25 à 30 % inférieures à celles des hommes),
  • travail à temps partiel subi (80 % des personnes à temps partiel sont des femmes),
  • plus forte exposition au chômage,
  • laborieuse évolution de carrière (plafond de verre),
  • nombreuses interruptions (maternité mais aussi garde d’enfants malades et congés parentaux encore très majoritairement pris par les mères).

Loin d’être rectifiés, les écarts se creusent à la retraite. Les réformes successives (1993 et 2003 notamment) ont accentué ces inégalités. Le calcul des pensions sur les 25 meilleures années au lieu des 10 meilleures, a fait baisser les retraites des femmes. Le processus d’allongement de la durée de cotisations et le mécanisme de la décote, qui pénalisent celles et ceux qui n’ont pu valider la totalité des trimestres exigés, frappent particulièrement les femmes : 40 % d’entre elles obtiennent une carrière complète contre 86 % des hommes ; un tiers des salariées, aujourd’hui déjà, attendent 65 ans pour prendre leur retraite.

Bien que le Gouvernement ait désigné 2010
« Année de lutte contre les violences faites aux femmes »,
le projet de réforme des retraites s’avère être
une véritable VIOLENCE SOCIALE à leur encontre.
En effet, les femmes vont être les premières à devoir, dans des métiers souvent difficiles (aide à la personne, commerces et services …) travailler jusqu’à 67 ans !!

 

Doublement concernées, les femmes doivent doublement s’impliquer dans les luttes pour refuser cette réforme !

Voilà pourquoi le 7 septembre prochain, je manifesterai contre ce projet anti-social qui aggrave les inégalités !

 

Sylvette ROCHAS, Adjointe au Maire d’Echirolles

Egalité Femmes-Hommes & Développement culturel

 

 L'agenda de l'agglo 
• Film "Entre nos mains"
 Mercredi 8 septembre 20h30 

Cinéma Les Méliès, 3 rue de Strasbourg, Grenoble

Salué par la critique au dernier festival de Cannes, "Entre nos mains" sera en avant-première au Méliès à l'occasion de Yess! Ce film retrace l'épopée de salariés, principalement des femmes, confrontées à la faillite de leur entreprise de lingerie. Les salarié-es tentent de la reprendre sous forme de coopérative et découvrent dans cette aventure collective une nouvelle liberté. Au fur et à mesure que leur projet prend forme, ces femmes et ces hommes se heurtent à leur patron et à la réalité du « marché ». L’entreprise devient alors un petit théâtre où se jouent sur un ton espiègle, entre soutiens-gorge et culottes, des questions fondamentales économiques et sociales.

Tarif Normal : 6,60 E. Tarif Réduit : 5,80 E
 

• YESS
 11 et 12 septembre  

Parc Paul Mistral, Grenoble

La manifestation YESS réunira 150 structures de l’économie sociale et solidaire de l'agglomération grenobloise (dont les associations Antigone et le Mouvement français du Planning familial de l'Isère). Venez découvrir les pratiques qui changent le quotidien.
YESS, comme le Y de l’agglomération grenobloise de l’économie sociale et solidaire.
Marché solidaire, éco-construction, éducation populaire, consommation responsable, ressourceries, coopératives, services à la personne, mobilité douce, AMAP, jardins partagés, mutuelles, ONG …
A la rencontre de cette économie positive dont les plus-values sont d'abord sociales, solidaires et environnementales.

• Théâtre "Maman fait son coming out"
 Jeudi 16 Septembre 20H 

Salle Edmond VIGNE, 23 rue des Alpes, Fontaine

Dans le cadre de la lutte contre l'homophobie, Fontaine vous propose ce spectacle décapant, vivant, féminin, au texte tantôt tendre, tantôt acide. Dans cette pièce, Marie Nemo nous raconte le coming out de sa maman et la réaction de son entourage à cette sortie du placard pour le moins inattendue. Son entourage? Sa fille ado déjantée, sa fille trentenaire et bien peignée, sa vieille copine de gym lubrique, sa soeur rurale et puritaine, une religieuse compatissante, une lesbienne millitante qui se prend pour Dalida, une amoureuse attendrissante... Pendant plus d'une heure, elle dénonce et décortique avec jubilation les préjugés tenaces qui planent autour de l'homosexualité. Ce spectacle à la fois engagé et sensible permettra à chacun-e de se reconnaître, de rire et de s'interroger.

Spectacle gratuit sur réservation.

+ d'infos :
tél. 04 76 28 76 28
• Théâtre "L'éducation de Rita"
 Mardi 28 septembre 20h30 

Salle du Laussy, 15 rue Victor Hugo, Gières

L'éducation de Rita nous est présentée par Les aériens du spectacle. Rita est une jeune femme, coiffeuse de son métier. Dotée d’une volonté surprenante et touchante, elle tient à s’élever intellectuellement et culturellement afin de sortir du milieu populaire d’où elle vient. C’est la raison qui la pousse à prendre des cours à l’Université pour tous, où elle rencontre le chemin de Franck, un professeur amoureux de la littérature mais désabusé par la vie. Mais, au final, qui de la jeune érudite ou de l'intellectuel blasé apprendra le plus de cette rencontre improbable? 

Paf : 8  à 14 euros

• Expo "La Dame du Jeu de Paume - Rose Valland sur le front de l'art"
 Jusqu'au 25 octobre  

Musée de la Résistance et de la déportation, 14 rue Hébert, Grenoble

"Rose Valland sur le front de l’art". Cette iséroise est une figure emblématique de l’histoire de la récupération des œuvres d’art spoliées pendant la Seconde Guerre mondiale. L’exposition proposée par le Musée de la Résistance présente le parcours de cette femme résistante qui a consacré sa vie à l’art.

 Et ailleurs... 
• La fête de l'Humanité célèbre ses 80 ans
 Vendredi 10, Samedi 11, Dimanche 12 septembre  

Paris, la Courneuve

A l'occasion de sa 80ème édition, La Fête de l'Humanité, qui a lieu chaque année début septembre, nous offre une programmation comme à son habitude riche et diversifiée (concerts, débats, théâtre, village du monde, village du livre, etc). Elle accueillera notamment quatre rencontres-débats consacrées aux questions de genre et d'égalité femmes-hommes : Samedi à 14h, "La place des femmes dans les arts du spectacle", en présence de Geneviève Fraisse et Jean Pierre Han, à 15h30 "Féminisme, école et travail", à 18h débat "Le sport au féminin", et le dimanche à 14h "Salaires, retraites, une année décisive pour l'égalité entre les hommes et les femmes." Voilà qui annonce une rentrée animée!

• Colloque "Faire et écrire l'Histoire : Féminismes et lutte des classes de 1970 à nos jours"
 Samedi 25 Septembre 9h-18h30 

Paris

Salle des fêtes de l'Hôtel de Ville de Paris, entrée par le 3 rue Boileau, 75 004

Ce colloque est organisé à l'occasion du 40ème anniversaire du MLF par le Collectif Droits des Femmes en collaboration avec la Mairie de Paris. L’écriture de l’histoire du ML F est un chantier tout juste défriché. Dans cette vaste entreprise, l’histoire du lien entre féminisme et lutte de classes relève quasiment de l’impensé.
 

Inscriptions par mail : feminismeluttedeclasses@gmail.com

Paf : 5 euros

 Ca s'est passé le mois dernier... 
Parentalité : quelle place pour les pères ?

Pourquoi entend-on parler aujourd’hui de « nouveaux pères » ?
Le modèle traditionnel du « bon père », seul en charge de l'autorité familiale, est fortement remis en cause. L'autorité parentale est de plus en plus partagée, notamment depuis la disparition de la notion de "chef de famille" au regard de la loi (en 1970).  Les rôles des hommes dans les familles évoluent, et de nouvelles formes de paternité émergent.

Cependant, les représentations sociales ont la vie dure : les femmes sont encore souvent vues comme ayant le rôle principal dans la parentalité, notamment dans sa dimension affective, réduisant le père à un rôle d'autorité.

La place des pères a largement évolué selon les époques, ce que nous confirme un rapide coup d'oeil historique. Le modèle romain du pater familias ayant tous les droits sur son enfant, y compris de le vendre ou de le tuer, a laissé place au père « moral », influencé par le christianisme. La filiation biologique a alors fait son entrée dans le droit. Puis au Moyen-Age, on s'est acheminé vers le modèle du "père-roi dans son foyer", cumulant les fonctions de géniteur, nourricier, éducateur et garant des traditions. L'analogie du père et de ses enfants avec Dieu et l’Église, le roi et ses sujets ou encore le pasteur et ses moutons s'est cristallisée, en faveur d'une société hiérarchisée fondée sur l'autorité paternelle.
Puis la notion de devoir du père envers ses enfants est apparue, avec une possibilité de remise en question du père s'il manquait à ses fonctions. Le 18ème siècle a marqué l'apogée de la paternité, jusqu'à la Révolution où le « père de la nation », Louis XVI, a été décapité. Après la Révolution, et ce, malgré la tentative de Napoléon de rendre l'autorité au père, les enfants sont devenus les enfants de la République avant d'appartenir à leurs parents. Le paternalisme d’État a pris le pas sur le patriarcat familial, au moins en partie.
Le modèle du père traditionnel s'est ensuite démantelé au cours du vingtième siècle, notamment pendant les guerres mondiales, lorsque les hommes ont été mobilisés par millions et que les femmes se sont organisées sans eux. (source : Histoire des Pères et de la paternité de Jean Delumeau & Daniel Roche).
Les évolutions récentes posent donc la question des places que peuvent prendre les « nouveaux » pères du 21ème siècle. Quels modèles de parentalité peuvent-ils inventer ?

Localement, des réflexions et expérimentations se développent du côté des professionnel-les de la petite enfance. Un groupe de travail sur le genre s'est notamment saisi de la question de la place des pères dans les équipements petite enfance des quartiers de la Villeneuve – Village Olympique de Grenoble. Des sessions de formation-action se tiennent régulièrement, afin de réfléchir aux leviers pour donner plus de place aux hommes dans les activités familiales organisées par ces structures.
Ces professionnel-es font face à un constat : on peut voir les pères s'occuper de leurs enfants, y compris hors de la maison (dans la rue, etc.). Pourtant, ils ne fréquentent pas ou très peu les équipements publics liés à la petite enfance. Comment en comprendre les causes ? Cela suppose de passer au crible les pratiques et le fonctionnement des structures, par le biais de temps d'échange et de discussion, de jeux de rôles, de mises en situations... Les professionnel-les peuvent ainsi identifier des actions et expérimenter des mesures simples mais efficaces, comme le fait de proposer d'autres horaires ou jours de semaine pour les sorties parents-enfants. Une autre piste d'action expérimentée consiste à organiser des sorties spécifiques "pères-enfants" (avec une accroche telle qu'un match de foot par exemple), dans le but de créer des moments familiaux où les pères s'impliquent pleinement.
Pour autant, proposer des activités spécifiques pour les pères ne fait pas toujours consensus au sein de ce groupe de professionnel-les. Certains préférent privilégier la mixité, d'autres craignent que les moyens d'accroche imaginés pour attirer les pères soient trop stéréotypés (foot, etc.).
La réflexion se poursuit et s'ouvre aux idées et initiatives nouvelles, telles que celle d'un père qui a proposé de mettre en place un atelier de réparation de vélos dans le quartier, afin de pouvoir organiser ensuite des sorties de vélo en famille.

Dans le monde du travail, on connaît les contraintes qui pèsent sur les femmes (plafond de verre, difficulté à gérer la double journée de travail, etc.). Les hommes quant à eux tendent à subir aussi de fortes pressions au travail lorsqu'ils essaient de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale. C'est l'une des raisons qui les amène à moins dégager de temps pour s'occuper de leurs enfants. Cela s'explique en partie par la culture du présentéisme, et par la persistance des représentations stéréotypées dans la société et dans le monde du travail concernant le partage des tâches entre femmes et hommes.

Un guide sur la promotion de la parentalité auprès des salariés masculins est disponible sur le site de l'ORSE. Il met en avant des leviers possibles pour les pouvoirs publics et les acteurs économiques et sociaux, afin de permettre aux hommes d'investir pleinement leurs rôles de père sans pour autant en payer le prix fort dans leur vie professionnelle. Promouvoir la parentalité des hommes est une force pour aller vers une société plus harmonieuse, respectant les hommes comme les femmes.



Appel à participation : "Égalité : carte blanche aux filles et garçons de l'agglo !"

La deuxième édition de la Quinzaine régionale de l'égalité femmes-hommes aura lieu du 8 au 20 octobre. Ce sera l'occasion de découvrir la richesse des initiatives et des engagements locaux en faveur de l'égalité dans tout Rhône-Alpes.
Le réseau d'agglomération sur l'égalité des sexes (avec la Métro et plusieurs Villes de l'agglomération) se saisit de cette Quinzaine pour organiser une soirée « Égalité : carte blanche aux jeunes de l'agglo », prévue le vendredi 12 octobre en soirée.
Dès maintenant, tous les jeunes qui le souhaitent peuvent s'impliquer et faire connaître leurs projets, leurs envies, leurs idées en faveur de l'égalité des sexes. Entre 16 et 25 ans, seul-es ou en groupe, accompagné-es ou non, les jeunes peuvent proposer des vidéos, de la poésie, du slam, des chansons, des saynètes de théâtre, des bandes dessinées, des expositions, ou toute autre projet de leur choix.
Place à la créativité, à l'originalité et à l'humour pour parler mixité, égalité ou respect entre les filles et les garçons. L'autonomie et l'implication des jeunes seront encouragées. A chacun-e de trouver comment alimenter le débat, amener de nouvelles idées pour faire avancer ensemble l'égalité entre les filles et les garçons.
Téléchargez l'appel à participation, à renvoyer jusqu'au 18 juin :



L'émancipation des femmes, au menu du "Café de la paix et de l'égalité"

Vous avez l'impression de boire la tasse dans l'océan d'idées reçues qui déferlent sur l'émancipation des femmes dans le monde ?
Sortez la tête de l'eau, venez partager un café ou un thé, et échanger autour d'extraits de films de Cécile Denjean Le voile et l'interdit sur les femmes au Yémen, et Baby blues, baby dolls sur les femmes au Japon.
Discussions, débats, éléments de contextes viendront ponctuer ce temps convivial. Parmi les questions abordées : l'actualité du féminisme islamique dans les révolutions arabes, le modèle familial traditionnel japonais persistant (qui amène encore aujourd'hui 70% des femmes à renoncer à leur carrière pour élever leurs enfants), les systèmes patriarcaux au Yémen et au Japon, mais aussi les parallèles que nous pouvons faire avec la situation et l'actualité en France.
Venez goûter au Café de la paix et de l'égalité : « De l'extrême du Yémen à l'extrême du Japon, en passant par la France »  le jeudi 24 mai à 18h, à la Maison des associations d'Echirolles (Place de la libération).
Café proposé par l'Ecole de la Paix et la Maison pour l'égalité femmes-hommes. Téléchargez l'affiche et le plan d'accès :



Les entreprises et les collectivités se penchent sur l'égalité professionnelle

Depuis le 1er janvier 2012, les entreprises de 50 salarié-es et plus doivent conclure un accord collectif ou élaborer un plan d'action sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Faute de quoi, elles s'exposent à des sanctions financières.
La loi pose le cadre. Mais elle ne dit pas comment développer la mixité des emplois et arriver concrètement à diminuer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes.
C'est aux entreprises et à leurs partenaires sociaux de définir comment répondre à cet enjeu. Cela suppose par exemple d'innover pour amener de la mixité dans les équipes à tous les niveaux, y compris sur les postes à responsabilité, ou encore d'adopter des mesures pour concilier les temps professionnels et personnels, etc.

Cette question de l'égalité professionnelle se pose également aux collectivités en tant qu'employeurs. La loi du 12 mars 2012 relative à l'emploi dans la Fonction publique comporte un volet pour l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Elle prévoit notamment un quota de 40% de nomination de femmes aux emplois d'encadrement supérieur d'ici à 2018.
Les collectivités peuvent ainsi se saisir de cette question d'actualité pour favoriser les échanges avec les entreprises et créer un dynamisme local autour de ces enjeux.
Comment s'approprier ces lois et en faire une force ? Comment trouver des ressources et des appuis locaux dans cette démarche ? C'est en réponse à ces questions qu’Échirolles a organisé un atelier sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes le 22 mars dernier.
Découvrez les podcasts réalisés en amont de cet atelier avec la Société dauphinoise pour l'habitat (SDH) et Altran Rhône-Alpes.

Cet atelier a réuni quelques grandes enseignes échirolloises telles que Carrefour, la SDH, le cinéma Pathé Échirolles ou encore APF Industrie. Elles ont pu échanger sur des exemples d'actions concrètes qu'elles mettent en œuvre pour féminiser certains métiers traditionnellement masculins (conducteurs de mini-bus ou gardiens d'immeubles par exemple), et pour recruter des hommes à des postes d'agent-es de caisse ou dans des métiers administratifs notamment.
L'accès des femmes à des postes à responsabilité fait l'objet d'expérimentations. Cela peut passer par l'instauration volontaire de quotas de femmes dans les postes d'encadrement (dans la limite des opportunités d'embauche qui ne sont pas les mêmes pour toutes les entreprises en fonction de la situation économique du secteur d'activité, du turn-over etc.). Afin de rééquilibrer la représentation des femmes dans ces postes, certaines entreprises ont mis en œuvre des stratégies qui leur permettent de cibler des « hauts potentiels », et leur proposent un parcours de formation dédié pour accélérer leur progression professionnelle.
Par ailleurs, d'autres questions se posent sur l'articulation des temps professionnels et personnels, pour les hommes comme pour les femmes, mais les pistes d'action ne sont pas toujours abouties.
Quant à l'égalité salariale, le fait de décider d'une enveloppe budgétaire pour résorber les écarts de salaires peut constituer une mesure efficace. Certains écarts de rémunération sont liés au fait que les femmes sont moins présentes dans les postes à responsabilité et sont orientées vers des filières moins bien rémunérées. Il reste toutefois une part des écarts inexplicable (entre 5% et 10%), sinon par des pratiques de discrimination. Il est parfois difficile de faire la part des choses entre ce qui relève de l'intériorisation de stéréotypes (à l'embauche par exemple ou lors des évaluations annuelles : « cette femme va plus difficilement atteindre ses objectifs si elle a un enfant ») et ce qui relève réellement des performances professionnelles de la personne. Plus les procédures de recrutement, d'évaluation et de progression de carrières sont formalisées, plus on s'éloigne des risques liés aux discriminations.
Globalement, les entreprises échirolloises interrogées sont demandeuses de plus d'échanges sur ces questions, y compris avec des organismes spécialisés sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
C'est aussi à l'échelle de l'agglomération que ces enjeux peuvent être abordés de façon pertinente, d'autant que quelques grosses entreprises locales travaillent sur l'égalité professionnelle depuis de nombreuses années.
En matière de ressources, huit fiches de bonnes pratiques ont été publiées en mars sur l'articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle, la classification, les conditions de travail, l'embauche, la promotion professionnelle, la qualification et la rémunération (ministère des solidarités et de la cohésion sociale et ministère du travail).

Le site de l'ORSE comporte également de nombreuses fiches pratiques mises à jour récemment sur tous les aspects de l'égalité professionnelle : à découvrir !



Visuel campagne égalité Un pacte pour l'égalité ?

A l'approche de l'élection présidentielle, les initiatives se multiplient pour rappeler la nécessité de faire avancer l'égalité concrète entre les femmes et les hommes.
Une enquête réalisée auprès de plus de 3 000 personnes par MediaprismGroup a permis de mesurer les attentes des Françaises et des Français en la matière : 7 répondant-es sur 10 souhaitent que l’égalité femmes-hommes soit au cœur du débat présidentiel.
Le « Laboratoire de l'égalité » propose ainsi d'interpeller les candidats à l’élection présidentielle de 2012. A travers le Pacte pour l'égalité, il présente une série de mesures concrètes pour instaurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes : des sanctions financières en cas de non-respect de l'égalité salariale, un allongement du congé paternité pour favoriser l'implication des pères dans l'éducation des enfants, la formation du personnel éducatif pour lutter contre les stéréotypes de genre, voilà quelques unes des 20 propositions à découvrir.
« Osez le féminisme » interpelle également les candidats, en vue d'inscrire l'égalité femmes-hommes à l'agenda politique de la campagne présidentielle. L'association propose notamment un décryptage des programmes des principaux candidats à la présidentielle autour des thèmes suivants : la précarité, les violences, les libertés, le sexisme, la parité et la parentalité : voir le site.
L'égalité ne peut plus être une « note de bas de page », elle doit être intégrée à toutes les politiques publiques.



Programme détaillé "autour du 8 mars" à Echirolles !

Vous pouvez dès à présent télécharger le programme détaillé des événements organisés autour du 8 mars à Echirolles.
Ne tardez pas à réserver pour les spectacles : 04 38 70 17 70
- le 7 mars à 17h : "L'errance est immobile"
- le 8 mars à 20h30 : "Blanche Aurore Céleste"



L'égalité femmes-hommes dans les politiques publiques locales : un regard sur l'agglomération

Deux nouvelles ressources sont à votre disposition !
L'exposition : « Égalité, regards sur l'agglomération grenobloise » créée avec la Métro propose une douzaine de panneaux sur les enjeux et les expériences locales en faveur de l'égalité. Visuels et informatifs, ils sont aussi un support pédagogique pour les acteurs de l'agglomération investis sur des projets en faveur de l'égalité des sexes. L'exposition est en prêt gratuit à la Maison pour l'égalité femmes-hommes. Elle sera notamment exposée à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, à partir du 5 mars dans le hall de l'Hôtel de Ville d'Echirolles, puis le 8 mars à la Butte. Vous pouvez d'ores et déjà la visionner en ligne et la réserver en nous contactant.

Le livret  « L'égalité femmes-hommes dans les politiques publiques locales » est un recueil d'expériences conduites dans l'agglomération grenobloise. Il propose un panorama dans le domaine des politiques sociales, économiques, d'emploi, de jeunesse, etc, et approfondit les thèmes abordés dans l'exposition. Vous pouvez le télécharger et/ou le feuilleter, ou en commander un exemplaire papier gratuit à la Maison pour l'égalité femmes-hommes.



L'orientation scolaire renforce-t-elle les stéréotypes de genre ?

C'est la question qui a été récemment débattue à l'occasion de la demi-journée d'étude sur « Orientation scolaire et discrimination : quand les différences de sexe masquent les inégalités » organisée à l'Institut français de l'éducation de Lyon le 20 janvier dernier.

Les choix d'orientation scolaire ne sont pas toujours les mêmes pour les filles et les garçons. En effet, seules 12% des filles de CAP/BEP choisissent les métiers de la production contre 88% pour les métiers de service. Et pour les garçons, ces proportions s'inversent. Du côté de l'enseignement général, les filles sont fortement majoritaires dans les filières littéraires et les garçons sont un peu plus nombreux dans les filières scientifiques - bien que la tendance soit à l'équilibre. Or, les conséquences sur l'insertion professionnelle sont directes : il y a plus d'offres d'emploi dans les secteurs traditionnellement investis par les hommes, et les salaires y sont également plus élevés.

Comment expliquer ces choix différenciés ? Longtemps, ce sont les prédispositions dites « naturelles » liées au sexe qui ont servi à expliquer les choix et les aptitudes des filles et des garçons dans les différentes matières. La scolarité des enfants a été d'emblée sexuée.
Après avoir été longtemps exclues de l'éducation secondaire, les filles ont eu accès à des collèges pour les filles en 1880, d'où étaient absentes les matières « nobles » comme le grec, le latin, et la philosophie, ce qui ne les préparait ni au baccalauréat, ni à l'entrée à l'université. L'objectif était de former avant tout des mères de famille, comme l'affirmait Camille Sée : « La République instruit les jeunes filles qui seront les mères des hommes ». En 1919, un baccalauréat féminin était instauré, puis unifié en 1924 avec celui des garçons. Mais malgré cette unification, les programmes des filles comprenaient toujours des options obligatoires telles que les « travaux à l'aiguille » ou encore l'économie domestique et ménagère, qui n'étaient pas dispensées aux garçons. Cette conception du rôle social biologiquement programmé a longtemps dicté les politiques éducatives des filles. Il faudra attendre 1975 pour que soit obligatoire la mixité de l'enseignement dans tous les établissements publics. Et ce n'est qu'en 1984 que la première convention sur la diversification de l'orientation des filles a été signée par les ministères des droits des femmes et de l'éducation nationale.

Et aujourd'hui, pourquoi si peu d'avancées ?

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DVD "Regards croisés - Planning familial de l'Isère - 50 ans de lutte"

Ce DVD apporte un regard croisé sur le Planning familial, entre les militant-es d'hier et les citoyen-nes d'aujourd'hui. Il évoque la création mouvementée du Planning familial à Grenoble en 1961, son fonctionnement et son évolution, et apporte une réfléxion sur la place du Planning familial de nos jours. Vous pouvez visionner le DVD ou l'acheter en contactant le Planning : secretariat@leplanningfamilial38.org ou 04 76 87 89 24.



L'édito de Sylvette Rochas

Ce premier semestre 2012 s’annonce particulier, compte tenu des prochaines échéances électorales dans les mois à venir.

Le rôle du Réseau pour l’égalité de l’agglomération et de la Maison pour l’égalité femmes-hommes d'Échirolles consistera à veiller au maintien et à la progression des dispositions en termes d’égalité entre les femmes et les hommes.

Et nous nous retrouverons à faire de la politique, au sens noble du terme, en nous tenant en alerte sur les propositions notamment dans l’emploi : égalité des salaires, statut professionnel… mais aussi sur les retraites, la santé, les politiques sociales de lutte contre les violences faites aux femmes, la place faite à chacun-e dans l’espace public, dans les institutions, en politique (statut de l’élu-e !!)…

C’est cette vigilance citoyenne qui doit nous animer pour garantir les acquis et poursuivre vers un vivre ensemble toujours plus harmonieux.

En cette année 2012 où nous fêtons le bi-centenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, permettez-moi de vous livrer cette citation, bien avant que l’on pense le 8 mars (il n’est célébré officiellement que depuis 30 ans en France) :

« En ce qu’ils ont de commun, les deux sexes sont égaux ;
en ce qu’ils ont de différent, ils ne sont pas comparables »

 

Sylvette ROCHAS
1ère Adjointe au Maire d’Échirolles
Cohésion sociale, Culture et Égalité Femmes-Hommes, Conseillère générale de l'Isère



Saison 1 de l'égalité dans le spectacle vivant : l'Amphithéâtre du Pont de Claix s'engage !

Curieusement, le domaine de la culture et plus spécifiquement celui du spectacle vivant sont loin d'être à l'avant-garde sur les questions d'égalité entre les femmes et les hommes. Quelques chiffres suffisent à souligner cette réalité : 84% des théâtres cofinancés par l'État sont dirigés par des hommes, 85% des textes que nous entendons sur les scènes françaises sont écrits par des hommes, 78% des spectacles que nous voyons sont créés par des hommes. Ces chiffres sont issus du très intéressant rapport De l'interdit à l'empêchement de Reine Prat, commandé par le ministère de la Culture et de la Communication et publié en 2006 puis actualisé en 2009 (disponible en ligne et en prêt gratuit à la Maison pour l'égalité femmes-hommes). Ces constats ont suscité d'abord de l'étonnement et des réactions fortes de la part des professionnel-les de la culture, puis des initiatives ont vu le jour, notamment dans les agglomérations lyonnaise et grenobloise.
C'est ainsi que l'Amphithéâtre du Pont de Claix s'est saisi de cette question. Emmanuelle Bibard dirige l'Amphithéâtre depuis septembre 2010 : c'est une scène Rhône-Alpes qui propose du théâtre, de la danse, de la musique, du cirque pour tout public, jeune ou moins jeune, avec une dimension éducative particulièrement développée. La programmation s'attache à faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, avec des spectacles qui apportent leur pierre à l'édifice de l'égalité en général, qu'il s'agisse de l'égalité entre les arts ou de l'égalité entre les hommes et les femmes.
Lire la suite de l'article.



Filles et garçons : Cassons les clichés !

Quoi de neuf du côté de la lutte contre les stéréotypes sur les garçons et les filles ? Sur un mode ludique et malin, découvrez en ligne un guide pédagogique, un livret pour les élèves et un autre pour les parents. Des jeux, des histoires et des illustrations colorées mettent en scène Madame Ourse et Monsieur Ours : ces outils très bien conçus permettent aux plus jeunes d'identifier et de questionner les clichés les plus courants sur les hommes et les femmes, les filles et les garçons. Les ours proposent aux enfants de s'interroger : bricoler, cuisiner, grimper aux arbres, danser, est-ce réservé à un seul sexe ?
Créés par la Ligue de l'enseignement de Paris, ces outils sont téléchargeables en ligne et sont disponibles en prêt gratuit à la Maison pour l'égalité.



Nouvelles news L'info a-t-elle un sexe ?

Presse écrite, télévision, radio : les médias ne sont pas toujours à la pointe de la parité dans les choix de sujets, de portraits ou d'interviews. C'est ce que confirme le nouveau rapport de la Commission sur l'image des femmes dans les médias, qui vient tout juste d'être remis à la ministre Mme Bachelot. Le constat est sans appel : tous médias confondus, ce sont toujours 20 % d’expertes pour 80 % d’experts qui sont choisis. Depuis un an, les représentants des médias se sont lancés dans une démarche « d'autorégulation », pour que la moitié de l'humanité ne soit plus invisible, et pour veiller aux stéréotypes sexistes qui peuvent être véhiculés sur les hommes comme sur les femmes. Cela suffira-t-il pour autant pour concrétiser la parité ?...
Le rapport est disponible en ligne : http://www.solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/RM2011-181P_femmes_ds_medias_RAPPORT_definitif.pdf et en prêt gratuit à la Maison pour l'égalité femmes-hommes.

La publication de ce rapport nous donne l'occasion de mettre en lumière quelques initiatives, qui montrent qu'il est possible de passer à l'action pour la parité dans les médias. Sur internet, on peut notamment faire un tour du côté des « Nouvelles news » : ce très bon magazine d'information choisit de traiter l'actualité en respectant la parité. Il donne autant de visibilité aux femmes qu'aux hommes dans le contenu de l'information, et tente de gommer les stéréotypes sexués. A découvrir en ligne : www.lesnouvellesnews.fr

Sur les ondes, l'émission "Les femmes, toute une histoire" propose également un regard nouveau sur l'actualité. Présentée par Stéphanie Duncan, l'émission est diffusée le dimanche de 16h à 17h depuis le mois de septembre sur France Inter. Chaque semaine, elle décrypte l'histoire des femmes et de la marche vers l'égalité, en France et dans le monde, et permet de mieux comprendre les enjeux du présent et les débats d'actualité. Une autre façon de mettre en lumière le rôle des femmes et des hommes dans les révolutions arabes par exemple, et de donner la parole à de nombreux spécialistes, parmi lesquels Françoise Héritier, Elisabeth Badinter ou encore Geneviève Fraisse. Les émissions archivées peuvent être écoutées en ligne sur le site de France Inter : www.franceinter.fr/emission-les-femmes-toute-une-histoire

Rappelons enfin la diffusion régulière de l'émission « DégenréE », sur la radio grenobloise Kaléidoscope. Pendant 1h30, l'émission questionne la construction des identités de genre, à travers des thèmes tels que l'éducation, les religions, l'immigration, la prison ou encore le rapport au corps, en mettant en lumière le point de vue de femmes. Diffusion sur Kaléidoscope dans l'agglomération grenobloise sur 97 FM, le deuxième et quatrième mercredi du mois de 18h30 à 20h, et le premier et troisième lundi à 18h.



Buzzons contre le sexisme Concours jeunes : « Buzzons contre le sexisme » !

Nombreux et nombreuses sont les jeunes qui ont des idées, des choses à dire et à montrer, et une grande envie que le monde bouge vers plus d'égalité entre les filles et les garçons, les hommes et les femmes. La webTV « Télé debout » ouvre un concours national pour valoriser leurs initiatives, et pour faire le buzz contre le sexisme.
Entre 10 et 22 ans, seuls ou en équipes, accompagnés ou non, les jeunes peuvent réaliser une vidéo drôle, sérieuse, révoltée, déjantée... Avec une caméra ou un simple téléphone portable, ils auront 2 à 20 minutes pour s'exprimer en image.
Humour, parodie, renversement de situations pour mettre en évidence les inégalité, utopies d'un monde idéal ou l’égalité entre les sexes existerait, fictions, documentaires sur des actions en faveur de l'égalité, séquences d’animations en utilisant pâte à modeler ou dessins… Tous les genres sont possibles !
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 31 décembre 2011,  les films devront ensuite être envoyés avant le 15 mars 2012. Les gagnant-e-s dans chaque catégorie d'âge remporteront des prix (matériel vidéo, DVD, livres...).
Dans l'agglomération grenobloise, les films seront présentés dans le cadre d'une Carte Blanche aux jeunes pour l'égalité. Une manière d'amener de nouvelles idées, de l'énergie, des images et des questions, pour faire avancer l'égalité.
Pour s'inscrire : http://teledebout.org/concours/qui-quoi-comment/



L'édito de Sylvette Rochas

En formulant nos souhaits pour le passage dans l’année 2012, il est intéressant de maintenir un œil dans le rétroviseur pour, sur la base des constats, élaborer nos perspectives.
 

Au plan politique, 2011 a connu deux élections :

Pour les cantonales : Au niveau national, 13,8 % seulement de femmes siègent dans les assemblées départementales. En Isère, après la démission de 3 conseillers généraux, ce sont 3 nouvelles élues (leurs remplaçantes) qui ont rejoint notre équipe portant à 10 le nombre de conseillères sur les 58 élu-e-s (soit 17,24 % ).

Pour les sénatoriales : En 2011, 76 femmes ont été élues au Sénat et représentent 21,8% de la Haute Assemblée. Pour la première fois depuis longtemps, cette part est en diminution : elles étaient 21,9 % en 2008 (et elles ne sont que 18,5 % à l’Assemblée nationale).

 

Les chiffres clés 2010 de l’égalité entre les femmes et les hommes, publiés en 2011 par le Ministère, appellent encore de nombreuses remarques : les écarts ne se comblent pas, les femmes restent les plus précaires, les plus vulnérables, en première ligne pour intervenir dans les emplois d’aide à la personne, pour subir les temps partiels imposés, les horaires atypiques ou décalés … le plafond de verre n’est pas une métaphore mais une triste réalité ! Les réformes successives, que ce soit la réforme des retraites ou celle des collectivités, percutent plus violemment les femmes que les hommes et renforcent les inégalités … Le refus d’inscrire aux programmes scolaires l’approche par genre (faisant un amalgame affligeant entre genre, transgenre, sexualités…) démontre la méconnaissance et le peu de volonté d’avancer sur le sujet.


Le rôle des politiques publiques est pourtant essentiel pour avancer dans ces réflexions, pour ouvrir les consciences et œuvrer, là aussi à un vivre ensemble harmonieux et équilibré, affranchi de toute domination. C’est tout le sens de notre travail à Échirolles où la Maison pour l’Égalité Femmes-Hommes oriente son action de manière intégrée et transversale.


En 2011 le réseau d’agglomération a poursuivi son travail de réflexion, de partage de pratiques et a coordonné des actions notamment dans le cadre de la quinzaine pour l’égalité de la Région initiée par la nouvelle conseillère régionale spéciale à l’égalité, Cécile Cuckierman.


Alors convaincue que c’est par l’action publique que nous pourrons actionner les leviers pour plus d’égalité,

Je vous invite, à l’orée de cette nouvelle année porteuse de multiples espoirs, à écouter les candidat-e-s, à entendre leurs propositions en matière d’égalité, qu’elles soient de genre ou sociales, et à leur faire écho au moyen de vos bulletins de vote pour une société plus juste !
 

Belle et heureuse année à chacun-e.

 

Sylvette ROCHAS
1ère Adjointe au Maire d’Échirolles
Cohésion sociale, Culture et Égalité Femmes-Hommes, Conseillère générale d’Échirolles Est - Bresson



Mme Melle M Enquête : les Françaises et le féminisme

Une intéressante enquête vient d'être publiée, sur le regard que portent les Françaises sur le féminisme et sur les campagnes d’ «Osez le féminisme !» . 
Réalisée par Harris Interactive pour Grazia (auprès d'un échantillon représentatif de 744 femmes de 18 ans et plus), elle nous permet de découvrir le regard des femmes sur la place du féminisme aujourd’hui dans la société française : un peu plus de la moitié des Françaises (55%) se définissent elles-mêmes comme féministes, et huit femmes sur dix estiment que l’existence de mouvements et associations féministes est utile aujourd’hui.
Et l'avis des hommes sur la question ? Aux associations de les mobiliser aussi sur les enjeux de l'égalité des sexes !
Les résultats de l'enquête sont à découvrir en ligne : http://www.harrisinteractive.fr/news/2011/07102011.asp
Bonne lecture !



SSI 2011 Semaine de la Solidarité internationale à Eybens, Gières, Herbeys, Poisat et Venon : les femmes et le développement

Le Collectif Solidarité internationale du canton d’Eybens s'engage de nouveau dans la campagne de la Semaine de la solidarité internationale du 14 au 20 novembre 2011. Le thème choisi cette année, “Fille, femme, mère”, nous donne l'occasion de revenir sur quelques uns des 8 Objectifs du millénaire pour le développement, définis en 2000 par les Nations Unies : 

 

Objectif 2 : Éducation. Donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle d’études primaires. Éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaires et secondaires.

 

Objectif 3 : Égalité des sexes et autonomisation des femmes. Deux tiers des illettrés sont des femmes. Le taux d’emploi des femmes est inférieur d'un tiers à celui des hommes. Pourtant, lorsque des femmes sont impliquées dans des initiatives (projet de développement
agricole par exemple), le taux de réussite est nettement supérieur à celui constaté lorsqu’elles en sont exclues. Si elles sont victimes de violences, d’intolérances et de persécutions, elles luttent chaque jour pour leur survie, la démocratie, la justice et plus généralement le respect de leurs droits fondamentaux.

 

Objectif 5 : Améliorer la santé maternelle. Si des progrès sont notés, le taux de mortalité reste important : 1 femme sur 48 meurt en moyenne pendant l’accouchement. Le 20 septembre 2011, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a rappelé l’importance du programme “Chaque femme, chaque enfant”, et l’organisation a pris de nouveaux engagements pour sauver les femmes et les enfants.

 

Le Collectif s’est saisi de cette problématique afin de partager, de débattre de cette réalité à travers un programme varié proposé pendant cette semaine : théâtre, musique, expositions, débats. Partez à la découverte !



Affiche 5 novembre 2011 Contre les violences au pays des « droits de l'Homme », où sont les droits des Femmes ?

Appel à la manifestation nationale du 5 novembre à Paris contre les violences faites aux femmes :

 

"La domination masculine imprègne l’ensemble des rapports sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les hommes : au travail, dans la représentation politique, à la maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Partout les femmes doivent se battre pour l’égalité.
Les affaires récentes impliquant des hommes politiques ont mis en évidence un déni profond des violences faites aux femmes. Les insultes sexistes, les propos méprisants ont fusé et occupé écrans et colonnes de journaux. A l’heure actuelle, la confusion est grande entre libertinage et violence sexuelle, entre drague et harcèlement sexuel, entre relation sexuelle et viol.
Ces affaires sont médiatisées uniquement en raison de la célébrité des hommes concernés.
Les violences envers les femmes sont quotidiennes et universelles sur l’ensemble de la planète. Elles sont l’expression des rapports de domination exercés par les hommes sur les femmes dans le système patriarcal.
Les violences, toutes les femmes connaissent : elles peuvent aller crescendo, de l’insulte au meurtre, en passant par le viol, du sexisme ordinaire au crime…

  • c’est la main aux fesses dans le métro et les sifflets méprisants dans la rue
  • c’est la fille obligée de s’habiller en jogging pour avoir la paix
  • c’est la femme menacée d’un mariage forcé
  • c’est la femme qui rentre à 2 heures du matin et regarde sans cesse derrière elle pour voir si personne ne la suit
  • ce sont les coups, injures, insultes, menaces, humiliations, viols par le conjoint
  • c’est la copine, au travail, harcelée constamment par son chef qui veut la faire « passer à la casserole »
  • c’est la lesbienne qui est violée pour lui apprendre ce qu’est « un homme, un vrai »
  • c’est la voisine qu’on entend crier et pour laquelle on hésite encore à appeler les flics
  • c’est la femme qui n’a jamais pu dire que son père l’a violée dans sa jeunesse et que cela a fichu sa vie en l’air
  • c’est la femme immigrée qui ne peut rien dire contre les violences de son mari quand son titre de séjour dépend de lui
  • c’est la femme violée dans un conflit armé qui réclame l’asile en France
  • c’est la mère de 3 enfants qui vit seule et est contrainte de se prostituer pour boucler les fins de mois
  • c’est la fille violée par plusieurs garçons, que ce soit dans une cave, un salon ou lors d’un bizutage
  • c’est la femme qui meurt sous les coups d’un conjoint ou d’un ex conjoint…

Nous féministes individuelles, associations féministes, syndicats et partis politiques, tenons à réaffirmer que la lutte contre les violences faites aux femmes est une lutte première pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et que nous continuerons à la mener envers et contre tout. Nous réaffirmons que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du domaine public car elles tombent sous le coup de la loi.
 

LES REVENDICATIONS
Pour lutter contre les violences, pour signifier l’interdit, il faut des lois à la fois ambitieuses et pleinement mises en oeuvre. Il faut donc avoir la ferme volonté politique de voter des lois efficaces et de les appliquer en se fixant comme tout premier objectif d’informer, de sensibiliser, de convaincre. Ce n’est pas le cas de la énième loi contre les violences votée, grâce à nos mobilisations, en juillet 2010.
Malgré des avancées, elle est en effet incomplète parce que de nombreuses revendications ont été laissées de côté lors des débats législatifs. En outre, les premières remontées sur son application semblent pour le moins « contrastées »… CA SUFFIT !
Parce que les violences ne doivent pas être une fatalité pour les femmes, nous exigeons, comme en Espagne, une loi cadre contre les violences faites aux femmes.
Tout de suite nous exigeons :

  • des campagnes d’information et de sensibilisation pérennes auprès de tous les publics et la mise en place d’une véritable éducation non sexiste à tous les niveaux de l’éducation nationale
  • une formation spécifique et obligatoire en matière de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes pour tou-te-s les professionnel-le-s concerné-e-s
  • la possibilité que toutes les femmes en danger de violences soient protégées, de par la loi, et non seulement celles victimes de violences conjugales ou menacées de mariage forcé.
  • le changement dans le code pénal et le code du travail de la définition du harcèlement sexuel. Le harcèlement sexuel c’est, comme le dit l’Union Européenne, un « comportement non désiré à connotation sexuelle »
  • la délivrance ou le renouvellement dans les plus brefs délais du titre de séjour pour les femmes étrangères victimes de violences conjugales.
  • le statut de réfugié pour toute femme demandant l’asile parce victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes
  • l’abrogation du délit de racolage et la mise en œuvre d’une politique de pénalisation du client de la prostitution.
  • une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes en danger.
  • la mise en place d’un Observatoire national des violences qui étudie, impulse, évalue les politiques menées
  • Nous exigeons aussi que des moyens soient dégagés pour permettre un contrôle de l’application des lois sur les violences faites aux femmes. Nous exigeons qu’une commission de contrôle multipartite soit mise en place où siègeraient les pouvoirs publics, des parlementaires et des associations de défense des droits des femmes.
  • Enfin nous exigeons que les associations féministes conservent les missions de service public auprès des victimes qui leur sont conférées, ce qui implique non seulement le maintien des moyens financiers qui leur étaient accordés mais aussi leur augmentation. Il est hors de question que l’État se désengage ! Si des missions de service public sont transférées aux collectivités territoriales, le budget doit suivre ! "

Signataires : Collectif national pour les Droits des Femmes, Actit-Union des Femmes Socialistes, Agir contre le chômage, les Alternatifs, Alternative Libertaire, ANEF, Apel-Egalité, Association des communistes unitaires, Association Contre le Bizutage, Association Groupe Cadre de Vie, Association pour les Droits des Femmes du 20è, Association v.ideaux/teledebout.org, Atalante vidéo, Attac, CADAC, Centre LGBT Paris Ile de France, CGT, Les Chiennes de garde, Collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité, Collectif féministe contre le Viol, Collectif Féministe « Ruptures » et Réseau Féministe « Ruptures », Collectif féminin masculin de Vitry, Collectif mixité CGT des Bouches du Rhône, Collectif région parisienne pour les Droits des Femmes, Comité de vigilance et de suivi pour l’application de la loi du 9 juillet 2010, Coordination lesbienne de France, DECIL : Démocratie et Citoyenneté Locale (Mantes la Jolie), Du Côté Des Femmes ( Cergy), FASTI, Elu-e-s contre les Violences faites aux Femmes, Europe Ecologie Les Verts, « Femmes libres » Radio Libertaire, Fédération nationale Solidarité femmes, Femmes solidaires, FIT, une femme, un toit, FSU, Garçes (groupe d’action et de réflexion contre l’environnement sexiste, Sciences po Paris), Gauche unitaire, Initiative des Femmes Kurdes en France, Initiative Féministe Européenne France,Intersyndicale CFDT-CGT SDFE, Lesbiennes of Color, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marche mondiale des Femmes, MJCF, Mouvement Jeunes Femmes, NPA, Osez le féminisme, Paroles de femmes, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti socialiste, Planning Familial, RAJFIRE, SOS sexisme, Stop Précarité, UNEF, Union syndicale Solidaires.

 

Pour signer l'appel : signatures5novembre@gmail.com



Stéréotypes : stop ! Jeudi 20 octobre à la Bobine - Femmes, hommes : paroles et mots s'invitent, l'égalité s'invente

Dans le cadre de la Quinzaine pour l'égalité femmes-hommes en Rhône Alpes, la Métro, la ville d'Échirolles et la Maison pour l'égalité femmes hommes vous invitent à brasser les mots et les idées, à débattre... & à slamer !

  • 18h-19h30 : Conférence-débat

Femmes et hommes : quels enjeux pour l'égalité, quelles nouvelles formes d'action possibles ?
Faire avancer l'égalité : oui, mais comment ? Acteurs publics et associations peuvent-ils inventer de nouvelles formes d'action ?
. Jocelyne Bougeard, adjointe au maire de Rennes, Présidente de la commission égalité de l'AFCCRE (Association française du conseil des communes et régions d'Europe)
. Chloë Legouez , collectif «La Barbe»
. Laurine Bricard, Osez le féminisme
. et avec Alberte Dessarts, Conseillère déléguée Métro chargée de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et de l'accessibilité, et Sylvette Rochas, 1ère adjointe au maire d'Échirolles chargée de la cohésion sociale, du développement culturel et de l'égalité femmes-hommes.

  • 19h30 : Les communes s'engagent !

Signatures de la Charte européenne de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale par Gières, Poisat et Herbeys. Avec Sarah Boukalaa, Conseillère déléguée à la jeunesse, région Rhône-Alpes, et Jocelyne Bougeard, adjointe au maire de Rennes, Présidente de la commission égalité de l'AFCCRE.

  • 20h : Buffet solidaire déambulatoire autour de l'exposition « Égalité : Regard sur l'agglomération grenobloise »
  • 20h30 : Soirée slam

Scène ouverte aux arts de la parole, pour toutes et tous,
présentée et animée par Barbie Tue Rick, Boutchou, et Mots Paumés.
Vous avez 5 minutes pour dire, lire, improviser un poème, un texte, une histoire, une chanson, un conte, un sketch... sur le thème : ''Égalité entre les femmes et les hommes''.
N'oubliez pas vos textes !
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Entrée libre et gratuite
Jeudi 20 octobre à partir de 18h à la BOBINE
42 boulevard Clémenceau - Grenoble



25 novembre 1981 - 25 novembre 2011... drôle d'anniversaire !

 

L’année 2011 entre en résonance avec plusieurs événements :

  • 1791 : 220 ans qu’Olympe de Gouges rédigeait sa désormais célèbre Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
  • 1981 : 30 ans que la France voyait la mise en place de son premier Ministère des Droits des Femmes
  • 1991 : 20 ans qu’une femme occupait pour la  première (et unique !) fois le poste de 1ère Ministre…
  • Et c’est depuis 30 ans, le 25 novembre 1981, suite à l’assassinat le 25 novembre 1960 des 3 soeurs Mirabal en République dominicaine, que les défenseur-e-s des droits des femmes commémorent une journée contre les violences sexistes.

Si l'on questionnait une personne prise au hasard sur ce que représente le 25 novembre, cela ne lui évoquerait sans doute pas grande chose, sauf peut-être la Sainte Catherine si elle a gardé en mémoire de vieilles traditions... C'est pourtant la date retenue par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999 pour condamner les violences faites aux femmes, considérant que ce problème avait atteint les proportions d’une pandémie : 

Au moins une femme sur trois, dans le monde, a déjà

  • été battue,
  • contrainte à avoir des rapports sexuels,
  • ou a été victime d'autres mauvais traitements - généralement de la part d'un proche.

Les violences conjugales ne relèvent pas de l’intime ou de la sphère privée où elles bénéficieraient du secret, se jouant entre deux individus dans un rapport de domination: elles concernent toute la société par le coût social et économique dont l’ampleur est encore trop méconnue.
Aujourd’hui « l’arsenal juridique »* permet aux femmes de dénoncer des conjoints, fils, pères ou frères qui useraient de ce rapport violent pour contraindre, humilier, dominer des compagnes, filles, mères, épouses, sœurs...
 

Alors qu’elles n’hésitent plus, qu’elles parlent, qu’elles portent plainte, qu’elles appellent le 3919 ! De nombreuses associations et professionnel-le-s peuvent les écouter et les aider.


Sylvette ROCHAS,
1ère Adjointe au Maire d'Échirolles
Cohésion sociale, Culture et Égalité Femmes-Hommes
Conseillère générale de l’Isère

 

* « L’arsenal juridique » existe mais est encore insuffisant : voir ci-après l’appel d’associations de défense des droits des femmes à une manifestation à Paris, le 5 novembre prochain.



• "The mind is a muscle" Exposition
 Dimanche 17 octobre 18h30 

Musée Géo-Charles, Echirolles (à deux pas de la Maison pour l'égalité ! )

Autour de l'expo :

DES GOÛTERS DE L'ART (tout public)
Dimanche 17 octobre à 15h, visite commentée de l'exposition. Entrée gratuite, réservation obligatoire

LES JOURNÉES PORTES OUVERTES DE L'ART CONTEMPORAIN
Samedi 9 et dimanche 10 octobre de 14h à 19h (tout public)
Portes ouvertes dans les différents lieux d'art contemporain de Grenoble et de l'agglomération.

Le musée Géo-Charles présente l'exposition "The Mind is a muscle", consacrée à la performance et la mise en danger du corps dans l'art : "La proposition d’exposer au sein du Musée Géo Charles, une partie de cette collection liée à la performance revêt une résonance particulière. Souvent associées à l’art corporel, ces « actions symboliques » poussent souvent les limites de ce corps. Nous sommes loin de la glorification du corps auquel on associe le sport. Le corps est prétexte à sévices, à automutilations et autres traitements de choc (Gina Pane, Esther Ferrer, Sigalit Landau, Marina Abramovi?, Su-Mei Tse). Enfin et surtout, la question du corps croise celle du genre (Yvonne Trapp, Jo Spence)."

+ d'infos :
tél. 04 76 22 58 63
voir le site
• Conférence "L'orientation sexuelle : causes de l'homophobie"
 Vendredi 15 octobre 9h 

A la maison des associations de Grenoble, 6 rue Berthe de Boissieux

A l'occasion de son 10ème anniversaire, l'association Contact organise une conférence sur les causes de l'homophobie. L'association a pour objectifs d'aider les familles et amis à comprendre et à accepter l’orientation sexuelle de leurs proches ; d'aider les lesbiennes, gays, biseuxel-le-s, et en particulier les jeunes, à communiquer avec leurs parents ou leur entourage, en les aidant à assumer leur orientation sexuelle ; et enfin de lutter contre les discriminations.

+ d'infos :
tél. 04.73.17.14.70
voir le site
• Conférence de Catherine Vidal : Hommes-femmes, avons nous le même cerveau ?
 8 Octobre 14h-17h 

Les Amanins, La Roche-sur-Grâne, Val de Drôme (26)

Catherine Vidal, neurobiologiste de métier, Directrice de Recherche à l'Institut Pasteur, membre du Comité Scientifique " Science et Citoyen " du CNRS, est aussi une militante de l'anti-sexisme. Grâce à des études scientifiques menées sur les cerveaux d'hommes et de femmes, elle démontre avec rigueur la nature unitaire du cerveau humain, et par conséquent l'origine sociale et environnementale des différences que l'on peut, parfois, observer entre les sexes.

Entrée libre, inscription obligatoire

+ d'infos :
tél. 04.79.63.31.11
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• Théâtre 'Histoires d'hommes'
 Jeudi 21 octobre 2010 20h 

Salle Edmond Vigne, 23 rue des Alpes, Fontaine

"Histoires d'hommes" est une histoire de femmes, des femmes qui racontent les hommes de leurs vies, mais aussi leurs rêves, leurs chagrins, leurs joies et leurs colères... Des paroles délivrantes et souvent cinglantes, parfois potaches sans jamais tomber tout à fait dans le clichépour un texte où l'on reconnaît le style incisif et délicieusement amusant de Xavier Durringer, dans une mise en scène de Lucile Jourdan.

Paf : 3 euros sur réservation

+ d'infos :
tél. 04 76 28 76 28
• "Etre heureux, la meilleure des orientations"
 Samedi 16 octobre 14h-19h 

Foyer municipal de Pont de Claix, Bus 1 arrêt Pont de Claix Mairie

L' association Contact organise une après-midi conviviale pour célébrer ses dix ans d'action contre l'homophobie en Isère. Au programme : de 14h à 19h un forum associatif autour de la lutte contre les discriminations, à 16h un spectacle de théâtre interactif "Homos en société", et à 18h "Hip Hop contre l'homophobie" suivi d'un pot convivial.

+ d'infos :
tél. 04.76.17.14.70
voir le site
• Danse 'REconnaissance'
 Jeudi 21 octobre 20h (1h30 avec entracte) 

La Rampe, 15 avenue du 8 Mai 1945, Echirolles

 

A l'occasion de ce concours de danse contemporaine, qui promeut la création chorégraphique et ses jeunes talents, trois compagnies nous présentent leur travail. En seconde partie de soirée, la compagnie Akoma Névé nous livre une proposition qui ne manquera pas de nous faire réfléchir. Le spectacle "Hana" c'est en effet la surprenante transformation d'une jeune femme... en homme : héritée des lois du Kanun (code pénal général édicté par les califes et les sultans), la possibilité pour les femmes vierges en Albanie de se proclamer "homme", afin d'obtenir des droits civiques équivalents à ceux de leurs homologues masculins, a inspiré cette chorégraphie contemporaine. De quoi nous interroger sur la corrélation entre sexe et genre, mais aussi la frontière entre l'inné et l'acquis, ou encore la façon dont les normes et la culture façonnent les corps et les sexualités... et les ressorts de leur propre subversion. 

+ d'infos :
tél. 04 76 40 05 05
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• « Les violences conjugales, que faire localement ? »
 Vendredi 8 octobre 9h-17h 

Mairie de Saint Marcelin,21 place d'Armes, Saint Marcelin

L'Association des femmes élues de l'Isère organise une journée d'études autour du thème « Les violences conjugales, que faire localement ? ».

Ouvert aux élu-es sur réservation 20€ repas compris

+ d'infos :
tél. 04 76 63 10 56
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